MOÏ VEMENT DES GLACIERS G
l^ffcd n'^l pas appuyé; au coiilrairc ils aboutis^sciit a dos piN^cipices, i ifcs alilm^ prêts h les recevoir tlaiîs leur cliûte mèvitablo et. accé- , si une fois ils venaient à céder à Tinfluenre do la pesanteur oî r sur leur base.*
Cependant il arrive (juelquelbis, mais heureusement ces cas sont ''^'"'^'^ fU^i^im^. IfMt rares , que def? portions de ^!ariei*s ^e détachent ; rien ne les arrête, elles forment ces oxK>nvanlaliloî? avalnnclies seoiblaLîes à celle qm^ le 27 décembre 1819, se détacha du f^lacier de Bios, sur le flanc mrîentnl du Weisshoni, dans la vallée de Sïunt-Niœlas. La pression Pair occasionnée par sa chute fnt si violente (juc plusieurs maisons village de flanda furent eidevées sans avoir été atleiides par dos tafj^iucmts de glace.
La pentf* trop faillie du lit de heaucoup de glaciers est également «fintrairc à cette opinion.
L« glacier des Bois, généralement connu sons le nom de Mer-do- Gtaœ (Chamounix) , n'a tout an plus que 5 à 6 degî'és de pente aoyenne sur à peu prés 12 kilomètres de lonpnicur, deptiis le pied du Uriol où il prend naissance jusqu'à peu de distance au-dessous de ti ouiison du Montanvert, où il descend tout-à-coup et rapidement la gmnd»^ valhH- do Chamoiuiix pour se temiiner prés du hades Bois. Comment se persuader qu'une masse solide d'emirrm n kilôtnètres de longueur, 1 kilomètre de largeur, de 40 à 50 métrés ft pltB d'épaisseur, puisse se mouvoir par raction de son pmpro leidâ al glisser sur ini plan incliné de 5 à 6 degrés? 11 n'y a même ■KUie probabilité à ce que Je soi de la vallée que la mer de glaco cnoptsoit uni et ne présente aucun obstacle. La confi^uvation exté-
au Sch rrt-kboni » etc., nmis voyons th pt'lits t'IarîiTS se maifjti^nir H [fros- ^mm IV 4i» prules prcscpje \ertii:riJt\s. Its ^mû Mlkèvinûs m sot {\;vU's snlidcriimt au t4: ^ |wii|JT**rnl. mais loiilc glUsado leur est interdite. On ut-ut ilire : ndïiiHtnr»s ^0^mÊ jlirrrnt |ki5, puiM|u'ils s^inl ntlhérent;^ ; ruais 5*il>i m* glissent |i;is, ils eoukrcmt «^■1 ^ Il la^e ou romiue une pâte. — Nus o1)servati(ms s'oppnseiil il retle Ich omottoii éimÊ^Êr^ purve qxsc k^ glariei-s sur furies peutes prof^ressenl ïrapris les ijit rues lois ^taeii«» fat OFVX à ths-UthW [u-nte, et iik^me eeu.\ sur nn sut tuut-à-rail tiorîjsunliil. \h f^0i^tKmit rm nt&on de letir niasse g/^nérate ri lucate. C * Lr $iMirf di* TiQ, i|ui descend de ta Deiit-dU'Mkli dans le Vul-d71lie/, el (|tji* il de ma iluiint^re , repost' sur un ptan d';itj moins M^'. — Lti le flunr (lîi Mont-Vdau — celui 4lii Otoetier-de-l*(u1;*lel , d:tiis hi ér FfTîH — àr b Tïej:e1tH/.f dans U vattée de Ita^îiies — du Weisslii*m — du , 4h» ti tâllee de î:i Siiunù, etc., etr , s«uit liuin situés sur îles pentes éMM'ssitta^Êm^ jèiitiiiji lit ii des prèeipkes, et par etinsei|uen1 ne sont pas :i|ipuvi*«i
rieure du glacier indique au contraire que son lit est très-inégal et hérissé de rochers qui doivent opposer un obstacle insurmontable à ce prétendu glissement. *
Une troisième objection contre le mouvement des glaciers par leur propre poids se tire
de leur immobilité pendant Thivcr. Car c'est un fait reconnu et attesté * par toux ceui
qui demeurent dans leur voisinage, tels que les habitants de Chamounix, de Zermatt,
de Saas, de Grindelwald, etc., que les glaciers restent parfaitement stationnaires dans
cette saison et ne commencent à se mouvoir qu'à la fonte des neiges.'
Puissânrc de la C. 16. PuIsMiBoe de la forée expaaslTe de la glmem*
force expansivc de ia Les glaces , en se dilatant, exercent contre les objets qui tendent à
^^^^' s'opposer à leur mouvement une action dont ceux qui n'en ont pas vu
les effets ne sauraient guère se représenter la puissance. Il n'y a que
• les rochers en place compacte qui puissent résister à la force d'un
glacier qui avance. Aucune constrjiction faite par la main de l'homme
ne pourrait seulement lui faii*e changer de direction. — Il renverse,
pousse devant lui ou rejette sur les côtés tout ce qu'il rencontre et qui
lui fait opposition sur son passage , même les blocs de roches, quelques
gros qu'ils soient.^
Usure des surfaces G . 1 7 . Usure des «urf aces qui se tronTeat ea eoataet a^ec le g^lacier.
qui se tronveiii en L'expansion de la glace fait que les glaciers exercent une pression
contact avec le gia- énoiTue contre les rochers qui les encaissent et qu'ils en remplissent toutes
les sinuosités. — Le soi qui leur sert de lit ou de support éprouve tout
l'effet de leur poids. U résulte de là que le mouvement imprimé par
la dilatation à toute la masse d'un glacier occasionne un frottement
* G. ' Le glacier des Bossons remonte m Ame le flanc d'un monticule qu'il rencontre ii peu de distance de son extrémité inférieure.
