‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 3)Chapitre 137 sur 216 · II · texte numérisé non relu

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seulemenly mais environ à 400, c'est-à-dire aux bords du lac Léman. Si Ton était tenté de nier Tinfluence incontestable des cirques sur Textension des glaciers , je ferais voir qu'il suffirait que la tempr> rature moyenne de Genève s'abaissât de 4 degrés , c'est-à-dire qu'elle devînt 5^,56*, pour qu'avec le temps les glaciers du Mont- Blanc s'étendissent jusqu'au lac Léman. Cette extension est précisément celle qui a eu lieu à l'époque glaciaire*.

L'abaissement de quelques degrés dans la température moyenDe n'a rien d'impossible , et les géologues , qui n'hésitent pas à eiev r de 10 à 20 degrés les températures moyennes de certaines régi> ns pour y expliquer la présence de végétaux ou d'animaux des ré^ivis tropicales , ne sauraient être plus sévères parce que ce chaiyement se fait dans un autre sens , et que le climat se refroidit as lieu de s'échauffer. Cela ne me paraîtrait pas logique , et quoiq k la cause du refroidissement qui a déterminé l'ancienne extensi n des glaciers nous soit encore inconnue, le fait en lui-même est ctrtainement une des hypothèses les moins hardies que la géologie se soit permises.

Le mémoire de H. Buroeker se termine par cette concessi< c remarquable : c Néanmoins il faut reconnaîti*e à la théorie glace ciaire un avantage incontestable, celui de faire intervenir do ( agents qui produisent encore de nos jours , mais sur une écli' I!e c beaucoup plus petite , des effets analogues à ceux qui ont eu li^ u

< anciennement, et c'est ce qui lui a conquis beaucoup de partisans c dans ces dernières années, tandis que dans la théorie diluvienne, « des causes que l'on suppose avoir été en jeu ne fonctionnent psï «aujourd'hui dans les mêmes conditions qu'autrefois, et, pc( suite, ne produisent pas sous nos yeux des effets tout à fait ser^i-

< blables à ceux des phénomènes erratiques; aussi on n'a pas li- « serve que l'eau des rivières produisît ces érosions en forme lic c stries fines etc. etc. >

Cet aveu suffit aux partisans de l'ancienne extension des glacio^ Leur étude constante a été de faire voir que la plupart des phtûo-

* Cette température moyenne est celle de Stockholm et de Chrbtunia.

*D. A. Ces conclusions de l'influence des températures de Tair ambiant, das^^I H:"* roches qui encadrent les glaciers actuels , et qui les encadraient lors de leur plof çrii extension , doivent subir en t862 une légère modification (voy. chap. Glacien enect^'-'

mènes que Ton atlribuait à des courants diluviens sont encore journellement produits par les glaciers ; ils ont adopté la méthode <}ue M. C^nstiiiftl; PréTost a introduite en géologie : expliquer les faits qui se sont passés antérieurement à l'époque historique par les agents naturels qui fonctionnent encore aujourd'hui. >

Charles Martins , novembre 1846.

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