‹ Masséna et sa familleChapitre 5 sur 75 · VIT · texte numérisé non relu

VIT

moyennant un cens annuel. Augustin Marie songe un instant à se faire moine et accomplit un an de noviciat à Nice; un grand nombre de prêtres interviennent dans la vie intime des Masséna, leurs actes de famille, les ventes, les achats ; ils sont témoins dans les mariages, parrains des enfants, etc... Le père du maréchal, par son testament, après avoir recommandé son âme à Dieu, déclare qu'il désire être enterré dans l'église des R. P. de Saint-Augustin, près de l'autel consacré à Saint-Nicolas de Tolentino et que cent vingt messes pour le repos de son âme soient célébrées après sa mort.

Le besoin impérieux d'expatriation, l'esprit d'exotisme n'est pas une des particularités qui frappe le moins, chez les Masséna ; c'est ainsi qu'Augustin et François vont en : France, à Toulon, apprendre des métiers. Antoine François disparaît en Amérique ; Jérôme Marcel, officier au Royal Italien, ne reviendra presque jamais au pays natal, de même Jean Masséna, qui meurt au service et André, dont on connaît la carrière.

Et c'est cela sans doute qui amène tous les fils de la famille à épouser des françaises. Augustin Marie se marie à Toulon: Jules César, à Nice, avec une toulonnaise, comme plus tard, Jérôme Marcel, à Toulon également, François à Marseille, André, enfin, à Antibes, avec M": Lamarre.

Mais en somme, à l'époque où André vient au monde, c'est une famille déjà bien niçoise par la naissance et le lieu de leurs occupations, quoique leurs lointains ancétres soient originaires de Levens.

trahison et les prêtres sont extrêmement jaloux de ce privilège particulier ; ils recoivent à bras ouverts les assassins, les voleurs, les contrebandiers, les banqueroutiers frauduleux, tous ceux qui encourent la peine de mort. Jamais il ne les rendent qu'après avoir stipulé que leur vie et leur liberté seraient sauves ».

(Smolett « Lettres de Nice » traduites par Ed. Pilatte, Nice 1916 Imp. du journal /’Eclaireur de Nice, p. 80).

Cet ouvrage est sans doute incomplet, de nombreuses lacunes existent encore ; elles proviennent en grande partie de l'absence de documents, détruits par les révolutions, le passage des armées étrangères, ou retirés des archives par des mains peut-être intéressées. Néanmoins nous estimerons que notre but est atteint si nous avons réussi à fixer certains points particuliers de l'histoire des Alpes-Maritimes et à éclairer d'un jour nouveau la physionomie si curieuse du maréchal et celle de ses proches qui ont gravité dans son orbite et dont quelques-uns cherchèrent à tirer profit de sa gloire, de son crédit et surtout de son indulgente et inlassable bonté pour tous les siens.

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