DA. * Que certes 9I. de Charpentier n'a pas vérifié.
DA. ' Les glaciers nous disent que toute l'année, sans excepter un seul jour, ils marchent, que toujours ils sont actifs, que le progrès est dans leurs mœurs, et ils sont en droit d'accuser in. de Charpentier d'avoir pris des informations sur leurs allures auprès d'ignorants montagnards, et de ne pas s'être adressé directement aux glaciers pour connaître la vérité. — Nous imprimons le paragraphe en petits caractères et en prenons toute responsabilité.
C. * En 1818 le glacier du Tour, dans la vallée de Chamounix, avait avancé sans creuser d'environ 25 mètres sur un terrain graveleux et dégarni de terre ; mais au bout de cet espace il rencontra des prairies dont le sol, étant de la terre un peu marécageuse, fut entièrement soulevé et bouleversé.'
DA. ' Dans certaines localités et selon la saison, les glaciers ravagent, disloquent et renversent , détruisent tout ce qui leur fait opposition , mais généralement ils ont des allures bien plus pacitiques : ils envahissent et passent sur les obstacles comme le ferait un rouleau compresseur. — Au glacier inférieur de l'Aar un bloc monstre est tombé dans l'Aarboden de la surface du glacier, d'autres moins volumineux l'ont rejoint, et le glacier ne les a pas poussés en avant, il les a enterrés comme moraine profonde.
l SUJ^E DES SLJtFACES.
âicxiasidërable contre ces roeliei-s , que leur î^llrface s'use, se creuse, do-
rienl lisse et prend même un léger poli * , si toutefois la roche » par sa du-
rrié, est &usceptiljle de le recevoir. Le saliIe el les petites fiierres (]ni se
trouvent accidenlelJemeiil eiilre la ^tace et la mche fojilenquekiuo miiv
I*iilBoe de rémeri, et favoriseot ainsi Tetlet du frottenieuL C'est à la
de ces grains de suljfslauce dure qu'il faut atirthuer !es sfrits eL
tfit$§$ijvCon observe quelipîefois sur les surfaces /*r(>//m' , usées elpoUcs
for les glaciers f surtout si la roche est dure et qu'elle résiste bien à la
ééeomposition) commfeT par exemple, le granit et le gneiss tr^s-*]uar-
irai, le priudingue Irès-silicmix et dVmtros ruches coiupaclesei dures.
Ces lignes ou raies qui, par leiu* finesse , leur parallélisme et leur
rt^pdftrité, seiablent souvent être tracées par la poiiUe d'un burin,
ne fe dîri|4Cnl pas dans le sens de la pente des surfaces, cumme elles
ht fefaieut si elles étaient prodidtes par des corps durs cliarriés par
Tcttii; mais elles suivent constaramenl la direclion que le glacier a été
de prendre dans son mouvement , mouvement qui se conforme
à la conlij^ni ration extérieure du ternmi. Elles fournissent
jrtput cjù elles se rencontrent un excellent moyen ûe distiiii^ucr les
fiwatmtenis pi'oduiU par /es glaci€rs de ceux ijul sont le rémltai des cou-
^mms itemi, lesquels ne produisent jamais ces sortes de rates.'^
Ce$ sur&ces frottées et usées Iburnissent de pins le moyen de recon-
bre le «ajûmum de vi*lumé qu'un glacier peut avuir aUeiiU. C'est un
; tite-iinfiortajil pour la tliéorie des transports des blocs et matè-
■s araXîques.'
suaTcnl un sufierlte poil, un \rai ]h)Vi miroir.
nies ou sUieh burines fie sont [mh exaileuieîJl paiatitltîb ni a ta surface mt, ni k tii »yrrii4:c du glucier t\ni' tums avoriî» mus ]i*^ veux; il ne |)i'Ut anlrument , les i;i;uiei*s prujîresstiit eu îonpieur et eu hauleur %<>>>-/ ^ Progression des gif i fier s), 1^ surfaces fMjIies et siriees iitie titms VDVnns sur les vwUvs daus Ii^n luisen activité , cl ctdk'S sur des nochers de vidlecs à de três-(3!rîiude.s disen activité, nous disent t|ye jadis les ^îneiers .sVlendnirut ii eeltr B» omis rem place roûs le marimum par une certaine e|iui|ne de leur est- LéetÊT hauteur était beaucoup plus ^ramk. — ^Pa^i pyssildc! diront des i;liileor répondrai ; tkpiiis quebiiies années ks i^laeiers uk^ disent ; et eVsl un ■■ peiil ïcnlkf I qu'au 'dessus de ht îinule des nei^ïi-s temporaires prMs- I M TétiOr ait. dans tes Atpes, teur surface inférieure et ^eu^^raleineiil eilie rvclitf en plaee est adhérente au sù\ dans toutes tes saisons (j^ele solidrc«ftl^ raiMin leui-s iineëliés, qui avaient les nninps uju'uis el allures i|ur arCtirte^ ne |Hiiiv?iienl pas moutirnncr, iisi^r. polir, ni rayer les rui-hi^s u prerHrr la hauteur des masses i^elecs de relie i pMipje est (lillicile . ^nm P^ ^^ Atpes n'iiail a deeonvrrl
pJr