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payer au bataillon dix deniers par rub (1) pour la cuisson du pain (2).
C'est à la fin de janvier que le citoyen Théodore Gazan, lieutenant-colonel en second du 2" Var, quitta le bataillon pour prendre possession de ses nouvelles fonctions au 27° régiment d'infanterie où il venait d'être nommé capitaine.
La vacance de cette lieutenance fut la cause, de la part des hommes du 2" bataillon du Var, d'une manifestation de sympathie touchante envers André Masséna.
Le 1° février 1792, le bataillon procédait à l'élection du remplaçant de Théodore Gazan et par 431 voix sur 463 votants, André Masséna était élu lieutenant-colonel en second du 2" bataillon du Var, légitime récompense de ses talents d’organisateur et d’instructeur et de la confiance qu'il savait inspirer aux hommes placés sous ses ordres.(3)
André Masséna n'avait pas su se concilier que l’attachement de ses hommes, il avait entretenu personnellement
(1) Un rub, environ 8 kilog.
(2) Vence, arch. municip. — A MM. les Maires et officiers mnnicipaux de Vence Vence le 1°! mars 1792 l'An 4 (!) de la liberté
« Le sieur Augier demande, Messieurs, au conseil d'administration 19 deniers par rub pour la cuisson du pain que nous faisons faire ; nous ne savons pas trop ce que cela veut dire et en nous attribuant un four vous ne nous avez point parlé de ferme, ni de droit de fournage. Veuillez: bien nous faire dire ce que le sieur Augier entend que nous soyons tenus de lui payer.
Les membres du Conseil d'Administration du ?me bataillon du Var, Sanglier, Masséna, Raybaud, Court, Gazan. »
(3) Extrait du procès-verbal de la nomination du lieutenant-colonel en 2e du citoyen André Masséna adjudant major audit bataillon.
L'an 1792, Vue de la liberté et le 1°" jour du mois de février à Vence. © Le 2m bataillon du Var s'est assemblé pour procéder à la nomination de la place de lieutenant-colonel au 2° dudit bataillon vacant par la démission du citoyen Gazan, passé capitaine au 27m régiment d'infanterie.
I a été d'abord procédé à la nomination de son président. La pluralité absolue s’est réunie en faveur du citoyen Sanglier, lieutenant-colonel, commandant ledit bataillon. Ensuite a celle de secrétaire. Le citoyen Toreille volontaire à eu pluralité absolue, I a de suite procédé à celle des
avec les édiles vençois les rapports les plus cordiaux. Aussi à la date du 24 février 1792, imitant leurs collègues d'Antibes, qui le 14 du même mois, avaient délivré à Masséna un certificat de patriotisme comme nous l'avons vu plus haut, ils signaient à leur tour un certificat de civisme non, moins élogieux au capitaine adjudant-major
du 2% Var (1).
trois scrutateurs, les citoyens Masséna, adjudant-major, Alberny, capitaine, et Blay, quartier-maitre, ont réuni la pluralité. Le tout conformément à la loi de la formation des volontaires.
Aprés avoir prêté le serment requis, le président a annoncé le sujet de l'assemblée et il a fait procéder de suite à la nomination de lieutenantcolonel en 2me, Le scrutin a eu lieu à la manière accoutumée. Le président, après avoir demandé si quelqu'un avait quelque chose à réclamer avant l'ouverture de la boite, à la réponse de « non » il en a ordonné le dépouillement.
Sur 463 voix, le citoyen Masséna, adjudant-major en a eu 431 et les autres ont été des voix perdues. à
Le Citoyen Masséna, adjudant-major ayant la majorité absolue, a été proclamé à la tête dudit bataillon, lièutenant-colonel en 2m et est entré en excreice le jour même de son nouveau grade.
Fait à Vence les jour, mois et an que dessus.
Signé: Sanglier, lieutenant-colonel, commandant président, Alberny, capitaine, Blay, quartier-maître, Masséna, adjudant-major,Toreille, secrétaire
Pour copie conforme à l'original :
St-Arnoux le 15 frimaire, l’an IT de la République. Une et Indivisible : Raybaud, commandant ; Court, capitaine adjudant-major ; Curel, souslieutenant; Bellissen, lieutenant ; Raïibaud, sergent ; Geoffroy, volontaire ; Giraud, sous-lieutenant ; Fenouil, fourrier. — (Arch. privée de la famille Masséna — Vol. Î).
