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ACTION DU FŒHN SUR LES MATIÈRES GELÉES

fast an die Kante des hohen Rohnen hinauf \\'eg zu schmeizen. — Jahrgànge also, in denen der Fôhn weniger herrscht als in anderen, sind der Zunahme des Schnees und der Gletscher sehr fôrderlich ; ein schlagendes Beispiel dafiir ist ihr ausserordentliches Wachsthum im Zeitraum von 1812 bis Anfang der zwanziger Jahre gewesen. — Bliebe aber der Fôhnwind so viel als ganz ans, so bekàmen wir ein Klima, âhniich dem, welches jeizt in den sûdlichslen Theilen von Amerika herrscht; dort aber erstrecken sich Gletscher unter einem Breitengrade, welcher dem von Lugano im Tessin entspricht, sogar bis an den Spiegel des Meeres hinab; es kann daher kaum einem Zweifel unterliegen , dass bei solchem kàlterm Klima die Gletscher bei uns allmâhlich wieder das ganze Gebiet bedecken wiirden, welches sie in der Vorzeit inné gehabt zu haben scheinen. Der Fôhnwind wûrde aber ausbleiben , wenn seinStammort, die heisse Saharawûste, sich wieder in ein Meer umwandelte; von der Wasserflàche wûrde nicht mehr , wie es jetzl bei dem von (1er Sonne erhilzten Boden der Fall ist, ein warmer Luflslrom aufsleigen , welcher nach den die Nalur beherrschenden physikalischen Geselzen in der Hôhe der Atmosphâre sich nordwârts wendet und zeitweise als Fôhnwind ûber die Oberflàche unseres Landes* wegzieht. — Verschiedene Umstànde weisen aber , wie der scharfsinnige RUter schon lângst' angedeutet bat, in der That darauf hin, Ritter. dass die Sahara in verhàltnissrnassig sehr neuer Zeit noch ein Meer ^" «>«»i«»w"gewesen ist. Ist dem so, so kann der Fôhn damais bei uns noch u sah«« était couvert nicht geweht haben und es slellt sich somit als gar nicht unwahr- «*'*" (•«>• •»*' * >'*scheinlich dar , dass wirklich das Aufsteigen eines Theils von Afrika ^^x^Leï'emtd^^^^^ aus den Meeresfluthen das Glelscherklima unserer Gegend in das- («lAfrique) nav«ient jcnige umgeàndert hat, welches wir jetzt geniessen*. — Sicher'^**^^"'^^'*^^^^^^ auch scheint zu sein , dass aile dièse Vorgànge stalt gefunden haben , bevor die Erde zur Aufnahme des Menschengeschlechles reif war; im ganzen Gebiete der Alpen weist Ailes darauf hin, dass noch

•Erdkunde, t. l", p. 396-403, 1817.

*E. et H. Prof, ivalehner (Handb. der Geog^nosie) ist nach t. der ivtelui und 6. v^rchkammera Vorgang in Betreff der iËnderung des Klimas in Nord-Europa geneigt, das Eintreten der hohern Temperatur auch in unseren Gegenden der jetzigen Richtung und Vertheilung des Golfstromes zuzuschreiben , und es ist allerdings sehr wahrscheinlich , dass auch dièses Elément Einfluss gehabt hat auf die Herbeifuhrung unseres jetzigen Klimas.

keines Menschen Auge Zeuge war weder von der Zerslreuung der Alpblocke , noch von einer Ausdehnung der Gletscher, welche ihre unter den jetzigen Verhâllnissen môgliche Ausdehnung ûberschritt.

Ob die Wahl des hesprochenen Gegenstandes passend gei^esen ist weiss ich nicht , um so weniger als die Erôrterung desselben zu einem Resultate gefùhrl hat^ dasbeim ersten Eindruck alseinaben* teuerliches erscheinen mag; ich habe ihn dennoch gevsràhlt, ^eil die Gelcgenheit , die Richtigkeit oder die Irrthûmlichkeit dièses Résultats mil eigenen Augen zu untersuchen , in unseren nàchsten Umgebungen in reichem Maasse dargeboten ist. Er bekràftigt auch den Schiuss, den Freund Heer aus den Ihnen geschilderten VorgàDgen gezogen hat ; denn trûgl nicht Ailes , so sind zur Hervorbringung bloss des Blockphânomens viele Jahrtausende nolhwendig gewesen. Dièses seibst aber ist ein so kurzer Moment in der Geschicbte der Erde, dass die ganze Période, welche seit der Erschaffung des Menschen verflossen ist , im Vergleiche zum Aller der frûfaesteo organischen Schôpfungen als eben so verschv^indend klein sich darstellt, wie unser Planet hinsichtlich seiner Grosse im Vergleiche zum Wellall.

Das Sludium der vom Schôpfer der Welt in die Erdrinde eingegrabenen Schriflziige gewâhrt also dem forschenden Geiste , wie das Studium jedes Nalurzweigs , nicht nur frùher kaum geahnte Emreiterungen unserer Einsicht in den innern Zusammenhang aller Erscheinungen, sondern es lehrt uns auch DemtUh und Geduld.

