GRAVIER JURASSIQUE
A mesure que Ton se rapproche du Rhin , l'épaisseur de celte couche supérieure de galets calcaires diminue , puis elle disparaît lout à fait.
Les dépôts diluviens situés au confluent du Rhin et de la Byrse ont donc la disposition représentée par la fig. 45. Â, diluvium alpin ou du Rhin; A', diluvium jurassique ou de la Byrse.
Partout où l'on peut observer une jonction dans les environs de Bàle, le gravier du Jura est nettement superposé au gravier alpin. La largeur du dépôt jurassique de la Byrse dans la plaine n'excède guère 2 kilomètres. Il est à remarquer qu'à la jonction des deux sortes de gravier, le relief de la terrasse ne représente aucune aspérité qui corresponde à cette hétérogénéité de composition.
Si l'on passe le Rhin pour se diriger vers la vallée de la Wiese, Posiuon iemb]«hi« on ne trouve dans les hauts lalus de .gravier au milieu desquels **" ^■"•' *'"'^*" **•
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coule cette rivière, au sortir de la Foret-Noire, que des cailloux qui proviennent certainement de cette chaîne de montagnes. Ainsi dans la gravière située à 800 mètres à l'ouest de Riehen, ce sont des granits à gros grains et à grains fins, des porphyres rouges quarlzifères , des gneiss, des grauwackes avec un très^pelit nombre (le quartzites. Mais dès que l'on s'écarte de la rivière vers le nord ou vers le sud, les cailloux alpins deviennent plus abondants; dans la gravière de Leopoldshœhe , qui n'est qu'à 2 kilomètres de la Wiese vers le nord , on trouve principalement des cailloux des Alpes avec quelques galets de la Forêt-Noire, tels que les granits.
Le diluvium de la Forêt-Noire , le long de la Wiese , est lai'ge d'environ 2 kilomètres près de Riehen. Au nord et au sud il se mélange graduellement à du gravier des Alpes qui , à peu de distance de Injonction^ prédomine beaucoup. Cette variation se fait sans que la terrasse cesse d'être horizontale.
Cette disposition , qui est analogue à celle observée plus haut pour la Byrse par rapport au gravier du Rhin , est représentée dans la fig. 16 (A, gravier alpin; A', gravier de la Wiese).
D'après les observations de M. le professeur FromlterBS le diluvium de diverses rivières du versant méridional de la Forêt-Noire
' Geognoiti8che Beobachtungen tiber die Diluvialgélnlde des Schwanwaldes, p. 59 ei 60.
est aussi superposé au gravier du Rhin; tels sont ceux de la vallv. de la Schlucht , entre Thiengen et Lauchringen , ceux de TAlbe , i-. la Murg et de la Wehra.
Diiariam dei Toifes. Bcaucoup de rivières , en quittant les Vosges pour descendre vers
le Rhin , coulent entre des atterrissements qui ressemblent aux terrasses des bords de la Byrse et de la Wiese. Le plus ordinaireiDent les collines entre lesquelles coulent les rivières au sortir des montagnes, sont formées, jusqu'à 10, 20 et 25 mètres au-dessus do cours d'eau , de sable et de cailloux des Vosges. Ce dépôt s'élarjii ordinairement à partir des montagnes , de manière à présenter la forme de deltas de fleuve. Cette disposition est frappante pour la Zorn, la Lauter et la Moder; Tatlerrissement de cette dernière rivière atteint 12 kilomètres de largeur.
Les atterrissements sablonneux sont tantôt modelés sous forme de collines très-surbaissées et à pente douce, comme on le voit près de Pfaffenhofien (fig. 17); tantôt ils sont disposés en terrasses bien régulières , telles que celles qui bordent la Zinzel prts de Mertzwiller, ou la Moder entre Neubourg et Haguenau ; il n'y a pas toujours symétrie sur les deux parois du vallon ; c'est généralement sur la paroi opposée aux anses concaves que ces dêpCU sont le plus puissants , et que les matériaux qui les composent sout surtout grossiers. Ces dépôts s'amincissent graduellement et se terminent ordinairement par des cailloux très-clairsemés. Les principaux faits sont représentés par les fig. 17, 18 et 19 (a, sable ei cailloux du grès des Vosges ; a', limon jaune des plateaux ; a'^ cailloux épars; 6, lœss).
Faible >m>]idiue- R est à rcmarqucr que les cailloux diluviens des Vosges et de la ment dei ^^*^^**J Forêt-Noirc sont en général bien moins complètement arrondis que Noire. les galcts du Rhin, en comprenant même dans ceux-ci les galets Je
quartzite. Ce fait peut être vérifié dans toutes les vallées méridionales , telles que celle de la Thur, de Massevaux , de Giromagny, de Munster, de Ville etc. Les galets qui proviennent de la destruction du grès des Vosges et qui étaient arrondis avant d'entrer en circulation , ne peuvent évidemment servir de terme de comparaison.
On reconnaît ainsi comme très-probable que les quartziles et les autres roches très-dures des alluvions du Rhin n'auraient pas pris la forme de cailloux parfaitement arrondis , forme qu'ils ont même