(1) Nous, Maire et officiers municipaux de cette ville de Vence, certifions et attestons que André Masséna adjudant-major dans le 2° bataillon des volontaires nationaux du Var, en garnison en cette ville, a toujours montré un zèle très ardent et peu commun dans l'exercice de sa charge et un attachement inviolable à la constitution du royaume. Certifions, en outre que c'est par sa fermeté et son patriotisme que le bon ordre et la discipline ont régné constament dans ledit bataillon.
En foi de quoi nous lui avons expédié le présent certificat que nous avons signé et fait contresigner par notre secrétaire et y avons fait apposer le sceau de la ville. Fait à Vence dans la maison commune le vingtquatre février mil sept cent quatre-vingt-douze.
Signé : Courmette, maire ; Auzias, prêtre. — (Arch. privées de la famille
Masséna, vol. 1.)
CHapPiTRE XVIII
André Masséna,
Lieutenant-colonel en second du 2"° Var
Cuaprrre XVIII
André Masséna,
Lieutenant-colonel en second du 2" Var
Au mois d'avril 1792, en présence de l'état de guerre avec la Hongrie et la Bohême et de l'attitude provocante du roi de Sardaigne, la création d'une armée dite des Alpes et du Midi avait été décidée (1). L'organisation en avait été confiée au général de Montesquiou-Fezensac (2) ; son but était d'assurer la défense de la frontière depuis le Dauphiné jusqu'au Var.
Le général de Charton reçut le commandement du corps cantonné dans les départements du Var et des Basses-Alpes et établit son quartier général tantôt à Antibes, tantôt à Grasse. C'était un jacobin exalté dont la manière d'être, les idées et le caractère séduisirent immédiatement Masséna qui allait bientôt devenir son ami en même temps que son fidèle second.
Le 2% bataillon des volontaires du Var fut affecté à cette nouvelle Armée du Midi dont les différentes unités vinrent se placer le long de la frontière face aux troupes
piémontaises.
(1) Décret du 14 avril 1792.
(2) qui remplace le général Witgenstein qui avait manqué de fermeté lors des troubles de Provence en 1791.
Charton avait disposé ses troupes dans divers cantonnements choisis de telle manière qu'il pouvait les rassembler en moins de quatre heures, pour les porter sur les points menacés, en cas d'invasion. C'est ainsi qu'il fait occuper par les unités placées sous ses ordres, les villages du Broc, Carros, Gattières, La Gaude, Saint-Laurentdu-Var, Saint-Jeannet, Vence (2° Var), Saint-Paul, La Colle, Cagnes, Bios, Vallauris, Cannes et le Cannet, « pour en cas d'accident assurer sa retraite sur l'Estérel après avoir jeté dans Antibes une garnison suffisante » (1).
En avril 1792, le 2° bataillon du Var reçut son drapeau. En vue de Ja cérémonie de la bénédiction de cet emblème les chefs du 2" Var et la municipalité de Vence, d'un commun accord, demandèrent au directoire de Grasse, l'autorisation de faire quelque dépenses pour cette fête et exprimèrent le désir qu'elle fut présidée par l'évêque constitutionnel Rigouard.
On sait que l'Assemblée Nationale avait supprimé les nombreux évêchés répandus dans les provinces, ne laissant qu'un évêque par département ; les évêques réfractaires avaient été remplacés par les prélats constitutionnels et l'un des députés de la sénéchaussée de Toulon à l'Assemblée Nationale, l'abbé Rigouard, ancien curé de Solliès-Farlède, avait été nommé évêque du Var (2).
Le directoire de Toulon, auquel celui de Grasse en
(1) Arch. de la Guerre-Correspondance de l'armée des Alpes et du Midi. Lettre de Charton au lieutenant-colonel Saint-Rémi, datée de Tournoux de {er août 1792,
(2) Histoire de Toulon-D. M. J. Henry-Imp. Eug. Aurel-Toulon 1855 T. 1 chap. Rigouard, évêque constitutionnel p. 169.
