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DE LA SECONDE PARTIE

La très-sainte Vierge, destinée de toute éternité à être l'Admirable Mère de Notre-Seigneur Jésus- Christ, comme nous l'avons médité dans la première partie de ce livre, n'en a pas moins, ainsi que son divin Fils, habité parmi nous. Elle a été entendue ; on l'a considérée au milieu de ses compagnes, au Temple, ensuite à Nazareth, en Judée, au milieu des saintes femmes.

Dans cette seconde partie, nous nous efforcerons •d'assister, par la contemplation, aux actions journalières de la très-sainte Adolescente du Temple. Le modèle qui pose devant nos yeux est bien élevé ; mais, ne l'oublions pas, regarder Marie, la prier humblement, c'est ouvrir son âme ù la grAce qui

rend capable de l'imiter. Gomme une mère sait, en s'abaissant, se proportionner à son petit enfant, notre Mère Admirable sait s'ajuster par une grâce, qui est sa grâce propre, à notre faiblesse, afin de nous animer ensuite à courir à l'odeur de ses éminentes vertus.

Cette seconde partie est la partie essentiellement pratique de ce livre. Qu'on suive avec piété la trèspure Enfant, depuis son réveil jusqu'au moment où sa prière, s'unissant le soir au sacrifice des parfums, s'exhalera devant Jéhovah, on se sentira épris du meilleur et en voie d'arriver à la plus haute dilection. Les jeunes filles, surtout, apprendront ici le secret merveilleux qui fait de chaque action chrétienne, même la plus simple et la plus cachée, un trésor d'éternels mérites. Imiter Marie, quoi de plusgrand?... Mais l'imiter à l'époque de sa vie où, modeste enfant, candide adolescente, elle priait, méditait, étudiait, travaillait et suivait la voie la plus commune, la plus ordinaire, quoi de plus facile?...

Initiés, par les méditations qui précèdent, aux grandeurs de Mater-Adviirabilis, nous tâcherons, à l'aide des suivantes, de nous unir à Elle, et dans la mesure où nous deviendrons semblables à Celle que

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