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MORAINE PROFONDE DE L'AÂRBODEN

Cette surface à l'amont étant une moraine profonde, doit conserver à l'aval la même dénomination.

Et de plus, la surface se liant, sans intermédiaire et sans modiGcalions, dans la distribution des matériaux, dans leurs formes caractéristiques , à la masse entière du comblement , cette masse fait partie de la moraine profonde.

Mais cependant on pourra encore m'opposer une autre objection que je dois prévoir, et à laquelle je ne puis faire une réponse catégorique. Les nappes superficielles n'ont peut-être pas été fouillées à d'assez grandes profondeurs , et il serait possible qu'un terrain diluvien ancien fût caché sous une couche erratique plus ou moins puissante'.

J'avoue que je n'en, sais absolument rien: mais, ou ce prétendu terrain diluvien ressemble à celui de la plaine d'Alsace, et, dans ce cas, il offre tous les caractères des dépôts erratiques ; ou bien il en diffère entièrement ; sa puissance et ses caractères sont également inconnus; et je pense qu'il sera grandement temps de s'en occuper quand on sera parvenu à le trouver , à le faire voir , et à fournir une première, une seule preuve.

H. 44. La moraine profonde du premier cirque , entre le glacier iioniie proronde Unter-Aar et le pont de l'Aar-Boden, malgré les bouleversements ^« «A-rbodi^n. que les eaux ont causés et produisent à sa surface, conserve encore parfaitement le nivellement régulier que les glaciers seuls peuvent imprimer aux dépôts meubles qui les supportent. J'y ai fait faire diverses fouilles, et partout j'ai trouvé des galets anguleux associés à des cailloux roulés, et toujours, mêlé aux matériaux du comblement, le lehm ou la boue glaciaire j que les eaux font disparaître et enlèvent dans toutes les parties de la nappe qu'elles ont fouillées ou remaniées.

Cette nappe n'éprouve ni renflements ni dépressions , près des rochers qui se relèvent à sa surface, sur la gauche du bassin. Et |

ces rochers qui portent des traces évidentes de Yaction glaciaire

* D. A. Ces fouilles ont été faites sur la rive gauche du torrent dans le sol, à une I

certaine distance du torrent que les eaux n'atteignent que rarement , et sous le gazon

on a trouvé partout du sable et du limon fin (boue de glacier) d'une épaisseur variant i

de Ob,80 à 0>b,50, et portant au-dessous des matériaux anguleux môIés de galets glaciaires écornés et plus ou moins arrondis, et des galets et firagments de roche rayés.

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