AIGUILLES DE GLACE
Les crevasses tmversent les moraines rpii couvrent le glacier. — Les nevés qui couvrent les glaciers se crevassent comme le glacier.
Les plafonds ou voûtes des ouvertures par lesquelles les torrents v<„iips des KiaiUrs. s'échappent des glaciers s'affaissent considéraWement i)endant Tliiver. Il n'est pas rare que non-seulement Touverture, mais aussi le canal lui-môme se ferme par Taffaissement du plafond. Dans ce cas, au retour de la belle saison, les eaux se fraient un nouveau passaj^e, quelquefois à une grande distance de l'ancien et le conservent aussi longtemps qu'elles n'ont pu ouvrir l'autre. La belle grotte de la source de l'An^eyron s'était entièrement fermée il y a douze ans pendant l'hiver, de manière que l'année suivante nous vîmes enclore en juillet ce torrent sortir de dessous le glacier à une grande distance au-dessous de son issue ordinaire et former une belle cascade de près de 100 mètres de chute. Le canal d'écoulement des eaux du vaste glacier de Gomer s'était entièrement fermé par un affaissement de la glace pendant le long hiver de 1829 à 1830. Au printemps suivant les eaux se firent jour beaucoup plus haut et conservèrent pondant deux ans cette nouvelle issue. Le torrent du glacier de Tzezettaz, dans la vallée de Bagnes, s'écoulait en 1815 du côté du bord droit, tandis qu'en 1820 son issue se trouvait près du bord gauche du glacier. Ces faits, auxquels nous pourrions en ajouter d'autres , prouvent que la glace est susceptible d'affaissement, même pendant l'hiver. ^