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CHAPITRE XIX

André Masséna, chef de Corps Ponte Commandement

Le départ de Vence du 2" bataillon du Var, maintenant commandé par André Masséna, était motivé par la concentration d'un certain effectif de troupes à Barcelonnette et aux alentours, regroupement motivé par les inquiétudes manifestées à plusieurs reprises par les municipalités du département des Basses-Alpes. Une irruption de l'armée piémontaise pouvait se produire après la fonte des neiges, les préparatifs militaires du roi de Sardaigne étaient connus et les populations des villages frontières vivaient dans une crainte perpétuelle augmentée encore par les actes de pillage des brigands dont l'absence des troupes dans cette région accroissait l'audace (1).

Le procureur général syndic des Basses-Alpes écrivait en mai1792: « nous n'avons que trois bataillons dans le département et on nous annonce 10.000 allemands à Nice et 6.000 piémontais. Or, un jour on pourrait arriver de Puget à Digne et à Tournoux ». (2) A Ia même époque le district

(1) Arch. dép des Basses-Alpes L. 144 p. 169-Voir également « Les volontaires et les réquisitionnaires des Basses-Alpes de la levée à l'amalgame » par Cauvin et Barthélémy. Paris-Chapelot 1910, p.170 et suivantes.

(2) Arch, dép. des Basses-Alpes L. 231,

Le ES)

de Barcelonnette en signalant les mouvements des troupes ennemies, jetait un cri d'alarme (1).

Il fallait se préoccuper de cette situation et le 8 juin le ministre de la guerre écrivait aux officiers municipaux de Barcelonnette qu'il donnait par courrier « des ordres au général de Montesquiou pour recommander à toute sa sollicitude les secours que votre protection exige » (2).

Pour faire face à cette situation nouvelle, le général de Montesquiou décida de dégarnir la frontière des Pyrénées de Perpignan à Bayonne qui n'était pas menacée et d'en retirer rapidement les troupes disponibles pour les porter d'urgence sur les Alpes (3) en effectif de supplément.

D'autre part, sur l’ordre donné par le Ministre au commencement de juin 1792 le général de Montesquiou songea à établir un nouveau camp de huit bataillons aux environs de Barcelonnette près de la position stratégique de Tournoux.

TFournoux qui était l'un des cantonnements de ce camp, situé à 17 kilomètres au nord-est de Barcelonnette comptait à cette époque avec le hameau de Gleysolles une population de 260 habitants. Ce petit village placé sur la rive droite de l'Ubaye est bâti sur une éminence couronnée d'une petite plaine qui fait face au col de l'Argentière en Piémont; la nature a si bien fortifié cette position qu'elle ne peut être que très difficilement forcée, elle offre du reste en cas de retraite une sortie par un chemin aboutissant du côté d'Embrun. Les troupes françaises

(1) Arch, dép. des Basses-Alpzs. L467-144-L, 87 p. 48.

(2) Arch. administ. de la Guerre-Correspondance de l'armée des Alpes

et du Midi.

(5) Arch. de la Guerre-Lettre de Mortesquiou à Dumouriez du 4 mai 1192,

ur

venaient toujours y camper lorsque la France était en guerre avec la Savoie (1).

Le maréchal de camp Charton fut désigné pour commander le camp dit de Tournoux où, dès le commencement de juillet, nous voyons arriver les premières trou-

pes (2).

C'est vers la même époque que le 2" Var, poursuivant Sa marche vers le nord, s'achemine vers Tournoux où dix bataillons sont bientôt réunis. (3) Une fois de plus, Masséna accompagnant Charton traverse cette région des Alpes qui lui était familière pour l'avoir parcourue à plusieurs reprises. Nous savons déjà, en effet, que de Toulon avec le Royal Italien il s'était rendu à Montdauphin et Briançon pour y tenir garnison avant de

(1) « Histoire, géographie et statistique du département des Basses- Alpes par l'Abbé Feraud- Imp. Vial-Digne 1861, p. 419 et suivantes.

