HAUTEUR DU DÉPÔT DES CAILLOUX ET DU LEHM
conviction que ce qu'on lui représente est le résultat de l'action exclusive des eaux, au moins lui laisser quelques doutes à cet égard ; et si l'on évite surtout de lui rappeler que les galets de la plaine du Rhin et ceux des moraines profondes non contestées des hautes vallées sont absolument identiques : fait positif, que je me contente de rappeler en passant (pi. 2, fig. 15 à 23).
Mais si l'on substitue aux croquis partiels produits jusqu'ici, des B4ie«suiu. profils et une carte de l'ensemble du dépôt , dans la partie supérieure du bassin , c'est-à-dire entre Bâle et SuUz par exemple , on reconnaîtra immédiatement qu'il y a autre chose à considérer ici que l'action d'un cours d'eau soit entre les terrasses marquant ses limites , soit sur une plaine basse dans laquelle il a pu divaguer à diverses reprises, et former quelques atterrissements que Ton montre comme des preuves de l'origine diluvienne de la messe du comblement.
En effet , si l'on indique sur un plan l'ensemble du dépôt et les dispositions principales de ses diverses parties, on voit ce dépôt non-seulement occuper d'un côté à l'autre du bassin tout ce que Ton nomme la plaine du Rhin, mais encore recouvrir les collines et les proéminences qui s'avancent, à partir des contreforts de la. chaîne du Jura, près de Bâle, jusqu'à Mulhouse, entre les bassins MeàMaihouM. du Rhin et de l'iM, et se rattachant aux rameaux avancés du massif ** bLim""* du Bœrenkopf pdiv le col de Valdieu, à la limite supérieure des bas- denueidaDoobt. sins de VIU et du Doubs.
H. 12. Le dépôt de cailloux s'élève à plus de 100 mètres au-des- Hiotear sus du niveau du Rhin à Bâle, et forme, à l'emplacement même de **" ?*''"";"'" cette ville, des buttes qui s'abaissent graduellement jusqu'au niveau de la plaine dans la direction de Blotzheim; il se retrouve sur les hauteurs de Ranspach, de Folgensberg, d'Altkirch, à 446 , 455 mè- Runiweh, très etc. au-dessus du niveau de la mer, soit à 180 mètres moyen- po'^"»»«'?.^'"«ï»' nement au-dessus du Rhin à Bâle , et à 214 mètres au-dessus de la Hoihoase, Fnncken. plaine à Schlierbach: sur d'autres plateaux les cailloux disparaissent et sont remplacés par le lehm , qui s'étend sur toutes les sommités, entre Mulhouse et Franckeii, à 360 et 413 mètres, soit jusqu'à 170 mètres au-dessus de la plaine à Mulhouse.
Les cailloux des buttes élevées, près de Bâle, proviennent en »*»•• grande partie des Alpes, du Jura et de la Forêt-Noire; mais ils sont
Blodelitheim.
associés et mêlés à des cailloux vosgiensy parmi lesquels on distingue parfaitement la syénite feuille morle des ballons ^
Occupons-nous d'abord des cailloux des plateaux , désignés sur la carte géologique du département du Haut-Rhin, sous le nom de cailloux du lehm (Voltz).
schiierbach, Cq n'gst pas asscz d'élever le Rhin de 17 mètres pour l'amener au
ogent erg. ^.^^ ^^ coUincs tcrtiaircs à Schlierbachy il faudra encore le faire monter, non-seulement à la côte 455 mètres, c'estrà-dire à 222 mètres au-dessus de KembSy mais plus haut encore, si l'on veut qu*il puisse charrier des cailloux sur le plateau de Folgensberg; et, en effet, s'il était venu seulement afQeurer ce point, il est bien évident qu'il n'aurait pu y transporter ces matériaux (pi. 1 , fig. 2).
Cependant, en admettant seulement pour le moment une lame d'eau de 222 mètres touchant à la côte 455 mètres, on aurait, eu égard à la pente de la vallée, à peu près 212 mètres vers Blodd^hdm; et si l'on veut apprécier très-approximativement la vitesse et le débit, en une seconde, du fleuve ainsi gonflé, en faisant usa;j;e de la formule qui s'applique le mieux aux cas de grandes vitesses,
tt = 51 \/tli dans laquelle
s la section du fluide serait moyennement ^^ >^ ^**' — 3,480,000 mètres carrés ; p la pente par mètre = 0°^,001 ; c le périmètre mouillé = 31 kil. On aura pour la vitesse t^ = 15 mètres , et pour le débit : g = 47,100,000 mètres cubes par seconde, 4,121,280,000,00(1 mètres cubes par jour, soit une lame d'eau de 10 mètres de hauteur sur plus de 41 millions d'hectares par 24 heures.
H. 13. Les sources d'un pareil fleuve sont taries en grande partie et, on le comprend, il serait difficile, sinon impossible, de déterminer même approximativement les lieux d'où elles auraient pu surgir : c'est même l'un des points les plus obscurs de la question. Et en supposant au Rhône, à l'Aar, à la Doire^ au Tessin et aux autres rivières sortant des Alpes un débit proportionné à celui-ci , on parviendrait à d'innombrables quantités !
Transport des cailloox et du lehm .
Mémoire cité.
Vitesse du Rhin.