E. B*. L'existence d'anciens glaciers dans le Jura est admise, latrodaction. mais non encore étudiée*. Déjà en 4806 , FlsyftOr faisait venir les glaciers des Alpes jusqu'au Jura. Après lui , lliM. Tenetz et de Charpentier ont donné des explications systématiques du phénomène. En présence de cette grande extension des glaciers des Alpes, confirmée en 1847 par M. Cli. llartiiis, l'existence de dépôts glaciaires jurassiques sur plusieurs points du pied des grandes chaînes qui bordent le bassin suisse a été facilement acceptée, quand lEH. Agasalx, «uyot et Iiardy sont venus signaler ces dépôts dans le voisinage des lacs de Sienne et de Neuchâtel, Enfin , en 1847, mu. Pldaneet et Iiory n'ont trouvé aucun incrédule , quand ils ont signalé des dépôts glaciaires avec des roches striées et polies dans Tintérieur des chaînes jurassiques; la distance des points qu'ils ont cités {Les Rousses, Saint-Laurent, le Fort de JouXy Saillie-Croix) indique assez que l'intention qu'ils ont annoncée alors de continuer leurs observations dans toutes les hautes vallées du Jura , était fondée fur la certitude d'une vaste extension du phénomène glaciaire.

*D. A. Extrait des Actes de la Société helvétique deê sciences naturelles, réunie à Porrentruy, le 2 , le 3 et le i août 1853, p. 231 et suiv. XVl. Essai sur les anciens glaciers du Jura , par Amlle Benoli , de la Société géologique de France. Planches explicatives; 13 figures de coupes de terrains. 1. Embouchure de la vallée de la Valserine. 2. Vallée des Foutes. 3. Château de Montfaucon. 4. Montfaucon. 5. Citadelle de Besancon. Trois Châtels. 6. Perte du Rhéne. 7. Frontière suisse et française. Boncourt. Diluviuni. Erratique jurassique. AUuvion récent. 8. Chaîne jurassique. Erratique jurassique. Erratique alpin. 9. Sainte-Croix. Mont de la Limasse. Vraconne. 10. Regard vers Test. ' Regard et ablation vers l'ouest. Déjettement vers Test. Déjettement vers Touest. Chaîne à grand relief. Chaîne rosée, il. Coupe de Saxon 13. Développement de Mollendruz au Suchet. 13. Dent de Vaulion. Val de Valorbes. Cdtes de Praillieux. * D. A. Le terrain erratique dans le Jura a été décrit par H. de AMUNNure. Vuy. les aragraphes S.

On sait donc maintenant que le Jura a eu ses glaciers propres; que les matériaux erratiques dss Alpes, des Vosges et de la Font- Noire ont pénétré dans Tintérieur des chaînes jurassiques, ainsi que Tont depuis longtemps signalé min. Thurmann, Qrcaslj et Qtiiquerez, et Ton peut hardiment conclure de ces faits que les anciens gltciers du Jura étaient contemporains de ceux des Alpes, des Vosges et de la Forêt-Noire. C'est cette contemporanéité, celle connexion, qui a été surtout l'objet de nos études dans le Jura, Pour exposer quelques-uns des faits qui sont venus à notre connaissance, nous nous contenterons de décrire brièvement le phénomène glaciaire dans le Jura méridional.

Disons d'abord que l'allure des glaciers dans le Jura a été tout à fait identique à celle des glaciers des Alpes et des Vosges, quoique plus restreinte. Dispersion des matériaux dans les vallées environnant la région glaciaire, moraines en place dans les vallées intérieures , action des afQuents sur les moraines latérales, ampleur des glaciers proportionnellemenl à l'étendue des bassins d'alimentation, roches en place polies et striées etc. etc. , tout se retrouve dans le Jura. On verra dans le rapide exposé qui va suivre que nous pouvons distinguer trois formes de glaciers, selon qu'ils sont situés dans les vallées longitudinales, dans les cluses, ou sur les plateaux, et qu'ils ont eu diverses époques d'extension et de retrait. Vallée E. B. 2. ITallée de la Valserine. Cette vallée étroite et profonde

est située dans un pli néocomien entre les deux dernières chaînes du Jura ; elle va en ligne droite et avec une faible pente , du pied de la Bôle à celui du Sorgiat (Grand-Crédoz de la carte de l'Élal-major français) , où elle s'ouvre sur un bas plateau néocomien qui porte les villages de Montanges, Champfromier et Confort. Ce plateau offre de nombreuses traces d'anciens glaciers jurassiques. Près de Montagnes, le pied du crêt néocomien, relevé selon la faille qui met le keupérienen affleurement, présente des surfaces moutonnéts^ polies, striées, puis recouvertes de blocs, galets, sable et bouegliciaires. Ces dépôts se rencontrent sur plusieurs points du plateau de l'un et de l'autre côté de la Valserine, et revêlent assez haut le pied du Sorgiat. Un fait remarquable , c'est que ces débris glaciairt^ de l'embouchure de la vallée de la Valserine sont tous et sans mélange d'origine jurassique, tandis qu'au-dessus d'eux, sur le même

de la Vilserine.

