‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 4)Chapitre 20 sur 156 · C. 19. Wwfwwmem des moraines · texte numérisé non relu

C. 19. Wwfwwmem des moraines

La forme des moraines peut en général se comparer à celle d'une 'ligne on d'un rempart, c'est-à-dire qu'elles présentent des monticules iDûOgés, dont les deux talus sont joints par une arête tronquée ou iîTOodie. L'inclinaison des talus . c-ommc nous le ferons voir plus -iri . dépend principalement de la pente du terrain sur lequel l'cn- '<rii<z!Dent a eu lieu. En général l'inclinaison du talus qui est tom'ué TrL-«: le glacier est beaucoup plus variable que celle de l'autre côté, vL r<: d-r 35* à 40®, si toutefois le terrain sur lequel la moraine ••-?: irçosée est à peu près horizontal; au contraire, le degré de >cv 'tn premier dépend beaucoup, soit du temps que le glacier a :j> i IzzDÎnut'T (ou conunc on dit communément à se retirer), soit ■ .i :.jjLîit*' de débris qu'il amène habituellement.

'•4 ' • - 'i • . ^trice, burincc

Formes des moraines.

i2 GL^VCIERS EN ACTIVITÉ.

Le volume des moraines varie selon la quantité de débris que le glacier charrie et qu'il peut avoir rencontrés sur son passage et l)oussés devant lui. Pendant qu'un glacier est en progrès , il entasse ces débris; loi'squ'il est stationnaire , la moraine s'augmente par les blocs et les pierres qui roident depuis le bord. — Lorsqu'il diminite ou en d'autres termes lorsqu'il fond, les matériaux dont il est couvert tombent peu à peu sur le sol et y restent éparpillés sous forme d'entassements réguliers. — On appelle : Fouddc glacier. Fond de giwLeier, en allemand GktscJierboden^ ces sortes de terrains parsemés de blocs et ayant servi de lit de glacier. — Pendant tout Moraines profondes, jg temps qu'uu glacier à très -faible pente reste statioimaire , une partie de la moraine qui s'entasse est supportée par la glace. Lorsque le glacier diminue, la moraine frontale fonne im rempart (une digue); il en est de même des moraines latérales. Lorsqu'il augmente, il poussera une partie de la moraine devant soi , en nivelera une autre partie et passera par-dessus.^ Moraines supcrfl- C. 20. Moralnei suiierflelelleft.

cieiies. Lgg moraiues superficielles sont également formées par des débris

de roches tombés directement sur le glacier et par ceux qui , amenés par les hauts nevés, ont été ramenés à la surface par la fusion. Elles ne se distinguent donc des autres moraines que par leur position , c'est-à-dire qu'elles ne se trouvent pas sur le terrain à côté du glacier, mais sur son dos ou sur la glace elle-même. Leur direction générale est dans le sens de la penle ou de la longueur du glacier, de manière qu'elles suivent la direction du mouvement principal et local. Elles ne se forment que sur les glaciers profondément et étroitement encaissés entre deux ou plusieurs chahies de montagnes. Dès que le vallon ou la gorge vient à s'élargir, ou bien dès que le glacier atteint un basshi ou ime vallée où il peut s'étendre latéralement, les moraines superficielles finissent par s'éparpiller sur le dos du glacier. Mode de formaiion C. 21. Mode de form*tlon de« moraines suiierflclelles.

des moraines super- Voici mahitenant l'explication de la manière dont les bandes ou Irielies.

moraines superficielles se forment et se maintiennent.

Soit a le plan d'mi glacier qui, sur rive droite de b en amont et de c

en aval, se trouve boixié par une pente tix)p rapide pour que les débris

qu'il charrie et rejette sur ses bords puissent s'y entasser, comme

DA. 'A CCS matériaux ontorrcs, cmpât(^s dans le sol ]nir le nlacicr, nous donnons le nom de moraines profondes.

«h il eu lieu sur le bord opposé, rive gauclie , où il a déposé la moraaie fei g. Par conséijueiU \vs débris , le long de rescarpemeiit tel €, étant restés sur la glace, seront transportés ea c par le mouleoeut du glacier, «pii y rencontrera la branche h^ avec laquelle il ic réimira et formera le i^lacier i, k, o, n (qui est nn i^lacier composé de deux aUluents a ci h, qui sont séparés par mi Miîteigrat, et dont c est VAIfsehwung). Les débris amenés en c ne peuvent se i^ndre sur les tiords à cause du mouvement progi^essif des deux glaciers rémiis « et A; ils doivent donc î^uivre la direction c elo (o est remplacement en aval où le glacier n'est plus encadi-é ) sans dévier ni à droite ai à gauclie, aussi longtemps que les montagnes des deux côtés empêcheront le glacier de s'élargir ou de se dilater latéralement. Dans tout ce trajet c et a les débris restant entassés sous forme de digne sur la glace, donneront lieux à mie bande ou jjioraine superfkicUe *. Mais dès que le vaUon s'évasera ou que le glacier n'est fia» encaissé et n*éprouve ainsi plus de gêne, alors il se dilatera hiflfalgnient; les matériaux amenés depuis c et accumulés en forme Je digue ne resteront plus réunis; sa moraine se disloquera et ces dÊitfta s'épfiixiilleront et se réiiandront en avant sur le dos du gla-