Rigouard, Jean-Joseph, député à la Constituante en 1789 par la sénéchaussée deToulon, né à Solliès — Farlède (Var) le 1 octobre 1736 mort au même lieu le 15 mai 1799 — curé de Solliès-Farlède, électeur de la sénéchaussée de Toulon — évêque constitutionnel du Var le 23 avril 1791 — adhéra aux encycliques, n'assista pas au concile de 1797.
avait référé, informait dès le 3 avril 1792 ce dernier qu'il agréait le choix de l’évêque du Var et qu'à ce sujet la municipalité de Vence pour parer aux frais de la cérémonie était autorisée « à dépenser une somme de 120 à 150 livres (1).
Le 14 avril 1792, en présence d'un grand concours de population, à la tête de laquelle se trouvaient réunis tous les membres du conseil municipal, l'évêque Rigouard, procéda en grande pompe à la bénédiction du drapeau des volontaires du 2"° bataillon et au cours de la cérémonie le lieutenant-colonel Sanglier prononça une harangue patriotique enflammée dans le style et le goût de l'époque.
Braves Camarades,
Officiers, Sous-officiers et volontaires,
Voici votre drapeau, conforme à la loi et présent de l'autorité exécutive suprême. Il vous assimile aux vieilles bandes qui sous des chefs intrépides, jadis, agrandirent la monarchie.
Les temps sont bien changés : ce n’est plus un empire qu’il s’agit d'étendre, c’est la France, c’est votre pays qu’il faut préserver d’une seconde oppression des tyrans,
A peine elle avait été menacée. chacun de vous sentit ranimer son courage ; tous, vous jurâtes d’être libres et ce noble enthousiasme a produit le corps que vous formez. Cœurs généreux, que j'aime à présager de votre gloire ! il vous manquait le signe auquel se rallient les guerriers ; vous l’'obtenez intact, pur comme le pontife sacré qui vient d'en faire la bénédiction orthodoxe. Sous cet enseigne agréable à l'Eternel, vous serez toujours invincibles. Nul ennemi n’opérera votre défaite ; quel jour que celui-ci qui voit la piété faire cause commune avec les armes pour le soutien du plus bel édifice du monde !
L'époque en sera marquée dans les fastes municipaux des hommes éclairés, des palriotes vertueux sauront transmettre
(1) (Vence ; arch. municip. H. 13-3, 7 avril 1792).
aux races futures que sous leur administration sage, en des circonstances pénibles, Vence, partagé d'opinions vous ayant pour
. 11,7 . Le #4 force publique, conserva sa tranquillité et ne fut point désho
noré par des crimes.
Une cérémonie auguste échappe sans cesse aux ténèbres de
l'oubli : le second bataillon du Var, sera renommé dans les siècles, cette pensée termine mon tribut d'éloges.
Il est doux, chers compagnons de revenir après une paix sur l'objet de sa vénération profonde. Que l’étendard aille flotter au rang qui l'attend dans la phalange. Je lui voue ma fidélité que rien ne pourta jamais corrompre ; mon désir est de l'arborer à votre tête sur le rempart de la constitution quand les perfides qui la minent abattus et découragés auront confessé leur
néant (1).
Le discours du colonel Sanglier obtint auprès de tous un légitime succès et à la date du 25 avril, la municipalité de Vence décida de le transcrire sur le registre de ses délibérations, « en preuve du patriotisme et de la fidélité que sieur Sanglier a juré à la constitution de l'Empire ».
Quelque excellents que fussent les rapports de la municipalité et des chefs du 2" Var, « on se plaignait beaucoup à Vence de l'insubordination des volontaires du Var, et l’on demandait à M. Théodore Guérin, du direc-' toire de Toulon, de vouloir bien en débarasser la ville » (2).
Les volontaires dégradent le matériel et aussi les immeubles dans lesquels ils sont casernés, la municipalité est obligée de faire procéder à de continuelles réparations aux casernes ; maçons et menuisiers y travaillent presque continuellement ; la compagnie logée à l'évêché se signale surtout par ses déprédations ; les vols, les maraudages sont fréquents ; les soldats pillent partout dans les cam-
(1) Vence, arch. municip. — Regit. des délibérat. 25 avril 1792.
(2) Tisserand — La Révolution dans les Alpes-Maritimes. page 100.
pagnes et même jusquà Puget-Théniers, en territoire sarde.
