COLLINES DE DÉBRIS
qu'à San-Ja^ qui est à une bonne lieue de Cavaglia; mais au delà de San-Ja l'on ne trouve plus que les plaines et les sables de la Lombardie.
S. 977. Du haut des collines que l'on traverse entre CATaglin et YYrée, ou mieux encore du haut de celle qui est entre Yvrée et les Alpes, on reconnaît parfaitement la route qu'ont suivie tous ces débris.
On voit, de ces hauteurs , l'entrée de la vallée d'Aoste, flanquée à l'est et à l'ouest de deux hautes montagnes. Celle du côté de l'est se nomme la montagne de Saint-André, Le pied de cette montagne sert de base ou de point d'appui à une haute colline, qui est en entier composée de débris de la chaîne des Alpes, et dont la hauteur diminue graduellement à mesure qu'elle s'en éloigne.
L'autre montagne qui, à l'opposite de celle de Saint- André , flanque à l'ouest rentrée de la vallée d'Âoste, se nomme Ameun. Sa base sert aussi de point d'appui à une colline moins élevée et moins régulière que la précédente, mais qui est aussi toute composée de débris.
Ces deux collines qui viennent, sous un angle d'environ 100 degrés, converger à l'entrée de la vallée diAoste, ne désignent-elles pas évidemment les bords du courant qui s'évasait en débouchant hors de cette vallée? En effet, la résistance que les montagnes At Saint- André et A'Amoun apportaient à la sorUe des eaux, devait nécessairement produire sur les bords du courant un ralentissement, qui le forçait à déposer là une partie des corps qu'il entraînait dans son cours. Je ne sais si je ne me fais point illusion , mais il me semble qu'à moins d'avoir des attestations de témoins oculaires , on ne peut pas imaginer des monuments qui prouvent la vérité d'un fait avec plus d'énergie.
S. 978. Les faits déjà cités me paraissent démontrer que les caiU ^ phénomène des loux roulés qui se trouvent dans les plaines septentrionales des "*""*" '*"'** 'T!'
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Alpes, ont été charriés par des courants impétueux qui descendaient du desAipet. haut de ces montagnes; j'ai même désigné (S. 319), des collines formées comme celles que je viens de décrire, sur les bords du courant qui a charrié ces débris. Ce phénomène appartient donc aux deux côtés de la chaîne des Alpes, d'où il suit que, lors de cette grande dé*
iM PHÉNOMÈNES ERRATIQUES DANS LES ALPES.
débâcle, les eaux 86 versèrent avec une égale furie deS deux CÔtés de cette
chaîne.
cwiioox roniéi g j^gQ j'obscrvai en montant à Glens , et j'ai depuis lorsgénéla mer. Falisé ccttc observaliott dans les environs d'Hjère» et dans les îles, que dès qu'on s'élève à 8 ou 10 pieds au-dessus du niveau de la mer , on ne trouve plus du tout de cailloux roulés , mais seulement des fragments anguleux des rochers du voisinage. Ce fait est important et remarquable à divers égards.
Bloc» de gnnit S. 4750. A uuc licuc cu aval du hameau FoppianOy qui est le éBorae«^t à angles jgj^jjjgj, ]^^\y[[^ paj» des allcmauds (route deFormozza aux îles Borro-
mées), on rencontre un oratoire , et près de là des bbcs degi^anit veiné entièrement détachés, à angles vifs, d'une grosseur énorme. L'uu d'eux, auprès duquel passe la grande route, qui n'est ici qu'un sentier à mulets, est réellement effrayant par le surplombement de ceUe de ces faces sous laquelle on est forcé dépasser; il semble qu'il doive de lui-même culbuter en avant et vous écraser; mais quand on l'a passé et qu'on voit la largeur de sa base , on comprend qu'il n'y a pas de danger. *
cou^a» S. 1027. A une demi-lieue en aval de ialnt-Brancliier (route
8«i^B*rJ^ir du grand Saint-Bernard kMartigny) le chemin passe au milieu d'une haute colline toute composée de terre, de sable et de blocs de granit; mais on n'y distingue rien qui puisse prouver que cette terre soit une terre végétale , ni qu'elle ait été déposée au fond de la mer dans un temps où les cimes des Alpes étaient des îles peu élevées au-dessus de celte surface (S. 679).
Colline de GenèTe. S. 51. La collinc sur laqucllc Gaûve est située, est toute composée de lits à peu près horizontaux de sable ^ de gravier et d'argile. Elle a dû être anciennement jointe par sa base à celle de SaintiIcAii, qui est de l'autre côté du Rhdne; les lits horizontaux de la colline de Saint-Jean , coupés à pic vis-à-vis de la ville , paraissent en fournir la preuve. Mais le fleuve en creusant son lit a séparé les deux coteaux; et le lac, qui sûrement s'élevait jadis même pardessus leurs sommets , les a laissés à sec , et ne baigne plus que leurs pieds, straetore S. 54. A l'oucst dc la ville de Genève^ de l'autre côté de YArve,
des eoiune. de Saint- s'élèvcnt Ics côlcaux dc la BûHc 61 de Saint-Jean , coupes à pic parle
Jean el de la Bâtie. nL - i> 4 i tri
iinone et 1 Arve; on distingue les nts presque horizontaux de sable,