Le nombre des bandes s'accroîtra avec le nombre des branches

glacier, pourvu que celles-ci ot&ent les conditions que nous

na d'indiquer* Enfin , des roches dominant assez un glacier i>our

les él)0ulements qui s'en détachent tombent un peu en avant,

ègsdemeni donner heu à des moraines superficielles. ^

Ct& b«fide& oa moraines siip*;rfîcielles, nous les appelou» mnraineM médiatirt Bei se iPiMiveiit an milk-u du jî'^i'ier. Ce iionl des Dioraines ûWhM'huHfifj , fmti h rÉiniiftfi ét$ moraines laléraJes des iidluents d'un nlacier compose.

HA. * LIIttttnikMl (L \\}, p. hb) de Touvrage de ». de ChuriM^iiiler miâ piMi^Mat coopte du mode de rormutiuo des mûr<unes supertlricLIcs ^ el h s U'Urvu dMs êm plas et Umjf posilton annolèc !>eronl comprises par Ici n;iturultsti;s qui ont fmtwmm Ici liaïuttfs régiims des Alpes.

C * ht (clavier de GorutT* ronuè par la rétmion de^ gtaders qui i1c'.M!4«ndritl du 1kal»-ft«n« du Lyskàmm et du Rreiltiom du ctïié du Valais, est Tiin di^ii plm ;ip|)ro- IRA » tHoàt des lîlariers en g^^iiéral et en particulier ii cdli» d*** («oriiiiie» hUfH-rlloMa. — AA. Le gliicier infentur de TAar { VnfeT'ÀaMihfM her ^ , Klinier rooipgié €fm$gmà iMmbre d'afTluents , est bien certainement c^-lui ^n\ oiïn ,\ reiude idaefjitfis b fte hÊÊt et la plu«^ l'oniplele moraine médiane d'Ahsch n\m% i\v% ^ttiiier^

éi fftekf^AJf «t du Lauter-Aar. dont tci» tD^oniltir^ bUu.. . ^ u unif^M'iU et umï psr Ir itlacier à unf u es -grande distanci* rn aval avant de %'épari|fMliT bU tioiiibreux v déversent les malènaiii mhiji fnmie dr h^trnlr*^ i\n\ rm- •^*«l itm iffrialiie a une grande distance

GLACIEIIS EN ACTIVITÉ.

PiêilesUl des luoiui- C 22. Piédestal des moraines snperflelelles.

iifs siipcriicieiies. i^g moraincs superficielles, lorsqu'elles acquièrent luic épaisseur un peu considérable, c'est-à-dire 8 il 10 pieds (2",C0 à 3",20), ne i-eposent plus inmiédiatement sur la surface du niveau, mais sur une sorte de piédestal ou de soubassement de glace, qu'aux glaciei's de Zmutt et de Valorsy nous avons vu s'élever jusqu'à 10 pieds (3"»,20), et M. de Saussure jusqu'à 6°»,40.l

Les causes qui durant l'été agissent d'une manière destructive sur le glacier, soit par voie de fonte, soit par évaporation 2, n'agissent pas sur les parties découvertes du glacier d'une manière aussi énergique ; l'ablation est plus faible sur les surfaces couvertes.

Dès que les moraines superficielles entassées sur le glacier se disloquent, les soubassements disparaissent parce fjue les débris dis- [lersés ne peuvent plus garantir ces socles des rayons solaires , de la chaleur et de la pluie; ceux-ci ne tardent pas à se fondre.

Lorsqu'un glacier aboutit h un précipice ou à une pente raxiide (abrupte, très-inclinée), les débris ne peuvent pas s'arrêter immédiatement devant le glacier, mais ils i-oulent jusqu'au pied de la i)ente où ils forment un dépôt qui, quoique éloigné du glacier, n'en est pas moins ime moraine. — Ces sortes de moraines au pied des précipices ou sur les flancs des fortes pentes ressemblent à des éboulements et l)euvent donner lieu à de grandes méprises, si le glacier qui les a produites a entièrement disparu, ce qui est fréquemment le cas.

Tables de glaciii-s. C. 23. Tables de glaciers (Glctscher-Tischc) .

