‹ Matelots et matelottes, tableau-vaudeville en 1 acteChapitre 21 sur 24 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

adkêmaa. •«* vais-je m’aviser de me vanter d*une El vire que je

J ui très pea de goût pour cette arme à feu.

LÉO*

Vous préférez peut-être l’épée?

ADUÉMAR.

J’ai moins de goût encore pour cette arme blanche.

LÉON

Qu’aimez-vous donc?

ADUÉMAR.

J'aime beaucoup les matelottes, et puis avec ça j’ai une envie de dormir... je me couche ordinairement de très bonne heure.

LÉON

Je serais désolé de déranger vos habitudes, je prendrai votre heure, et si vous voulez mettre votre montre sur la mienne. (11 tire sa montre.)

ADUÉMAR.

S’il ne faut que cela pour vous faire plaisir... (il pose si montre sur celle de Léon.)

LÉON

Qu’est-ce que vous faites donc?

^ ADUÉMAR , riant.

Ah î je comprends.

LÉON

A demain donc, on la preuve de mon malheur et de votre bonne fortune, ou une balle... ou au premier sang.

ADUÉMAR.

De piquet ? j'accepterais plus volontiers.

LÉON

Ah ! Monsieur plaisante, j’aime assez le sangfroid dans de pareilles occasions... à six heures, n’cst-ce pas? et vous choisissez définitivement?

ADUÉMAR.

Je ne choisis rien du tout.

LÉON , revenant sur ses pas.

Ah ! Monsieur, vous voudriez donc me forcer... (Montrant sa canne.) Voici un fort joli jonc que j’ai acheté chez Verdier.

ADtlÉMAR.

Ah ! ah ! vous prenez vos cannes chez Verdier ? moi, je les prends chez Thomassin.

LÉON

A six heures, Monsieur... Ne vous dérangez donc pas.

ADUÉMAn.

Perraettez-moi de vous reconduire.

LÉON

Je ne le souffrirai pas; ces dames sont à table, et je ne veux pas les faire attendre plus longtemps.

AMIÉMAIL

C’est ça... ne les laissons pas attendre, (il suit Léon qui lui ferme la porte au nez.) Ah !

LÉON , rouvrant la porte.

Pardon !

(Il le salue et referme la porte. )

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