‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 3)Chapitre 149 sur 216 · MÉTÉOROLOGIE. — BLOCS · texte numérisé non relu

MÉTÉOROLOGIE. — BLOCS

avaient été plus fréquentes et l'air plus calme que dans la première période *.

En résumé, pendant Tété de 1841, savoir du 26 juillet au 4 septembre , avec une température moyenne de -f- 4'*,61 et une humidité relative de 76 pour cent, la fusion diurne moyenne a été de 37 millimètres, et la surface du glacier s'est abaissée pendant la même période de 1"',540, en estimant à 55 millimètres la fusion des demi-journées très-chaudes du 7 et du 8 août.

G. M. 22. A Magdalena-Bay y où nous séjournâmes du le"* au 12 Gi«ciertdaSpiteb«rg. août 1839, le thermomètre se tint en moyenne à + 2o,97 et ne s'é- "*»*o~'«"leva qu'une seule fois à + 5s7. De plus, l'air était toujours chargé de brumes, saturé d'humidité, et à deux reprises il tomba plusieurs centimètres de neige. Gomment, avec de pareilles circonstances météorologiques , la surface des glaciers pourrait-elle fondre ou s'évaporer et laisser à découvert les blocs enfouis dans leur épaisseur? A mesure que le glacier se démolissait, ces blocs tombaient à la mer avec les masses de glace dans lesquelles ils étaient enchâssés ; mais en vertu de son poids spécifique , la pierre occupe ordinairement la partie submergée du glaçon flottant, et se dérobe ainsi aux regards du navigateur.

C. M. 23. En parlant de ces blocs de pierre, dont les uns sont ^>«"

, ,. , .11 r «urla surface el bloc«

enchâsses dans la glace, tandis que les autres reposent à la suriace, ^^^^ linténeur j'ai touché l'une des questions les plus discutées et les plus impor- dcgiaciew. . tantes de la géologie, celle du transport des blocs erratiques. Je me bornerai à résumer en quelques mots les faits qui peuvent fournir des arguments aux partisans de l'une ou de l'autre des deux théories qui partagent les savants.

lo II existe des blocs à la surface et dans l'intérieur des glaciers du Spitzberg.

S"" Les blocs de la surface gisent toujours sur les côtés du glacier. Ceux qui sont enchâssés dans la glace se montrent sur toute la hauteur des parois latérales.

3o Je n'ai jamais vu de blocs au milieu de la surface du glacier ni dans le mur vertical qui fait face à la mer.

*h. A. Les plus fortes ablations de surfaces de glaciers se font par des journées chaudes et de soleil. La neige qui tombe sur le glacier empêche toute ablation ; par des temps couverts, la fonte de la surface est très-faible et souvent mille:

Piiifiauce de» glacien du 5piU

4° Tout me porte à croire que la plupart des blocs sont rejelô sur les côtés et forment les moraines latérales qui accompagnem ces glaciers*.

5<> Dans les deux voyages de la Recherche on n'a jamais \u dblocs transportés par des glaces flottantes ; mais par le travers ik Bell-Sound , un peu avant d'entrer dans la baie y mon collètri ». JH* E« Hébert a observé des glaces flottantes souillées de (erre a leur surface , qu'on prit un moment pour des écueils.

C. M. 24. La partie la plus déclive des glaciers du Spitzber^, berff. celle qui regarde la mer, forme toujours un mur vertical dont la hauteur varie entre 30 et 120 mèlres. Celui du glacier de Hem' Soundy mesuré géométriquement par Seeresby S élait élevé de 1^1 mètres; le second des glaciers de Smeerenberg ou Fairhaven, de ^\ mètres , d'après Plilppa'. A Magdalena-Bay le glacier de FEnlm avait 63 mètres, celui de la Pointe aux tombeaux, 76 mèti'cs, d*aprêi les mesures des officiers de la corvette chargés de Thydrographi':^. J'estime à 32 mètres celle des deux glaciers qui terminaient les deux baies.

puûunce c. M. 25. En Laponie , le grand amas de glaces qui couvre le

" **'ij"i'^* *" Sulitelma présentait à sa partie inférieure un escarpement de 65

mètres de haut ^. En Suisse, lesglaciers inférieurs, àleur pente terminale, n'ont, en général, qu'une épaisseur de 10 à 25 mètres*. Cependant l'OieraargfftftecA^r a 32 mèlres à son pied*, Wnteraargletschr^ 38 mètres % celui àiAletschk peine 30 mètres près du lac Marjelen*; celui des Bois y de 25 à 30 mètres'.

* D. A. Ces observations et conclusions sont parfaitement exactes. Les glacien cl vltivité dans les Alpes et dans les Pyrénées , lorsqu'ils sont simples , ne portent jamaL^ • * matériaux sur le dos au milieu de la surface du glacier, et à la pente termioale oc nt voit pas de blocs enchâssés dans la glace ; les blocs qui tombent sur le glacier 5oot rtjetés sur les côtés et forment les moraines latérales ou profondes.

^ hoc. cil.^ p. loa.

' A voyage towards the north pôle, p. 70.

* irahlenbeiv 9 loc. cit.y g 13.

"Hngl, loc. cil., p. 830.

•/btd., p. 831.

' /bid., p. 831.

• /btd., tfrtd.

9 hc, ciL, § 698. -.. D. A. Ces hauteur» sont très-apprazimatiTei

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