On rencontre quelquefois sur les glaciers de très -gros blocs de ix)che supportés comme les moraines superficielles par un socle (piédestal , cône) de glace qui a aussi la même origine. On remarque que le socle est entouré d'une espèce de fossé creusé dans la glace, soit par la réverbération du soleil , soit par les eaux qui pendant les pluies et la fonte des neiges dégouttent des bords du bloc 3. — Dès

Muraiucs. Elioulcmoiits.

DA. ' Sur le glacier de TAar, ligne transversale du Pavillon au GrUnberg, la partie supérieure de la moraine médiane a, en 1862, une élévation vertic4ile au-dessus de la surface du glacier (base de la moraine) de 33 métrés. Sous ce rapport aucune moraine dans les Alpes, du moins à ma connaissance, ne lui fait concurrence; elle est pour le moment unrivallend, sans rival, sans égal. (^tegrSgte.)

DA. • L*évaporation est faible , et la condensation la contre-balance cl la surpasse . et au lieu de diminution , il y a augmentation par brouillard, n)sée, gelée blanche , givre, pluie, et par condensation de l'humidité atmosphérique.

DA. » Cette espèce de f<»ssé, cette dépréciation de la surface du glacior, peut so produire . mais ^cncralcmcnt ses t^ace^ ne se conservent pas

\U.CVIL'M CrLAGIAlllE. 75

fju'iin sodo a acquis une certaine hauteur qui dépend de la j^rosscur {èi surtout de la largeur) du filoc . !c soleil et les vcnis chauds Teu- Eâment el ramincissent du mhô où ils ratleigncot. Ce hloc n'étant phis ^utBsamment appuyé, se met à peucher deœ côte et fuiit par retomber i'Ur la surface du glacier; puis donnajit lieu h un nouveau socle, il est de rochef soulevé. Ces blocs supportés par un socle s'appellent tables I uu chmnpifjnQns de glaciers. *

^m Le plus beau champignon de c-e genre que j'ai vu &e trouvait en Hll(i& sur le glacier de Zmutt (près Zermatt), scJiisie takpieuse de 6*^ "de long, 4* de large, 2'",5 d'épidsseur (60"' cubes), supix>rtê par nu ^oek de 2»,2 de hauteui\^

K C. ?4. AUvTiniu glaciaire.

^^^putre les morrûnes et les fonds de ^daeiers (Gtctscherbœden) , losgla- '^§■9 furuieiit encore tnie troisième sorte de dépôts qui méritent de nous airêler un iu&taiit, panx? <|u'ils jouent un rôle imjïortant dans Tliislitedn U'rrrdn erratique. Je veux ptirlerdoces dêpjte cpn se forment lon^c les débris de roches ciiarnés par les glaciers, au lieu de s'acenniler sur un terrain sec, tondjent dans des amas ou réservoirs dlattO, el se mêleront avec ceux que charrie dans ces crues le torrent lin vajjoa. Ils se déposeront ensemble, atïecteront mie stratilication , ploftgo moins distincte. Si les eaux du petit lac parvieiment à se faire H jour, soit en perçant par-dessous le glacier, soit par la diminution ^Un 09 dernier « ellei^ entraînerimt la plus grande partie de ce dépôt, ^TaelMittiil sabsisti'r que les portionn tpii se trouvent plus ou moiBs a r^iri du courant. Ces atterrisseraents se distinguent des aUuvi^ms , piincipalemenl par la forme des frai^ments de nxlies qui ni ne sont pas aussi armndis ni aussi polis (lisses) que les qtd constituent rallnviuni ou le diluviuni des torrents ou des

Oa Itoove près des glaciers en activité et à de» grandes distances de ^o«ix-cl beaucoup de ces débris (jui ont parfaitement conservé leurs ia^ÊBH leurs aii^tes lives, et qui sont fré*]uemment mêlés de blocs,

ê/L * hanq9*mi bine imnbc de s-i h^st* nous (ii^ous qu'il u fublf-: U\ it td liloo

Uk* • Qm tables de glsteiprs isolées ou p;ir tfrtjupe.s urodiiisenl un i fTrl Ires-pitioiii^K, flor le» ilKien de CAiir nous voyons des Mors niciristrcv^ tkml les diint*n!^iim!i ^ Hea fk» roosidf^ndile^ sur lies |>it"dcst:iux tle [ilu.sii'ni> moires iW timiU'ur. - M* ém rfctpii iiitirr ue !»»ffnale piis Wh> et/nc.% fjrutdewi que l'un Irmive en ti'i's- PMÉ wamÊm mr le glurier irifcneur de l*A(tr , ilonl 1rs (Jtmrn.smtifr M>iit ileimls eolU^ €mm taatiÊkm'tf ji^^pr^ inir p>raiti}df de l* mélns àv l^uitt ur < i ^\im

Alluviyni glaciairr.

