juillet
27—28 - 28— »l - 21^-30 - »-îl il - 1" Août 1—2 - 2—3 -
o-.oo
n«p.prUpl.i.(l-,00)
Serein et froid.
Couvert, froid.
Pluie toute la nuit.
Pluvieux.
Serein et froid.
Couvert, pluie.
Neigeux.
Neige et vent.
Neige toute la nuit.
Serein.
Serein.
VoyeoDe. . .
Variable.
Serein.
Neige.
Rapport de l'eaa jnflitrto avec l'état atmosphérique.
Expériences iliref (es.
l\Alc des petits ruisseaux.
Persistance des graiids ruisseaux.
ÉcDulement des r;iu\ à la i»entc terminale.
114 fiLACIERS EN .VCTIVITÉ.
Rapport de l'eau infiltrée avec l'état atmos^phériqfie.
Une consé(jiience générale qui découle des tableaux qui poim'aient être appuyés de bon nombre d'observations, c'est le rapport constant qui existe enti*e les quantités d'eau accumulée et l'état de l'atmosphère, rapport qui est cx)mplétement indépendant de la profondeur des trous.
C'est lorsque le ciel est serein qu'il s'accumule le plus d'eau
L'eau que le glacier tient en suspension dépend de l'état de saturation dans lequel il se trouve; cette saturation est en raison directe de l'ablation , et comme l'ablation n'est jamais plus forte que par les journées sereines et chaudes , il n'est pas surprenant que ce soit h la suite de ces joumées-Ià que les cavités du glacier recueillent la plus grande quantité d'eau.
Expériences directes.
Une fosse (puits) de 4 mètres carrés et de 2 mètres de profondeur avait été taillée dans le glacier à la base du Pavillon, à 12 mètres du bord , à un endroit où l'inclinaison était assez forte. Au fond de celte fosse on avait creusé un trou de 1 mètre de diamètre et de O'fSO de profondeur, qui avait son écoulement par un fossé. Pendant la nuit ce trou se couvrait d'ime couche de glace comme les autres cavités contenant de l'eau , et le petit ruisseau qui en sortait tarissait ordinairement quelques heures après le coucher du soleil et ne reprenait son rx)urs que le lendemain vers les 10 à 11 heures du matin, c'està-dire lorsque la fonte durait depuis quelques heures. Mais pendant les deux jours qui succédèrent à la chute de neige le ruisseau resta à sec, quoique la température fût remontée à son degré habituel , et ce ne fut que le 19 que l'eau commença à filtrer de nouveau sur les parois de la fosse.
Râle des petits ruisseaux.
Les petits ruisseaux qui coulent sur le glacier finissent par tarir le plus souvent avant 9 heures du soir.
Persistance des grands ruisseaux.
De certains grands ruisseaux ne tarissent pas complètement pendant la nuit dans les circonstances atmosphériques normales.
Écoulement des eaux à la pente terminale.
On peut admettre conune démont i-é qu'au glacier inférieur de
l'Aar (Unter-Aar), et probablement dans tous les grands glaciers, les variations atmosphériques n'influent qu'au bout d'un certain temps sur le volume de la rivière.
Tableau des oscillations du torrent de Trift.
TimRENTS DES filaciEas. 1 1 T» ^
TiUeau indiquant le rapport fies tluctiiation^ de l'eau qui son î'ite du glacier inférieur rlo FAar av*^r Tablation et la lempé- «...V .iu 9 au 27 août 1844.
Tableau indiijiiaul le rappurt des fluctuations de Tenu avec Tablation '
il 11 température, du 20 judllet au 4 août 1845.1
j€ftls en hivet\ it^xommmustr.
rame je Tai montré par les fableaux du jeaugeage de FAar,
il eiîsie on rapport direct entre l'état atmosphérique et le débit des
il doit arriver un moment en automne où toutes les rivières
t une l»aiââe notable, à raison de la Ibnlc moins <xinsiderable
Il à cette saison. Par la même raison elles doivent tarir roni-
ptoiemont en hiver du moment que toute foute a cessé à la surlace.