Le colonel et les ofliciers du 2"° bataillon n'en tenaient que plus ferme la main à la discipline. C’est ainsi que le 16 juin Sanglier réclame à la municipalité une salle de discipline en ville pour y enfermer les punis du bataillon (1).
Le séjour du bataillon à Vence allait bientôt toucher à sa fin. Dans le courant du mois de juin 1792 il devait quitter Vence par échelons successifs appelés à rejoindre les environs de Barcelonnette par suite d'une modification dans la répartition des unités composant l’armée des Alpes et du Midi.
Ce mois de juin fut marqué pour André Masséna, revenu à Antibes avec Charton par la perte de son second enfant Jean-Jacques-Barthélemy baptisé le 19 juin 1792, en présence de son père et de ses parrain et marraine : Jean-Jacques-Barthélemy Aubanel, bourgeois, et Marie- Anne-Hippolyte Aubanel, veuve de feu J.-B. Fabre. Cet enfant mourut le jour même de sa naissance et fut inhumé le lendemain 20 juin 1792 (2).
Dès le 10 mai 1792, le général Montesquiou avait: demandé au ministre de la Guerre qui le lui accordait à la date du 16 mai (3), la nomination du général d'Anselme pour diriger la formation de l’armée du Var.
Quelques jours plus tard, le général d’Anselme venant prendre possession de son poste, arrivait à Antibes et le 27 il faisait enregistrer à Grasse ses lettres de service (4).
(1) Vences arch. municip. H. 13-16 juin 1792.
(2) Antibes-Regist. de l'Etat-civil 19 juin 1792,
(3) Arch, minist. de la guerre — Corresp. de l'armée des Alpes et du Midi.
(4) Le 10 août les commissaires des guerres Ferru et Chabert font également enregistrer leurs lettres de service à Grasse.
Ses rapports avec ses subordonnés furent plutôt distants, « Ce général, disait Charton, est un véritable inamovible ; il n'a même pas de cheval, mais il s'en dédommage bien. par l’état d'activité dans lequel il tient ceux qui sont sous ses ordres » (1).
Et Masséna quelque temps plus tard, dans une lettre à son second Layet, écrira : « Vous n'avez pas idée, mes amis, du caractère de cet indéfinissable général d'Anselme. C'est l'homme le plus extraordinaire que vous ayez jamais vu, recevant tout le monde avec un air de fierté qui décourage tout homme pensant, enfin j'aurais bien de la peine à vous en faire un juste portrait » (2). -
Dès le 18 juin le mouvement des troupes commença ; le général Charton et Masséna partaient de Vence (3) à la tête de quatre compagnies du 2° Var pour le Bar. Le 23 juin quatre autres compagnies s'acheminèrent vers Tourettes et la compagnie des grenadiers se dirigeait vers le Bar rejoignant les quatre compagnies qui l'avaient précédée le 18 ;
Le lieutenant-colonel Sanglier ne devait pas suivre son bataillon : son âge, les fatigues de ses campagnes anté- -rieures ne lui auraient pas permis d'affronter une nouvelle campagne qui s’annonçait comme devant être pénible. La guerre d'ailleurs allait éclater bientôt et Sanglier demande à être relevé de son commandement. Satisfaction lui est accordée et le 1° août Masséna est désigné comme lieutenant-colonel du 2" batailon du Var; Sanglier regagne Antibes où il arrive le 8 août.
A la date du 23 juin 1792, le 11° régiment d'infanterie remplaçait à Vence le 2% bataillon du Var et la munici-
(1) Arch. de la guerre — Lettre de Charton à St-Rémy du {er août 1792.
(2) Arch. du maréchal Masséna, vol. { lettre de Masséna à Lavet du 10 juillet 1792.
(3) Tisserand. La Révolution dans les Alpes-Maritimes, P. 103-104.
palité consignait sur le registre de ses délibérations les départs échelonnés de ses 9 compagnies (1).
Le 26 juin 1792 Saint-Vallier fournissait l'étape à la 6°
compagnie du 2" Var, 487 rations de bouche et 70 de fourrage, et le 2 juillet à la 3° compagnie, 246 rations de bouche et 34 de fourrage (2).
