‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 3)Chapitre 199 sur 216 · POSTÉRIEUR · texte numérisé non relu

POSTÉRIEUR

H. 56. La moraine profonde de l'ancien glacier du Rhin, qui se kipp* «le combitmem développe entre les Vosges et la Forêt-Noire, se retrouve dans toutes gUM^icrdraldne. les parties de la vallée supérieure jusqu'aux environs de la source du fleuve ; elle forme un plan incliné continu entre les lacs de Constance et de Wallenstadt et Reichenau ; puis, à l'amont de ce point , elle se divise en nappes étagées, interrompues dans tous les défilés, et chaque fois que les dispositions du sol trop accidenté, des pentes trop rapides ou des escarpements en ont ou empêché le dépôt ou favorisé la destruction. *— C'est une immense accumulation de débris des masses minérales provenant de la vallée principale et de ses divers affluents , de sables , de galets et souvent de blocs , plus ou moins parfaitement polis , ayant conservé des traces incontestables des chocs et des frottements qu'ils ont subis pendant leur transport. La surface de ce dépôt est presque toujours dressée d'une manière tellement parfaite qu'elle semble horizontale , et que latéralement elle dessine aux pieds des montagnes bordant les bassins

qu'elle occupe^ une ligne paraissant de niveau et rappelant les rives des lacs : la masse entière semble marquer des cavités auirerois inondées , remplacées aujourd'hui par des comblements dont les surfaces auraient conservé une horizontalité presque aussi parfaite que celle des eaux dans les moments de calme.

Les matériaux de cette nappe ont évidemment été transportés; ou trouve des galets alpins dans toute la basse vallée, et des galets provenant de la haute vallée, non-seulement suivant le cours du Rhiu, mais encore dans la direction de Zurich. Et si l'on admettait que des courants seuls ont pu en opérer le transport, il faudrait rechercher de quelle manière les lacs de Constance et de Wallenstadt ont êk franchis , et pourquoi ces immenses cavités n'ont pas été comblées tout d'abord, fait qui jusqu'ici est resté sans explication.

Examinons s'il serait plus facile de rendre compte de l'action des courants à l'amont de ces bassins et jusqu'au glacier de Rheinwald.

Rhin postérieur jj 57 [^q j^JjJu postéricur , à l'amont de Reichenau, reçoit plu-

ramoDi de Reichenau. sicurs affluenls, tcls que l'Albula, le Schein, le torrent de Ferrara ;

la vallée offre des bassins élargis à Hinter-Rhein^ au Splûgen, à Andeer, à Tusis, et ces bassins sont sépai^és par les défilés de la RoÛa, de la Via-Mala, dans lesquels la pente longitudinale trés-inclinée est entrecoupée de nombreuses chutes.

La vitesse des eaux variant à chaque instant suivant la pente et les sections du terrain qu'elles parcourent, et en raison de leur masse, leur force et les résultats de leur action devaient nécessairement varier aussi , et le Rhui aurait subi toutes les phases d'un torrent ayant ses bassins de réception et des goulots d'écoulement, à la suite desquels les déjections ou le comblement pouvaient s'accumuler.

via-ii.ia. §j Yçy^ admet qu'à une certaine époque il occupait dans la vallée

toute l'étendue de terrain marquée par la nappe profonde, il faudra en même temps supposer une masse d'eau assez considérable sortant de la coupure étroite et rapide de la Yia-Hala , avec une trèsgrande vitesse, et rejetant dans le bassin de Tusis les matériaux entraînés du haut de la vallée.

A l'entrée de ce bassin , la pente diminuant subitement , les matériaux pouvaient s'accumuler et constituer un cône de déjectioo

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