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I. Georges Servières : La musique française moderne

Marche athénienne, le charmant prélude où les violons, le cor anglais et la clarinette s'unissent pour envelopper d'harmonie les amours précaires d'Hippolyte et d'Aricie, méritent d'être joués au concert à la suite de l'ouverture. Mais, au nom de Neptune, protecteur de Thésée, qu'on nous laisse, sans autre musique, jouir de celle que dégage la poésie de Racine ! ^

Faut-il parler des autres incursions de Massenet parmi les ouvrages dramatiques sollicitant un assaisonnement musical ? Citons alors une Sarabande espagnole dansée à la cour du Philippe II de M. de Porto-Riche; un Divertissement pour le Nana-Sahib de M. Jean Richepin. Et voici Yictorien Sardou, avec les cris de sa Théodora et les larmes de son Crocodile; voici le Grillon de Dickens, accommodé à la sauce odéonienne, et le Manteau du Roi de Jean Aicard ; voici Perce-Neige et les Sept gnomes, conte de Grimm, transplanté à la scène pour le Théâtre Femina. Représentet-on au Théâtre des Nations un drame découpé à remporte-pièce dans Notre Dame de Paris ? Sans doute les vers de Victor Hugo vont réclamer Tas-

I. « Le récit de ïhéramène, par exemple, ne gagne rien, je l'affirme, aux grognements des cors, aux effets d'instrumentation descriptive dont on a cru l'agrémenter. » (Alfred Bruueau, La Musique française.)

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sistance du toujours jeune maître pour le « vieil air » sur lequel la Esmeralda chante sa chanson mélancolique :

Mon père est oiseau.

Ma mère est oiselle...

Voilà sur le champ le « vieil air » demandé. Quelle activité prodigieuse! — plus peut-être que la majoritéde ses résultats — dans cestravaux accessoires qui décèlent du moins une incroyable habileté de main.

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