Le 10 juillet, le 2% Var est au Mas sous les ordres de Layet, Masséna étant retourné à Antibes avec Charton où il visite les places fortes, camps, ports et ouvrages de défense de la côte (3). |
(1) Vence, arch. Municip. délibérat. du 23 juin 1792. (2) Nice, arch. dép. L. 701.
(3) Lettre de Masséna à Layet, commandant en chef de la garnison de Mas:
€ J'ai reçu votre lettre, mon bon et cher camarade et je suis au désespoir de ne pouvoir remettre au porteur l'ordre de votre départ mais malheureusement la diversion de deux généraux reculant pour quelques temps votre départ, je puis cependant vous assurer que je ne négligerai aucune occasion favorable pour vous faire partir de cette prison. Je vous exhorte à la patience et avec l'aide de notre brave général Charton, vous n'y resterez pas longtemps, du moins je l'espère.
Vous n'avez pas idée, mes amis, du caractère de cet indéfinissable général d’'Anselme. C'est l'homme le plus extraordinaire que vous ayez jamais vu, recevant tout le monde avec un air de fierté qui décourage tout homme pensant, enfin j'aurai bien de la peine à vous en faire un juste portrait. Je vous dirai que je ne suis pas encore placé et puis vous assurer que si le général Charton part de ce pays, ne pouvant plus y tenir, je ne tarderai pas à aller rejoindre mon bataillon. — il y a quelques changements dans les garnisons. Le 4° bataillon de la Drôme est venu aujourd'hui à Antibes — le 31° bataillon des Bouches-du-Rhône doit arriver après-demain à Cannes, un bataillon de l'Hérault doit arriver le 13 à Grasse, tous volontaires nationaux. La Î['° compagnie des grenadiers de Dumaine est à Saint-Laurent-du-Var avec la compagnie des grenadiers du 1° bataillon du Var ; la 2° compagnie de Dumaine est à Villeneuve avec une compagnie de la vieille marine, l’autre compagnie de la vieille marine est à Gattières et celle du 3% bataillon du Var est à Cagnes avec ? compagnies de fusillers. Alloach vous aura sans doute fait part de ce qu'il est arrivé à Saint-Laurent.
Je viens enfin d'obtenir des bonnes nouvelles du général Charton et je puis vous assurer que s'il commandait en chef, un volontaire vous aurait
Le 2% Var avait séjourné à Vence du 23 septembre 1791 au 19-23 juin 1792 soit environ neuf mois et l’état des fournitures et dépenses diverses faites par la commune pour son entretien pendant ce laps de temps s'était élevé à la somme de 6.520 livres, 17 sols, 9 deniers. (1)
lui-même porté ses ordres pour votre départ, mais nous ne serons à à Grasse que dans deux jours; nous allous visiter les ports aux îles Sainte-Marguerite, Saint-Honorat et Saint-Laurent. Soyez bien persuadé qu'à notre arrivée auprès de Langerou je n'aurai rien de plus empressé que de demander des ordres pour votre départ, mais je ne puis pas vous dire pour où vous partirez, que cela vous suffise pour le moment, je n'ai pas voulu qu'en prit des moyens pour vous apporter de la yiande, J'aurais occasion de mettre avec plus de... votre malheureuse situation sous les yeux des généraux. Adieu, la guerre civile paraît bien assurée d'après la conduite de M. de Lafayette. Je vous embrasse tous bien sincèrement et j'espère que je ne resterai pas longtemps d'être votre commandant. Adieu, recevez mille assurances de la plus inviolable fraternité.
MAssÉvA.
Dites bien des choses obligeantes à nos volontaires.
Antibes, le 10 juillet 1792, l'an IV de la liberté. (Arch. du Maréchal Masséna, t. 1 - 1792-93).
(1) Voir à la fin du volume — pièces annexes: État des sommes et fournitures faites par la commune de Vence au 2° bataillon de volontaires nationaux du Var.
CHaAPiTRE XIX
André Masséna,
Chef de Corps
Cliché Mavécawrs, phot. Versailles
Axpré MASSÉNA
En uniforme de Lieutenant-Colonel du 2€ Bataillon des Volontaires Nationaux du Département du Var Tableau de Wachsmuth, Musée de Versailles
Pi. p. 353