(2) Le ? Juillet 1792 la municipalité de Barcelonnette informe les habitants de l’arrivée d'un bataillon d'infanterie légère et les engage à livrer diverses fournitures, des lits notamment, faute de quoi les soldats logeront chez l'habitant.

Proclamation du 6 Juillet 1792 (Registre des arrêts de police et délibérations) défense aux aubergistes de donner à boire ou à manger aux soldats après la retraite et défense aux commerçants et particuliers de leur vendre à crédit

(3) Lettre du général de Charton au lieutenant colonel St-Rémy du ler août 1792 (arch. de la guerre) le ?me Var est cantonné à cette date à Faucon, il compte 312 hommes sous les armes ; 3 sont à l'hopital, 28 absents ; total 34? ; 237 manquent pour compléter l'effectif de 800 hommes.

Cantonnements à la date du 31 juillet 1792 :

1er des Basses-Alpes (Seyne) 3me des Basses-Alpes (St-Paul et dépendances) ?me du Var (Faucon et Enchestraye) 1er de la Haute-Garonne (Meslans et Revel) ler du 51 régiment ci-devant Vermandois (St- Pons et les Thuiles) {er du 70 ci-devant Médoc; ler du 91 ci-devant Barois (Jausiers et dépendances) 3me d'infanterie légère (Barcelonnette 1er du 5{me- régiment ci-devant la Sarre (Allos et dépendances).

Arch. dép. des Basses-Alpes L. 144- .47- 462 et 469 Arch. municip. de Seyne H, 1°,

revenir à Antibes pour la transformation de son unité en Chasseurs Royaux de Provence.

Les cantonnements affectés au 2" Var furent l'Enchastraye et principalement Faucon où se trouvait la plus grande partie du bataillon (1) logé chez l'habitant en l'absence de toute tente et objets de campement.

Les troupes qui séjournaient à Faucon, bien que mal nourries, fatiguées et manquant de tout, même de paille, paraissent avoir entretenu avec la population les meilleurs rapports. C’est ainsi qu'à la date du 3 septembre nous voyons figurer dans un acte de baptème d’un enfant de la localité, Léon Nicolas, commandant du 3"° bataïllon des gardes nationaux des Basses-Alpes.

« Le présent baptême, dit le registre, a été fait au son de la musique du bataillon par les soins de MM. les Oficiers et l’on a fait retentir l'air du chant du ça ira, ça ira. »

Le même jour, avec les mêmes réjouissances et aux accents du ça ira, dans un autre baptême, le colonel Mourret servait de parrain et Catherine Maillard, épouse du chef de musique, de marraine (2).

Comme on le voit, l'existence était relativement facile pour les hommes cantonnés dans cette région en position d'attente où ils achevaient leur instruction militaire très rudimentaire et s'exerçaient à quelques manœuvres simples.

Masséna emploie tous ses soins à l'organisation de son bataillon dont l'effectif était des plus réduits par suite de la maladie et surtout de la désertion.

Le 1% août 1792, la confiance de ses hommes se mani-

feste à nouveau sur son nom et il est nommé lieutenant-

(1) Décès à l'hopital militaire de Faucon, le 16 aout 1792 de Etienne Noble, natif de Combar (?) District de Grasse. dép. du Var, volontaire au 2eme bataillon (Faucon, regist. de l'Etat-Civil).

La

(2) Faucon- Regist. de l'Etat-Civil 1792,

colonel en premier du 2° Var, unité qu'il ne commandait que provisoirement depuis le départ de Vence, Sanglier ayant, on s'en souvient demandé à être relevé de ce commandement. à

Le 2% bataillon du Var devait séjourner à Faucon jusque vers la mi-septembre.

