BALE ET COBLENCE
Venralii ewAtlqiue entre Bftle et CoMenee.
H. S*il est vrai, comme cela parait être constaté et démontré , introducuon. que le lehm , ou boue glaciaire , est le produit de la trituration des matières mviérales soumises à V action des glaciers, on doit le retrouver dans tous les dépôts erratiques , moraines profondes , latérales et frontales, aussi bien que dans les bassins, où il a été entraîné par les eaux et déposé sous forme de sédiment; et évidemment sa présence prouvera que les accumulations soit erratiques ^ soit <Mu^ viennes , dans lesquelles il existe comme élément essentiel , n'ont pu précéder les glaciers anciens ou actuds *.
Dans les dépôts de comblement, que j'ai regardés et que je conti- ''•"■''»•
*; ^. T. .,. de comblement.
nue a considérer comme des moraines profondes , je n ai aperçu Moraîoei profonde! nulle part une division en deux étages ; le premier , ou inférieur , dépourvu de boue glaciaire , et le deuxième , ou supérieur , en ofifrant seul et exclusivement.
Le lehm s'y rencontre touj'ours, dans toutes les parties ei à toutes les profondeurs connues , comme élément essentiel et constitutif; et si ces comblements étaient d'origine diluvieniie, ils appartiendraient évidemment à la période glaciaire. Mais les caractères des nappes de comblement , l'arrangement et la distribution des matériaux qui
* Par llcari MHSm^^ paragraphes précédés de H.
* D. A. Boue glaciaire, Uhm, lœtSf sont des termes synonymes.
les composent , aussi bien que la présence même du lehm ne permettant pas d'admettre l'action exclusive des cours d'eau dans le transport des matériaux dont elles se composent, ainsi que j'ai cherché à le démontrer dans les observations qui vont suivre , je n'ai pas encore entrevu la nécessité de modifier la classification qu'il m'a paru naturel et rationnel d'adopter pour les terrains superficiels.
Dép4u glaciaires. Daus CCS divcrscs formations on retrouve les preuves soit de
l'action glaciaire exclusive , soit de l'action combinée de la glace et de l'eau, enfin de l'action exclusive de cette dernière cause; et, dans mes observations, je me suis constamment attaché à déterminer les caractères propres aux divers dépôts glaciaires ou aUuviens supérieurs aux terrains tertiaires et qu'il me semble toujours possible de séparer les uns des autres.
Mais je n'ai reconnu nulle part aucun indice de terrains placés tantôt au-dessous , tantôt au-dessus des dépôts glaciaires , et dont on attribue l'origine à des courants puissants , qui auraient inonde les plaines , les vallées , et auraient recouvert même des montagnes élevées , soit avant l'apparition des anciens glaciers , soit au moment où ils se sont retirés : terrains et causes également ima^aires dont, jusqu'ici, on n'a su ni définir les caractères et la positiou géologique ni montrer les preuves au moyen de traces que des courants extraordinaires n'auraient pu manquer de laisser sur le sol exposé à leur action violente.
Boue glaciaire. Si jc mc suis tTompé daus mes appréciations, je désire vivemeot être éclairé et désabusé ; mais, en attendant, et avant d'admeUre, sans preuves, les hypothèses nécessaires ou superflues auxquelles on a habituellement recours pour expliquer la formation des terraios superficiels, la présence de la boiie glaciaire dans les dépôts de comblement, que je considère comme des moraines profondes, demeure un fait acquis et que j'ai vérifié avec soin : il m'a seni à déterminer l'âge et l'origine de ces nappes qualifiées de diluviennes, et qui n'ont pu ni précéder l'époque des glaciers, puisque le leho prouve l'existence de l'action glaciaire au moment où elles se K>nî formées, ni s'étaler postérieurement, puisqu'elles servent de base, non-seulement à toutes les moraines frontales les plus avancées, les plus anciennes , aussi bien qu'à celles des glaciers en activité .