XXIV PRÉFACE
pieds de Pie IX, et viennent consoler le magnanime Ponlife sur le glorieux calvaire où il combat pour la justice.
Une de mes visites les plus empressées fut au couvent de la Trinité. J'avais des lettres pour madame la Supérieure et de nombreuses commissions pour Mater-Admirahilis , de la part d'anciennes élèves du Sacré-Cœur, qui m'avaient appris d'avance à la connaître, à l'invoquer et à me confier en Elle.
Par une de ces matinées de décembre, qui sont si belles à Rome, je gravissais la rampe de la grandiose et élégante scalinata, l'un des jeux de la puissante main de Sixte-Quint , et j'arrivais au sommet du Pincio à demi baigné déjà dans la lumière du jour naissant. Avant même d'avoir vu l'église de la Trinité et les magnifiques pages qu'y i)nl laissées les grands maîtres, je voulus être conduit devant la fresque miraculeuse. J'obtins sans peine des pieuses gardiennes de la sainte image la faveur de dire la messe à son autel, et, pendant mon action de grâces, tout en m'accpiitlant de mes différents messages et en rappelant à Malcr-Admirabilis des noms connus et aiiné'^, j'éprouvais à la regarder un cbarme indéfinissable.
J'avoue (pie de tous les types par lesquels l'art a