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D'UNE PARTIE DU BASSIN DU RHIN

A. D. 1 . Des matériaux de transport ont été apportés en abondance introdoction. dans toute l'étendue de la vallée du Rhin , postérieurement à la formation des terrains tertiaires. Ces matériaux de transport consistent en gravier, en sable et en limon. L'examen de la nature des cailloux apprend bientôt que les matériaux qui s'observent dans la partie du bassin du Rhin, comprise entre Bâle et Mannheim, proviennent pour la plupart des Alpes, du Jura, des Vosges et de la Forêt-Noire (Schvvarzwald) , c'est-à-dire des groupes montagneux qui forment les limites de ce bassin.

Une partie des matériaux dont il s'agit constituent de grandes plaines dans lesquelles serpentent le Rhin et ses affluents. Ces plaines sont susceptibles d'être submergées par les cours d'eau lors de leurs crues , ou du moins elles seraient quelquefois inondées , si la main de l'homme n'y avait mis obstacle au moyen de digues. Les dépôts qui sont ainsi submersibles appartiennent au domaine des allumons modernes.

Mais des dépôts comparables à ceux que roulent les cours d'eau ^^'n^io" nodemei. s'élèvent à un niveau bien plus élevé que la plaine ; ils recouvrent ^„ ^^ dnaJor partiellement les collines formées de couches tertiaires, jurassiques et triasiques qui bordent les Vosges et la Forêt-Noire. Ces derniers

* D. A. Observations sur les alluvions anciennes et modernes d^une partie du bassin du Rhin^ par m. A, lUuibrée, ingénieur au corps des mines, professeur à la faculté lies sciences de Strasbourg. Extrait des Mémoires de la Société d'histoire naturelle de Strasbourg^ t. IV, in-4o, 37 pages de texte, 3 planches, 1850. Strasbourg, imprimerie de veuve Berger-Levrault , rue des Juifs, 33 (voy. à la fin du mémoire le détail des planches).

dépôts appartiennent par conséquent aux terrains de Iraosport, connus depuis longtemps sous le nom d'aUuvions anciennes ou de diluvium.

Sans nous astreindre à Tordre chronologique de ces deux sortes d'alluvions , nous allons nous occuper d'abord des actions dont le Rhin nous rend journellement témoins , avant de passer aux allnvions anciennes; car les faits actuels fournissent un terme de comparaison pour les phénomènes passés. Après avoir signalé la relation régulière qui existe entre le volume du Rhin et la température de l'air, nous examinerons quelques faits relatifs au déplacement du gravier et au volume du limon emporté par le Rhin, faits qui ne sont pas sufQsamment connus.

Quant aux aliuvions anciennes, nous ne les suivrons donc pas jusque dans l'intérieur des montagnes où se trouve leur point de départ, et où ces dépôts prennent des caractères particuliers qui appartiennent plus spécialement à ce que l'on a désigné sous le nom de phénomène erratique. D'ailleurs l'étude de ce phénomène dans les Vosges a été déjà l'objet de travaux importants, particulièrement de Mai. Renoir» Hogard et Collomli % enûn , on doit à H. dbarlea Hartiiis et à H. Guyot des observations nombreuses sur les dépôts du bassin supérieur du Rhin ; c'est donc au diluvium de la plaine et des collines adjacentes que se rapportent la plupart des observations consignées dans la seconde partie de ce travail. Pour ne pas répéter ce qui a déjà été dit dans divers mémoires, je me restreindrai à faire connaître sur le diluvium de U plaine des faits qui n'ont pas encore été décrits. Relation de k tem- Â. D. 2. La hautcur du Rhiu , la température de l'eau du fleuve,

dtlîZ'lvwtater ^^^^^ '"^ ^^ température de l'air, sont prises trois fois par jour au pératare de r«r. pont dc Kchl. Aûn dc rcconnaitre plus facilement la relation qui

existe entre ces trois éléments , j'ai construit les courbes qui eipriment chacun d'eux pour l'année 1848 et le mois de janvier 18^fi^ (pi. Iro, lig. Ire)*, Sur la ligne horizontale sont comptés les temps,

* La Ugne horizontale à partir de laquelle sont comptés les ordonnées qui mesuref't l^ volume du fleuve exprime le zéro du rhénomètre. En 1810 , époque à laquelle on a i^i.-* ces échelles , on prit pour le zéro le niveau le plus bas dont on eût consené le souxeiar: mais dans le mois de janvier 1848 le niveau du fleuve s'est abaissé de 0n,5S annl^^-j^j^ de zéro. Déjà en février 1845, Téchelle avait indiqué 0^,30 au-dessous de zéro.

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