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APPARITION DES GLACIERS

La surface des glaciers du Spitzberg ne fondant presque pas , on n'y observe jamais ces blocs élevés sur une colonne de glace (Gletschertisché) qu'on admire sur les glaciers inférieurs de la Suisse.

G. M. 18. C'est encore parce que ces glaciers ne fondent pas à c«u«. de i«pp«ri-

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leur surface, qu un certain nombre de blocs erratiques restent ca-j^,^^, ^^^^^^^ ^,^^ chés dans leur épaisseur. leur épaisseur.

En effet , quand un bloc enfoui d'abord au milieu du névé est descendu dans les régions de glaciers inférieurs, la fusion superficielle du glacier finit par le mettre à découvert. J'ai vérifié ce fait par l'expérience , pendant mon séjour sur le Faulhorn , montagne élevée du canton de Berne , en Suisse.

Au pied du cône terminal du Faulhorn, le voyageur, pressé d'atteindre le sommet désiré, remarque rarement un petit glacier situé sur sa droite; car, de loin, il ressemble à une de ces flaques de neige qui, dans les hautes Alpes, résistent aux chaleurs de l'été. Ayant habité l'auberge du Faulhorn avec mon ami n.WÊrmwmàMf depuis le 16 juillet jusqu'au 8 août 1841 , nous avons pu étudier à loisir ce glacier en miniature, que j'ai revu dans les premiers jours du mois de septembre de la même année.

G. M. 19. Comme tous les autres glaciers de ce groupe de montagnes, celui-ci se distingue par sa petilesse et par l'absence de névé*. Il se compose en entier de glace spongieuse à la surface , et compacte à quelques centimètres de profondeur. Son sommet est situé à 2603 mètres au-dessus de la mer, ou à 80 mètres au-dessous du sommet de la montagne'. Sa forme est celle d'un triangle isocèle. La base du triangle est formée par l'extrémité libre du glacier; l'angle compris entre les deux côtés égaux en est le sommet. La perpendiculaire abaissée du sommet de ce triangle sur sa base coïncide, par conséquent, avec l'axe du glacier. Cet axe est dirigé du sud-sud-ouest au nord-nord-est. La rive du nord-ouest est dominée par le cône terminal , celle du sud-est par l'extrémité du plateau de

* D. A. Le petit glacier du Faulhorn, comme tous les glaciers des Alpes, est couvert de neiges et névés temporaires qui persistent souvent pendant un grand nombre d'années. Dans des années chaudes, cette couverture disparait par fusion, et la glace du glacier est à découvert. De 1844 à 1862 j'ai visité le petit glacier du Faulhorn toutes les années , et je ne l'ai vu à la fin do l'été que trois fois à découvert (voy. nos Matériaux pour l'élude des glacierêf chap. Glaciers en aclivilé).

* Voy. Ergebnisse der trigonometrischen Vermessungen in der Schwei*, p. 227.

Gassen, où ce glacier se termine supérieurement en diminaant successivement d'épaisseur. Il occupe donc une dépression triangulaire qui n'est que le commencement d'un couloir à pente ti*ès-rapiJc plongeant vers le Tschingelfeld. Les eaux qui s'écoulent du glacit^r vont se rendre dans le Giessbach, et avec lui dans le lac de Brieiiz. Quoique d'un aspect fort variable , la surface du glacier était en gènéral assez unie et légèrement bosselée seulement. La pente fai5;jit avec l'horizon , un angle de 5^,45' ; celle de son escarpement terminal était de 42o,30'à 50o,0'. Au nord-ouest, au sud-est et au sudouest il se confondait avec des flaques de neige ; l'une s'élevait le long des flancs du cône terminal , l'autre couvrait un escarpement limité supérieurement par le plateau de Gassen , ainsi qu'une partie de ce plateau lui-même.

Météoroiope Q, jf , gQ. Dcpuis son origine, qui remonte à 1832, l'auberge duFtii/'hmn a été un véritable observatoire météorologique.

y a séjourné du 11 septembre au 5 octobre 1832 et du 11 août au 19 septembre 1833. En 1841 nous y avons fait, H^llravateet moi, avec l'aide de H. Wacli«iiiutli , qui dirige l'établissement, une série barométrique et thermométrique du 16 juillet au 4 septembre. Enfin , un. Peltier et BrairaUi y ont observé du ^6 juillet au 18 août 1842. Je puis donc donner des renseignements exacts sur le climat de ce petit glacier ^ Au niveau du glacier, la température moyenne de l'année est de — 9<>,26; celle de Télé. + 3^42. En hiver, la moyenne doit être peu diOcrente, de — 9 degrés, ce qui suppose des froids accidentels de — 20 à 25 degrés ; mais elle a moins d'influence sur le glacier ; car â partir du commencement d'octobre il est enseveli sous une couche profonde de neige qui ne disparait quelquefois qu'au commencement d'août. En été il neige encore quatre ou cinq fois par mois, mais l'épaisseur de la couche dépasse rarement quelques décimètres. Sous cette couche , le glacier est à l'abri des influences météorologiques. Mais si des vents violents de sud-ouest ou de nord-ouest viennent balayer la neige qui le couvre , alors , en hiver comme en

* n suffit de tenir compte de la différence de niveau qui existe entre le ^Uckt et le sommet où Tauberge est placée. J'ai adopté un décroissement de i de^ C yc^ 189 mètres, qui est celui de juillet et d'août, déduit par MmbéIb des obsenrat.^.«rs comparées de Genève et du Saint-Bernard (voy. YorXtvanqtn ttder Météorologie^ p. 2ii

La chaleur dn toi

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