Vralaul m'en assni'er <A|çs«#i«ï p;ir robseniilioTi directe, je n'ai pas
î 4 enlreprendre dans ce but un voyage bivernal dans les gla-
Au commencement du mois de mars 1841 , pai^ conséquent à
imê ^l^Oipie oii rhiver règne encore d'une manière absolue dans les
Alpes, je me rendis avec M. De^or au glacier de TAar, que
lUû jusqu'à riiôtel des Neut^hrltelois (Abschwuug) le lîmai's.
A Sdeyringen déjà je ti'ouvai i'Aar beaucoup plus ûiible qu'eu été;
mesore qne je montai, je la vis diminuei- ton joui-s plus, si bien qiVà
lu BsiidiH^lk elle était réduite à un très-petit filet d'eau, h [«ine coui-
ie aux ruisseaux rpii circident sur le îzlacier eu été. Pins haut
dlipfiiraiî^sâit complètement sous la neige, et je ne vis plus que
endroits de son ht où la Jieigo était imbibée. Je rencontrai
traces d'eau près des chalets gui sont situés à rextrémité
ém ^Mder, et sa présence en celte localité me fit supposer ip Telle
pnnstiait selon toute a]jparence de quelque source voisine.
Je ne 4léc-ouvris aucun vestige du torrent de TAar à Tendroit où il coulait l'été précédent, ni sur aucun point du talus teiTuinal. La cas- GMte du lac de Trubten (en aval du Sideltiom) et le torrent du glacier et IX>bef^Aar. dont le bruit en été se fait entendre de loni, avaient aniti cxxmplëtement dispanu On ne reconnaissait leur emplacement ^*à quelques gigantesques gLu ous qui ètnient suspendus aux n>- — Lorsque Mil, Dmof, l>oliriia-A«sBei et «tre^kelsen \isile glacier de TAar au mois de janvier J846, ils tj-ouvèrent
14- ' Vojfcz flaiii^ toes Mattnattjr pour Viîude ifrs ghaim , T. V. rtiapitrrs ; \{aypvt éc* JiMUiliim I de rejiii ;i\ec rulilutiim t't kw djcnnstiiiii^rs mi'U'iiriili»|;;ii|iies. s^tik mwm^iméam dtns le turrent, dr., ek-. \Wlvà\ de ces iibsoniitinn^ posiiKt^s du 11 An tXM^JÊmhrr t«M H do 2(i juilH à\ï \ auiit lHVfi« eU-.
également les ruisseaux de tous les glaciers latéraux taris. Ils ne trouvèi*ent de Teau (ju'en creusant un trou profond h travers la neige au-devant du talus terminal du grand glacier. Cette eau était limpide comme de Peau de roche. ^
Les observations que je fis le surlendemain ( 14 mars) sont encore plus concluantes. Ce glacier était alors divisé à son extrémité en deux branches. Celle de gauche descendait un peu plus bas que celle de droite, et le torrent de cette dernière coulait dans une grande crevasse immédiatement au-devant de son extrémité. Nous visitâmes celle de gauche qui est la plus accessible, et ce ne fut pas sans une secrète satisfaction que je vis que l'extrémité du glacier était parfaitement sèche. Pas une goutte d'eau ne s'échappait de la tranche terminale , qui pourtant était visible sur toute son épaisseur. Ayant coupé un angle du glacier sur sa rive droite pour faire une entaille dans le rocher après avoir enlevé la neige des abords, je trouvai les cailloux et le gravier de la couche de boue complètement gelés, si bien que le glacier était adhérent au sol, comme s'il y avait été soudé.
Le ht du torrent supérieur contenait un petit filet d'eau, mais ce n'était pas de l'eau laiteuse et opaque comme l'est ordinairement l'eau du glacier; elle était au contraire limpide comme de l'eau de source, et son volume n'était en aucune façon comparable à ce qu'il est en été.
Origine des flieis Origine des filets d'eau qui sortent des glaciers en hiver. ii'eau quisorteiiidcs Conséquences de V absence de torrents en hiver.
