DE U VALLÉE DU PÔ, AUX ENATRONS DE TURIN
M. et G. i. H* Cil. Martliis lit, en son nom et au nom de iniroducuon.
. B. QMitiiiili, une note sur les terrains superficiels de la vallée du Pô, aux environs de Turin.
Les auteurs de cette note traitent surtout des terrains de trans^ port confondus jusqu'ici sous les noms de dihivium. Les uns sont formés de débris charriés et transportés par les glaciers qui descendaient autrefois jusque dans la plaine du Pô ; les autres ont une origine aqueuse: delà uue classification fort simple de ces terrains.
M.et G.2. Formation glaciaire. --Anciennes moraines, identiques, ronnauon giadère. sauf la grandeur, aux moraines des glaciers actuels, elles sont dé^ posées à l'entrée des grandes vallées alpines , telles que la vallée de Suse^ celle d'Aoste, du Lac majeur etc.
Anciennes moraines de Rivoli.] — Au débouché de la vallée de Suse on voit deux moraines latérales ^ la droite, plus considérable , entre Avigliana et Trana; la gauche, moins puissante, le long des flancs du Musinet. Entre Trana et Rivoli, les moraines frontales forment des rangées de collines en arc de cercle. Ces collines s'élèvent quelquefois à 150 mètres au-dessus de la Dora Riparia ; elles présentent la forme de cônes, de monticules arrondis et de crêtes; elles se composent de sable, graviers, fragments de toute grosseur, cailloux raf/e5 entassés confusément, sans trace de stratification, et supportant des blocs erratiques à angles aigtis , à arêtes vives y ayant quelquefois jusqu'à 28 mètres de longueur. Près d'Avigliana et de
* D. A. Terrains superficiels de la vallée du Pô aux environs de Turin , par €li. Bl*riinm et S. «Mlaldl (Société philomatique de Paris , séance du 15 juin 1850). Paragraphes H. et G.
Trana, la roche en place présente des stries rectilignes parallëes entre elles et à l'axe de U vallée , identiques en tout à celles quê burinent les glaciers actuels.
Anciennes moraines d'Ivrée. — Les anciennes moraines tenninale^ du glacier de la vallée d'Âoste forment un vaste quadrilatère dont le périmètre circonscrit une surface de 327 kilomètres carrés. Ce quadrilatère occupe la plaine au débouché de la vallée d'Aoste et entoure la ville d'Ivrée. La grandeur de cette moraine n'a rien de surprenant jsi l'on réfléchit que le glacier qui l'a déposée provenait du Mont-Blanc, du Grand-Saint-Bernardy du Mont-Cervin, du Monte-Rosa et de^ montagnes comprises entre la Doire et l'Isère.
La moraine latérale gauche est connue sous le nom de la Serra. c'est une longue colline à arête rectiligne , qui va en s'abaissant depuis les Alpes , où elle s'élève à 650 mètres au-dessus de la Doir?, jusqu'à Cavaglia, où elle n'a guère plus de 40 mètres. La moraio.: latérale droite s'étend du village de Brasso , point où elle s'appuie contre la montagne, jusqu'au torrent de la ChiuseUa, jusqu'au la: de Viverone; les collines s'élèvent entre 160 et 300 mètres aih dessus de la Doire. La composition physique de ces collines est la même que celle des moraines de Rivoli ; les caiUoux rayés sont fort abondants sur la moraine frontale. Toute la vallée d'Aoste et les mamelons dioritiques qui entourent Ivrée, sont couverts de^ncs toujours parallèles à la direction de la vallée. Ces deux exemples suiBsent pour montrer quelles sont les formes des anciennes me»raines de la vallée du Pô.
terrain M, ct G. 3. Tcrruin etratique éparpillé. — Quand on pénètre sous
erratique épirpflié. ^J^ glacier , OU y trouve une couche en général peu épaisse , composée de fragments plus ou moins volumineux , frottés , arrondis H rayés par la glace qui les presse contre le roc et les entraine a\ev elle ; puis du sable et de la boue résultant de la trituration de ces fragments lavés et remaniés par les filets d'eau et les ruisseaux qui circulent sous le glacier. Quand un glacier progresse, il entraîne cï» matériaux ; quand il diminue, c'est-à-dire quand il fond, les bloc.^ erratiques et autres fragments anguleux qui reposent sur la surface supérieure du glacier se réunissent à ceux dont nous avons parlé : en d'autres termes , la moraine superficielle se superpose à la mcraine profonde ; c'est là ce que W,. de dluM^imitàér a judicîea^e-