Dès le 16 septembre le ministre de la guerre Servan avait donné au général d'Anselme l'ordre d'attaquer le comté de Nice. (1) Dans sa réponse du 22, même mois, le général d'Anselme écrit au ministre que dès le 17 septembre, il à pris la précaution « pour faire venir quatre bataillons du camp de Tournoux, deux d'Aix, deux de Toulon ». Ces bataillons ne pourront être rendus sur les bords du Var en totalité que le 1‘ octobre 1792.

Déjà l’armée du Midi se sépare en deux parties : Alpes ou Savoie, Var ou Italie.

C'est d'abord de l'Armée du Var que fera désormais partie le 2" bataillon des volontaires, à la suite de l'inspection que passe le nouveau commandant de la division de Tournoux, le général vicomte de Barral (2).

Eu égard à sa connaissance parfaite de la région des Alpes, le Gouvernement avait envoyé Barral à Tournoux. Au moment de la formation de l’armée du Var, Barral reçut l'ordre de passer à cette armée avec ses trois meilleurs bataillons, laissant aux trois autres la garde de la frontière, l'accumulation des neiges constituant à cette époque de l’année une défense naturelle suffisante en cas d'attaque, d’ailleurs improbable sur ce point.

C'est dans ces conditions, au cours du choix qu'il avait à faire entre les bataillons de nouvelle levée que

(1) Arch. de la Guerre-Correspondance de l'armée des Alpes et du Midi.

(2) Arch. minist. de la Guerre-Situation du Îer septembre 1792 (Le 2me Var compte 543 h.)

le général de Barral passa l'inspection du 2" bataillon du Var.

Ce jour-là, — si l'on en croit Toselli, — André Masséna. malade, avait passé le commandement au lieutenantcolonel Layet son second, mais par un sursaut d'énergie, bien qu'aux prises à un violent accès de fièvre, il avait tenu malgré les objurgations du général Barral, à assister à l'inspection.

Le, lieutenant-colonel Lavet fort inexpérimenté dans Île maniement des hommes fit opérer la manœuvre dans le plus grand désordre.

« C’est assez, dit le général Barral, ce bataillon né partira pas.

« Masséna dont la physionomie s'était animée par degrés jette de fureur le bonnet qui couvrait sa tête, se débarrasse de son manteau et tirant son épée :

« Général, dit-il, permettez que je commande mon bataillon. Puis se retournant vers sa troupe en désordre il lui commande l'alignement. Soudain, à cette voix, les rangs se serrent, l'immobilité succède ; l'âme du héros a passé dans tous ses soldats, maniement des armes, évolutions, tout est exécuté avec la plus grande précision. Ce fut dans ce moment, qu'entraîné par un mouvement d'enthousiasme, produit par l'ascendant de cet homme dans lequel il pressentait déjà le héros, le général de Barral, lui dit, en lui prenant la main :

« Masséna, vous viendrez avec nous, ce n’est pas votre bataillon que j'emmène, c'est vous. »

Cette circonstance caractéristique ne s'effaça jamais de la mémoire du Prince d'Essling ; il aimait à la rappeler: (4)L>.

Le 2" bataillon du Var devait définitivement quitter Faucon dans le courant de septembre, nous voyons à la

(1) Toselli-Notice historique sur Masséna p. 18 et suivantes.

fin de ce mois la commune de Séranon lui fournir l'étape : 72 rations de bouche et 102 de fourrage : total 2147 livres (1).

Il s'achemina ainsi (2) par Saint-Vallier, Grasse, Le Bar, Tourettes et Vence vers Saint-Paul où il a encore cantonné à la date du 4 octobre 1792.