VALLÉE DE LA VALSERlNE. 479

flanc du Sorgiat, on trouve à une grande hauteur des cailloux alpins épars sur le sol. Ainsi on remarque ces cailloux alpins dans le petit val de Mantière, qui est suspendu au flanc du Sorgiat et domine la Valserine; on les retrouve encore dans le bois qui garnit les crêtes du Sorgiat au-dessus du Grand Crédoz, La hauteur à laquelle ils se trouvent est de près de 800 mètres au-dessus du cours de la Valserine et du Rhône; ils ont sans doule passé par le Fortl'Écluse; mais au lieu de continuer leur marche vers le midi , ils auraient tourné autour de la brusque terminaison de la dernière chaine jurassique , et remonté ainsi plus ou moins loin dans la vallée de la Valserine; leur arrivée sur les flancs du Sorgiat date probablement du commencement de V époque glaciaire; elle fait supposer .que teux qui ont pu se déposer à des niveaux plus bas et jusqu'au fond de la vallée de la Valserine y ont été ensuite balayés par Tinvasion des glaciers jurassiques. Quoi qu'il en soit, c'est l'altitude actuelle des cailloux alpins au Sorgiat qui est importante à considérer au point de vue des mouvements orographiques qui ont pu avoir lieu pendant ou après Vépoque glaciaire , car elle indique un exhaussement de la chaîne après leur dépôt ; cette idée est confirmée par l'étude orographique de la contrée, et corroborée par d'autres exemples pris dans tout le Jura.

A partir de la localité qui nous occupe , c'est-à-dire du plateau de Montanges, on voit, en descendant les rives de la Va^erme jusqu'au Rhône, les matériaux glaciaires jurassiques se mélanger de plus en plus avec les matériaux alpins , qui deviennent tout à fait dominants à Bellegarde. Si, au contraire, on remonte la vallée de la Valserine, on retrouve le phénomène glaciaire purement jurassique. La vallée, dans toute sa longueur, ofire çà et là quelques restants de moraines latérales , mais point de moraines frontales bien marquées, si ce n'est à son extrémité supérieure; ce qui indique que le glacier y après avoir occupé toute la vallée, a éprouvé un retrait brusque considérable avant de disparaître tout à fait. Ce retrait est un fait général dans le Jura, et se reproduit identiquement dans les Alpes; il ne faut pas parcourir de grands espaces pour reconnaître qu'il est indépendant de la longueur des vallées, mais qu'il s'est produit dans une proportion inverse des pentes, c'est-àdire suiva}U la loi des lignes isotliermes de l'époque glaciaire.

Vallée E. B. 3. Tallée de la Semliie. La Semine est un affluent de la

c a eœine. Yalserine , coulant de Touest à Test, depuis près de A^tfii/«a jusi|u'ù Châlillon'de'Michaille. La vallée, comme beaucoup d'autres dans le Jurdy est constituée par une suite de cluses qui coupent les nia>sifs montagneux plus ou moins perpendiculairement aux directions des chaînes. C'est dans les vallées de cette sorte que Ton trouve les matériaux glaciaires en très-grande abondance. Les gldciers qui k^ remplissaient avaient des affluents descendant des plateaux élevéï et des hautes vallées de ploiement. Dans la vallée de la Semitie, ces affluents arrivaient presque tous par la rive gauche, car la rive droite est hautement escarpée, et les plateaux supérieurs qu'elle limite brusquement ont généralement leur pente vers le sud, ce qui fait que les glaciers de ces plateaux se déversaient peu dans la vallée de la Semine, Aussi remarque-t-on que les puissants affluents de la rive gauche ont refoulé sur la rive droite les moraines laïcraies ; celles-ci forment actuellement, jusqu'à de grandes hauteurs, des revêtements nombreux , composés de gros blocs arrondis , sii'u's ou polis, de galets de toute grosseur, également usés par V action glaciaire y de matériaux sableux et menus, le tout confusément mêlé et cimenté par une boue glaciaire très-abondante faisant l'office de mortier. Près du village de SaiiU-Germain on voit très-bien cet effet d'un affluent puissant, qu'on doit même considérer comme la branche principale du gkicier. On y remarque aussi au confluent des deux vallées une sorte de moraine médiane , triangulaire ^ commune aux deux branches. Si l'on remonte les vallées latérales que suivaient les affluents, on parcourt d'assez grandes distances sans rencontrer de matériaux glaciaires importants, si ce n'est, au fond des ravins , des blocs autrement arrondis qv^ n'auraient pu le faire des eaux torrentielles. Mais quand on arrive dans les régions un peu élevées, là où les plateaux s'abaissent par de larges gouttières qni conduisaient les glaciers dans les cluses profondes, alors on voit fréquemment des barrages arqués, plus ou moins prononcés, successifs, qui ont les caractères et toute la constitution des moraina frontales. C'est dans ces régions, c'est-à-dire sur les points de ilêclinaison des plateaux, qu'on rencontre le plus fréquemment les roches en place nivelées , striées et polies; pour les voir en parfait état de conservation, il faut toujours détourner les matériaux meu-

de Saint-Claixlp.

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