PÉRIODE DE GLACE
dente la différence de l'agent qui les a produits. Cette superposition contrastante du diluvium marin sur le diluvium glaciaire se voit d'une manière très-remarquable à la localité indiquée ci-dessus , près de Cambridge. L'action des marées sur les matériaux stratifiés y est évidente.
A. 32. Les niveaux variés auxquels les dépôts stratifiés se trou- so«uèTe««t doter-
^ * nin ob M trooTent des
vent placés au-dessus de la surface de la mer, sont une preuve que dépôts itnitifiét. depuis qu'ils se sont formés , les terres ont été élevées à des hauteurs différentes. Il y aurait un grand intérêt à connaître ces différences d'une manière assez positive pour déterminer plus exactement les derniers changements subis par nos continents.
D'après les faits qui précèdent il paraît probable que la distribution des matériaux erratiques dispersés dans tout l'hémisphère nord a eu lieu non-seulement sous l'influence de circonstances diverses , mais encore pendant des périodes longues , continues et distinctes les unes des autres. De grandes modifications dans le re* lief du sol ont eu lieu après leur transport et avant le commence^ ment de la période actuelle.
A. 3S. A la première période , la période de glace ^ comme je l'ai ^*"'*^* •*• *^**' appelée , appartient tout le phénomène lié au transport des blocs erratiques, \t polissage j le striage et le sillonnage des roches, ainsi que V accumulation du diluvium non stratifié j strié et argileux. Pendant cette période , la terre ferme parait avoir été plus élevée audessus du niveau de la mer qu'elle ne l'est maintenant ; en effet , nous voyons sur les côtes de la Grande-Bretagne , sur celles de la Norwége , de la Suède et sur les rives orientales de l'Amérique , que les surfaces polies plongent sous le niveau de l'Océan qui recouvre les traces laissées par le phénomène erratique , altère les surfaces poUes et remanie le diluvium glaciaire. Pendant cette période , de grands animaux vivaient sur les deux continents , et l'on trouve leurs restes fossiles dans le diluvium de la Sibérie et dans celui de l'Amérique. Un éléphant fossile j récemment découvert dans l'état de Yermont , conGrme les rapports déjà reconnus entre le diluvium de l'Europe septentrionale et celui du nord de l'Amérique.
A. 34. Nous rapportons à la seconde période les dépôts stratifiés trionTéuatM-d^» qui reposent sur le diluvium et qui indiquent que , durant leur for- ^jj| •■'*^ *• ''®"
malion , le continent septentrional était au-dessous de la surface it rOcéan. Pendant cette période , des animaux identiques à ceux qui vivent dans les mers du Nord étaient abondamment répandus sur les portions du globe qui sont maintenant émergées ; mais comme cette élévation parait avoir été graduelle et qu'elle continue encore de nos jours , je ne vois aucune possibilité de déterminer exactement la limite entre cette époque et l'étal actuel des choses. Leur liaison y au contraire^ est démontrée par l'identité qui existe eotre les coquilles fossiles trouvées dans les dépôts stratifiés et celles qui vivent actuellement le long des rivages du même continent. Elle est également attestée par les changements qui s'opèrent de nos joun entre le niveau de la mer et celui de la terre ferme, ue inp*riear. ^ 35 Lg pourtour du Loc supérictir offre des traces évidentes des changements qui ont eu. lieu entre le niveau relatif de la terre et des eaux. Ces traces présentent un aspect particulier, qui indique qu'elles ont été laissées par le lac sur ses rives, et consistent en terrasses placées à des élévations qui varient de quelques mètres à quelques centaines de mètres au-dessus du niveau de l'eau.
Les bords immédiats du lac sont couverts de sable et de caiUoiii amenés par les vagues, et les matériaux erratiques qui sontsiltiêi assez près des eaux pour être atteints par elles, sont totalement dr« pourvus de végétation. Un peu plus loin on voit un banc formé de matériaux solides. Il est hors de la portée des plus grosses vagues, et il est couvert de plantes cryptogames et de quelques plantes herbacées. Enfin, au delà on trouve d'autres bancs situés à des dii* tances de plus en plus grandes des rives du lac, qui sont couTerti d'une végétation plus ancienne , consistant en arbrisseaux , en petits arbres et en un grand nombre de plantes variées. On y I^ marque surtout des tapis de lichens qui s'étendent d'une mani^*? étonnante sur d'immenses espaces. Le peu d'inclinaisoa de quel* ques-unes de ces terrasses indique d'autant mieux que les eaui L lac ont séjourné pendant longtemps à ce niveau , que ces terrs5se> elles-mêmes sont surmontées de murailles à pic composées ausfi de matériaux erratiques qui paraissent avoir été soumis pemisst longtemps à l'action des vagues. C'est ainsi que l'on voit, sur il: grands espaces, des terrasses placées au-dessus les unes des autres, au fond des golfes ou le long des rivages. Il y en a quelquef.^i^