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G. 18. Moraines.
Lci plupart des glaciei's, sinon tous, sont plus ou moins expos«!js à (Hre atteints par des chûtes de pierres et par des éboulements de rochers. En outre, les hauts nevés qui les couvi'ent contribuent encore .1 augmenter la quantité de ces matériaux qui , par suite d'ablation , se trouvent à la surfaco. — Ces matériaux répandus sur le glacier Unissent tous par atteindre les uns les côtés, les autres, et c'est le plus grand nombre , le pied ou Textrémité inférieure (pente terminale) ; ils roulent sur les bords , où ils se mêlent avec les matériaux que le glacier a rencontrés sur son passage et qu'il a poussés devant lui. 11 se forme de cette manière le long des deux côtés du glacier et à son pied un entassement informe de terre, de sable, de gravier et de blocs de toutes les dimensions.
Ces amas de débris jjortent en français le nom de moraines et en allemand celui de Gandcche.
Moraines latérales sont celles qui longent les bords ou les deux côtés d'un glacier.
Moraines frontales (moraines terminales) sont celles (jui se trouvent à son pied, c'est-à-dire devant son extrémité inférieure (terminale). — Si les accidents du terrain et le cours des torrents ne mettent aucun empêchement au dépôt des débris, ce sont les moraines frontales qui présentent ordhiairement l'accumulation la plus considérable, surtout dans l'endroit qui correspond à la ligne médiane , c'est-à-dii*e à la ligne qui la partagerait dans toute sa longueur en deux portions égales. Il est superflu de faire observer que l'extrémité supérieure ou la tête d'un glacier ne peut se terminer par une moraine.
Il existe encore mie troisième sorte de moraines appelée en français :
Handt-s. Dandcs, et en allemand Gu/fer ou Gufferlinie i. Elles se distinguent des autres amas par leur position , c'est-à-dire qu'elles ne se trouvent pas entassées à côté des glaciers, mais sur les glaciers même, sinr
C. ' Le mot ©uffct voul dire débris, frapionls do roches. QuHquefoiî> (»n .sVn sort niminc ôquivalcnt du mot ô(-h;t]itill(»n, ^tiifc m bon allemand.
FORMES D£S MOliAlKES. 71
K-ur dos (Iciir surface) ; c'est à cause de cette circonstance que je les •iésignerai par le nom de :
Moraines superficielles , réservant le mot de bandes pour les mo- Moraines superoraines ordinaires peu considérables, c'est-à-dire pour celles qui, au c'c"wlieu de présenter des accumulations en forme de digues, n'offrent que des traînées de débris plus ou moins espacés.
Aucune véritable moraine n'offre la plus légère stratification; les débris qui les composent sont accumulés sans aucun ordre apparent ; on y trouTe entassés péle-môle des blocs dont la grosseur varie de œDc d*im poing jusqu'à plusieurs mètres cubes, mêlés indistinctement avec des graviers et le sable le plus fin. On trouve quelquefois, il est \Tai, dans le voisinage des glaciers, des dépôts distinctement stratifiés et formés comme eux. Mais on ne peut pas les envisager «xmunc de véritables moraines. Je les ferai connaître plus loin.
Les fragments de roches qui constituent ces entassements sont, les »ms anguleux, les autres plus ou moins arrondis, c'est-à-dire à arêtes ti à angles écornés ou émoussés. Leur surface est ordinairement raboteuse, mais on en trouve aussi beaucoup oCi elle est lisse. ^
.... Cependant lorsque des blocs sont éparpillés sur le dos d'un glaner et ne se trouvent guère en contact les uns avec les autres, le moovement seul de la glace n'altère pas leur forme. Dans cet état \k sont transportés à de grandes distances et conservent leurs arêtes ♦i leurs angles aussi intacts que s'ils avaient fait le trajet sur un
'ralneau