7G GLAGIEliS £N ACTIVITÉ.

soit anguleux , soit arrondis, dont les dimensions contrastenl sirrj^ liërement avec celles des autres débris. En outre ces matériaux sm beaucoup plus mêlés de terre et de limon que les dépôts alhiyiov ordinaires ; enfin les strates ne conservent guère de rigulartti m ime étendue tant soit peu grande.

Lorsque le torrent barré par le glacier éprouve une crue, il amène à la fois beaucoup do galets et de gravier qu'il dépose dans la mare. Cette couche de matériaux sera ensuite recouverte par les fragments de roche qui tombent du glacier. — Ce fait explique le mode de formation des dépôts qui offrent une alternative de couches de débrô roulés, aiTondis et évidemment charriés par l'eau avec d'autres qui, étant transportés sur le dos du glacier, sont anguleux et bien conservés. — La gouillc de Valsorey, le lac de Maerjelen (près du glacier d'Aletsch), celui de Corner (enclavé entre le glacier du môme nom et cehii do Blatio), celui de Teau froide au Simplon, etc., sont des amas d'eau occasionnés par des parages de glacier. Il y a aussi des amas qui sont retenus x)ar des moraines et dans lesquels les matériaux amenés par les eaux se déposent par couches. Le lac le plus considérable dans ce genre est celui de Matmark, dans la vallée de Saas; il est occasionné par la moraine du glacier de Hohelerchoud'Allalein, qui fait refluer la Viège.

L'an dernier j'ai trouvé trois de ces petits lacs au pied du glacier des Bois J. Ils provenaient des eaux du glacier qu'une vieille moraine empêchait de s'écouler. Les galets, le sable et le limon que ces eaux (charriaient s'y déposaient également (d'une manière uniforme) par couches. Les lacs de Champé, au-dessus d'Orsières, et de Combal dans l'AUée-Blanche , sont retenus par d'anciennes moraines. Ces sortes de dépôts stratifiés se rencontrent frétiueiimientii l'entrée de plusieurs vallées qui débouchent dans la grande vallée du lUiône, et cela dans les localités où le glacier qui a servi de barre ou de digue a entièitîment disparu.

Il importe de désigner par mi nom particulier ces sortes d'a//ui?mww ou de diluviums ordinaires. — Je les distinguerai par le nom de ^la* claires 9 appelant ces dépôts stratifiés : uiavimn gbdaire. AiluTiam griacialre lorsque le glaccier qui les a produit existe encoi-e , et NioTimn glaciaire. Dllnvlnm grladaire lorsqu'il a disj^ani depuis longtemps.

DA. ' En mars 1862 j*ai vu en aval du glacier supérieur du Grindelwald deux petits lacs dans la momne. Us n*avaicnt pas changé de dimension en août, même année

Je (lois encore faire remarquer qu'il existe au pied de la plupart des glaciers des dépôts de transport plus ou moins stratifiés , produits par les torrents qui s'échappent de ces masses de glace et qui entraînent les débris de roches charriées par les glaciers et les déposent plus km. Ces alluvions sont souvent fort considérables, comme, par exemple, près du glacier de Gomer (Zermatt), près d'Argentière celui

des Bois, etc. C. 25. Ca«ses pour les««elles les c«rp« étmmmgmwm emamréiim <»■• Caaws poor les-

b f Uce vvTlenBeBt à 1» «wriMe. qn^Ues les

.... Il serait absurde d'attribuer ce fait tout simple à une force **"T". ''"*^^^'*

^ dans la gbce revien-

particulière, en quelque sorte occulte, qui, agissant sur ces corps, nent h la soKare. leur ferait percer et traverser la gl^ce solide poiu* arriver ainsi au jour. Cette apparition des corps ensevelis n'est autre chose que l'effet de l'expansion des glaciers combinée avec celui de la fonte superficielle, M. ¥enets a le premier expliqué ce fait curieux dans un Mémoire présenté en 1816 à la Société helvétique des sciences naturelles réunie à Berne. — Mon frère, TomaaÊAmt de Cbarpentler , a fait connaître œtte explication dans son Mémoire sur les glaciers, inséré dans les Annales de Gilbert, 1819, p. 388.

C. 2G. BfTet dee eorp» orf^Biqnee 0«r 1» irl«c«* ElTet des eon»s orga-

Lf)rs<]ue les insectes viennent à périr sur un glacier, au lieu de rester "«qn» siriagUee. à la siiiface, ils s'enfoncent peu à peu dans la glace en la fondant ]>ar l'action de la chaleur des rayons solaires qui leur est communiquée et •iinl l'effet est d'autant plus considérable que la couleur de l'insecte e>t plus foncée. Mais dès que ces êtres sont arrivés à une profondeur de i]uelque5 centimètres où les rayons du soleil ne peuvent plus les *

aitpindre, ils cessent complètement de descendre. La môme chose arrive à des feuilles , à des parcelles de bois et aux pierres de trt»s- [•'tite dimension de couleur foncée.

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