ABSENCE DE FOSSILES DANS LE DILUVIUM GLACIAIRE
montagnes sont restés généralement^ au-dessus de son niveau et ont fourni à la surface du glacier un grand nombre de blocs angulaires, qu'il a charriés jusque dans les vallées inférieures et dans les plaines adjacentes sans leur faire perdre leurs formes angulaires.
A. 28. En considérant Taccumulation irrégulière des matériaux Leg miiérianx en.diluviens dans le nord, je fais remarquer que non-seulement ils )|^Y'].tlu*!rufiér n'oifrent aucune trace de stratification , mais encore que la nature luoninne origine terde ces matériaux montre de la manière la plus évidente qu'ils ont "•«"*» "n»t«~por.
f l*» p«r ]ei glaciers et
une origine terrestre; en eflet, la boue qui les enveloppe est alla- non pv dei conrams
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chée à toutes les petites rugosités des cailloux et en remplit les ^' moindres anfractuosités ; elle présente le caractère adhésif particulier aux boues placées sur les glaciers et diffère entièrement à cet égard des graviers , des cailloux et des sables lavés par les courants d'eau qui laissent chaque caillou parfaitement net et ne forment jamais de masses adhérentes , à moins qu'ils ne soient pénétrés d'une infiltration calcaire.
A. 29. L'absence des fossiles marins ou d'eau douce dans le dilu- Abwnce de. fo-.iiei vium glaciaire, éloigné des portions littorales des continents , Gst"^'™*^^^*^"^^ *^^^^^^ un autre fait important qui nous confirme dans l'idée que ce ter- vium glaciaire. rain a été formé par des glaciers complètement terrestres ; mais ces glaciers ayant atteint sur différents points le bord de la mer à l'époque de leur plus grande extension , comme on le voit encore au Spitzberg et sur les rivages des mers arctiques , il en est résulté des effets de contact dépendant du mouvement des marées et de celui du glacier dans la mer. C'est pourquoi l'on trouve dans quelques amas de diluvium de faibles traces qui indiquent que l'action de la marée a atteint la surface inférieure du glacier, et dans quelques localités on peut voir que les matériaux glaciaires ont été remaniés par les eaux. Un exemple remarquable de ce fait s'observe près de Cambridge^ le long du Charles RiveTy non loin du mont Aubtim. On voit dans cette localité le diluvium glaciaire sans stratification présenter dans sa masse supérieure les caractères des dépôts formés par les glaciers terrestres , et dans sa partie inférieure des indices de l'action des marées. Au-dessus on observe des couches régulières dues à l'action de la marée et formées probablement après
^ D. A. A une certaine époque.
que les masses inférieures s'étaient abaissées. La surface de celle
accumulation est recouverte de terre végétale.
Il eit diAcUe de dé. X. 30. Il esl diflBcile de déterminer exactement la période pcn-
pMTrrèner'oni "n ^^^^ laquello ces phénomènes ont eu lieu ; on ne peut affirmer non
H«q. plus que tout le diluvium glaciaire soit contemporain ; cependant
il est permis de croire que les immenses dépôts de diluvium qui se trouvent autour du pôle nord , soit en Europe, soit en Amérique, sont du même âge que le terrain erratique des Alpes, et que les circonstances climatologiques capables d'accumuler de si graode^ masses de glace autour du pôle nord ont étendu leur inflaence sur la zone tempérée et ont produit dans les hautes chaînes de iqodtagnes, telles que les Alpes, les Pyrénées, la Forêt -Noire, le? Vosges et autres, des accumulations de neige et de glace assez grandes pour donner naissance au phénomène erraUque de ces contrées.*
Les dépôts fossilifères reposant sur le terrain erratique, qui ^^
voient soit dans l'ancien monde , soit dans le nord de rAmériqQe.
prouvent que de grands changements ont eu lieu dans le relief de^
continents , depuis la formation de ces terrains.
LesbioMemtiqnei X. 31. Tout uous porto à croirc que les blocs erratiques onl éit
ont été tnuMportés au i i • t «m
moyen de yiaeien ter- trausportés au moycu dc glacicrs terrestres. Les pays qu ils reccoreiire*, vraicut dcvaicut donc être émergés à cette époque , etilsontiiù
être immergés depuis lors. C'est du moins ainsi que nous expliquons la présence des fossiles marins superposés au terrain erratique. Des dépôts de ce genre se retrouvent à des niveaux différeols dans le nord de l'Amérique, près de Montréal, sur les bords da lac Champlain , dans le Maine , ainsi qu'en Suèd^ et en Russie.
Ces différences de niveau indiquent qu'il y a eu depuis leur formation des abaissements ou des soulèvements qui ont fait yarier leur hauteur. Ce fait doit nous rendre très-prudent dans nos codjectures sur la forme et le relief des continents à l'époque des anciens glaciers, sur l'étendue de la mer dans les temps qui ont sm cette époque et sur les différences qu'elle pouvait présenter avec h mer actuelle.
Le diluvium non stratifié et les dépôts stratifiés plus récenL^ liiifèrent à un tel point , que partout ces derniers reposent d'une Qi3nière contrastante sur les autres, ce qui montre d'une manière êri-