La plupart des biographes ou historiens font entrer Masséna et le 2" bataillon du Var le 29 septembre à la suite du général d'Anselme dans le Comté de Nice. C'est une erreur ; ni Masséna, qui à cette époque d'après le général Koch, était placé sous les ordres du maréchal de camp Lasalcette (3), ni le 2" Var ne faisaient partie du petit corps avec lequel d'Anselme s'empara sans coup férir les 29-30 septembre 1792 de Nice et de Villefranche. Le 2"° Var était toujours à ce moment cantonné autour de Saint-Paul, près Vence, sous les ordres de Lavet et André Masséna qui suivra désormais par intermittence son bataillon, préférant garder contact direct et journalier avec ses chefs, de Charton ou de Barral en vue d'un changement de situation plus en vue, se trouvait à

Antibes.

(1) Nice, arch. dép. L. 701.

(2) Arch. de la Guerre-Lettre dn Montesquiou à d'Anselme du 28 août 1792. Mémoire de Montesquiou à l’Assemblée Nationale des 17 et 24

juillet 1792. (Lettre de d’Anselme du 29 sept. mémoire du 25 décembre).

(3) Jean-Jacques Bernardin Colaud, baron de Lasalcette né le 27 déc. 1759 à Grenoble ; lieutenant dans les chasseurs en 1789, capitaine le ler janvier 1791 ; aide-de-camp le 16 février 1792 ; adjudant général, lieutenant-colonel le 8 mars 1793, démissionnaire le 15 Septembre 1793.

Employé à l’armée d'Italie le 8 mars 1793 (général de brigade) chef d’Etat-Major du corps d'armée de réserve commandée par Kellermann le 18 brumaire an XIV. Mis à la retraite le 27 déc. 1814, dans le grade de maréchal de camp. (Pension de 3847. fr. 93) .Reprend du service le 22 mars 1815 comme lieutenant général et par ordonnance royale du 23 avril 1833 il lui est accordé une pension de 6000 fr. Décédé le 3 septembre 1834. (Arch. administrat. de la Guerre.)

C’est d'Antibes que le 4 octobre, il donna à Layet, son second, les instructions suivantes pour le départ du bataillon. (1)

A M. Layet, commandant le 2° bataillon du Var, à Saint-Paul.

Le général d'Anselme, mon camarade, nous attend à bras ouverts à Nice. Ainsi, tu voudras bien donner des ordres pour te tenir prêt pour s’embarquer demain dans la journée. Je ne doute pas, mon ami, que tu n’aies pris toutes les précautions pour avoir fait rejoindre tous les volontaires absents sans congé, le général Barral a approuvé très fort notre expédition pour les fugitifs. Donne tes ordres afin que personne ne manque à notre embarquement ; envoie tes ordres dans tous les villages pour que nous paraissions nombreux en arrivant à Nice. N'hésite pas, mon ami, à y envoyer des détachements armés pour avoir tout notre monde à notre départ, demain matin à bon heure, je serai à Saint-Paul, que tout le bataillon soit prêt à partir à mon arrivée, tous les ballots faits. Nous ferons donner des souliers à mon arrivée.

Adieu, mon cher Layet, dis bien des choses à tous les camarades ; envoie les chercher pour leur faire part de ma lettre.

Je suis tout à toi:

Antibes, le 4 octobre 1792, l'an I‘ de la Répnblique (2).

Cette lettre de Masséna est symptomatique. On voit le soin qu'il y prend de son bataillon jusque dans les plus petits détails. C'est lui qui assurera la distribution des chaussures à l'arrivée au Cros de Cagnes.

N'oublions pas que Masséna rentre dans son pays, Nice, qu'il a quitté jadis, enfant, occupant une fonction obscure dans la fabrique de son oncle, et qu'il doit y avoir pour lui une légitime satisfaction d'amour-propre à y revenir

(1) Général Koch Mémoires de Masséna- t. 1 p. 14. (2) Arch. du maréchal Masséna, vol. LItalie (1792-1793)

à la tête d'un bataillon de sans-culottes, avec les galons de lieutenant-colonel.

Mais André Masséna doit moins obéir à la gloriole éphémère des honneurs qu'au souci de son avancement et de sa carrière, et c’est ce qui lui faisait désirer que sa troupe fit bonne figure, à son entrée à Nice, et qu'elle fût remarquée par ses chefs, pour sa belle tenue.

N'a-t-il pas aussi le vague pressentiment — cette ombre des évènements qui s'avancent, comme l'a dit Shakespeare — de sa carrière glorieuse autant par sa rapidité que par son éclat. Il a déjà derrière lui un passé militaire qu'on a comblé d'éloges et par ses sentiments républicains indéniables, il est en communion d'idées avec les hommes qui gouvernent et commandent et se trouve au rang de ceux qui peuvent être appelés à servir le plus utilement. Déjà perce sous le commandant du 2" Var le général de la République.

Le 5 octobre au matin, le 2" Var quittait Saint-Paul et s’embarquait le même jour au Cros de Cagnes pour se rendre à Nice.

Ce mode de transport était le seul possible, le pont sur le Var étant rompu et le passage à gué impraticable ; en raison de la crue du fleuve survenue à la suite des pluies diluviennes et de la tempête qui régnait depuis douze jours et avait coupé d’Anselme de toutes communications avec Antibes.

En vue de cet embarquement, le général en chef, dès le 4 octobre 1792, avait donné l’ordre aux bâtiments qui avaient déjà amené des troupes à Nice de profiter du premier vent favorable pour se rendre au Cros de Cagnes et embarquer les troupes qui y étaient concentrées pour être transportées à Nice. (1)

(1) Armée du Midi. Par ordre expres du général il est ordonné à tous

les batiments et bateaux français qui ont .ransporté des troupes françaises à Nice de se rendre dès l'instant que le vent le permettra au Cros de

De son côté le Commissaire des Guerres Eyssautier informait la municipalité de Nice de l’arrivée par mer de sept bataillons et la requérait d'avoir pour le soir même à assurer leur logement (1). Toutes ces troupes allaient être logées dans les églises et couvents, dans les granges ou baraquées sur la place de l'ancien château.

Cagnes pour y prendre des troupes qui n’attendent que des bateaux pour se rendre à Nice.

Nous commissaire ordonnateur des guerres, en vertu de l'ordre ci-dessus à nous donné par le général prions et requérons M.M.les Maire et officiers municipaux de la commune de Nice de donner tous leurs soins pour que les Intentions et l’ordre du général soient ponctuellement exécutés. A Nice le 4 sept. 1792, l'an 1er de la République. Le Commissai-

saire ordonnateur des guerres, dans l'armée française à Nice, Eyssautier (Nice arch. Munic. A. 4-5).

(1) Armée du Midi. — Camp du Var et de Nice.

Nous. commissaire ordonnateur des guerres de l'armée française à Nice, d’après l’ordre express du général commandant en chef, prions et requerons Messieurs les Maire et officiers municipaux de la commune de Nice de former tout de suite le logement nécessaire à 3 bataillons français qui vont arriver par mer. L'intention du général est que ces troupes soient logées le plus ensemble dans les églises, couvents ou maisons partilières et qu'en conséquence, il y soit porté des matelats, paillasses et lits nécessaires.

Nice, le 3 oct. 1792, l'an ler de la République.

Le comissaire ordonnateur de l’armée française à Nice : Eyssautier.

(Nice, arch. munic. vol. général, commissaire ordonnateur, réquisitions

«- Nous Commissaire ordonnateur des guerres de l'armée française prévenons MM. les Maires et officiers municipaux de la commune de Nice que le général vient de recevoir avis qu'il lui arrive 7 bataillons en comprenant néanmoins les troupes qui sont arrivées ce matin.

Prions en conséquence et requérons ces Messieurs de donner les ordres les plus prompts pour que les logemens soient prêts pour ce soir.Il faut employer toutes les personnes nécessaires pour que rien ne manque C'est l’ordre express du général.

Nice le 4 oct 1792. L'an ler de la liberté et de l'égalité : Evssautier,

(Nice-arch. Munic, A. 4-10)

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