Le glacier est comparable à une immense éponge imbibée. 11
peut continuera fournir de Teau pendant un certain temps, alors môme qu'il n'en reçoit plus de la surface. Mais il ne s'égoutte pas
DA. * La voùtc du glacier par laquelle sortait le torrent en 18i5 et 1846 se trouvait près de la rive gauche. Plus près de cette rive nous voyons toutes les années un lilet d'eau sortir du gravier en aval de la pente terminale; c«tte eau est limpide et très-claire, sa température plus élevée que celle de Teau qui suinte à travers la moraine, qui est toujours un peu laiteuse et tient du sable très-tin en suspension. L*eau que nous avons trouvée en hiver au même emplacement était sans aucun doute de l'eau d'une faible source qui ne tarit pas en hiver. De sauMiiire a signalé une source d'eau chaude qui surgit U la pente terminale du glacier du Rhdne. — En mars 1861 j'ai vu un petit filet d'eau sortir de la moraine en aval du glacier supérieur du Grindclwald ; en août même année et en 1862 cette source était un peu plus abondante. En mars 1861 , de la nei^c fraîche couvrait la surface du glacier; celle du sol avait complètement disparu. 11 ne sortait k la pente terminale que de faibles lilets d'eau provenant de la fonte de la neige qui coulaient sur les parois des lalus. — A cette époque, qui est encore l'hiver pour cette localité, la température de l'air était exceptionnellement chaude.
glaciers en hiver.
pour cela complètement. Une certaine portion de Teau persiste dans rintéiieur de la masse , tandis que la surface se dessèche. Nous verrons plus bas que c'est à la faveur de ce réservoir d'eau, qui maintient one certaine lubréfaction dans l'intérieur, quç le glacier peut contianer à progresser en hiver.
Mêammàérn Résumé.
1* L'eau ne séjourne et ne circule pas seulement dans les grands canaux et les grandes cavités du glacier. Une quantité considérable d*eau est tenue en suspension dans l'intérieur du glacier et y forme on magasin dont les fluctuations dépendent des variations des températures.
?• Il existe un rapport constant entre ces fluctuations et les oscillaûcHis des rivières. Ce rapport est d'autant plus direct que les glaciers sont plus i>etits. Au glacier de l'Aar les changements atmosphériques ue se font s^itir qu'au bout de plusieurs jours.
3^ A la faveur de leurs magasins d'eau les glaciers peuvent alimenter quelque temps les rivières (torrents qui en sortent) sans recevoir aucun tribut de la surface.
4* Les ruisseaux limpides qui s'échappent en hiver de dessous le
glacier sont en grande partie, sinon en totalité, le produit de sources.
5^ Le glacier est comparable à une immense éponge; il ne s'égoutte
pas complètement, mais retient une partie de l'eau dans ses pores,
alors môme qu'il ne reçoit plus de tribut de la surface.
Wwmwemmuee de l'eau des iplaelers.
Plusieurs causes concourent à alimenter le magasin d'eau qui se trouve dans l'intérieur des glaciers. Ce sont : Vablatùm, les pluies et la condensation,
A. 14.* Quand on visite en automne im glacier qu'on avait vu au AMaiioi» des giaprintemps, on le trouve toujours considérablement abaissé. Une ''"*'^' épaisse couche de glace a disparu par la fonte. C'est cette disparition de la couche superficielle que j'ai désignée sous le nom d'ablation du idacier.
... La moyenne de l'ablation de la glace découverte aux environs ■ie rhôtel des Neuchâtelois était pour les années 1861 et 1862 de 3" à >,50 par an.
Tableau de l'ablation journalière , emplacement de l'hôtel des Newhdtelois. 12 juillet au 23 juillet 1842. Total, 0"',8050 ; moyonno
U\ ' \«>«rz cba|>itn' DA.: Ablation des glaciers.
diurne, 0"*,073; maximum diurne, 0",105; serein tout le jour.'
Ablations aux différentes stations.
AbiuUuii aux diffc- jer TaWeau. — Ablation à la station de Bœrenritz. HMitos siauoiis. 2^ Tableau. — Ablation à la station de Brandlamm.
3* Tableau. — Ablation à la station de l'hôtel des Neuchâtelois.
Différence de l'ablation selon les époques.
Entre la température et Tablation le rapport est immédiat.
Quand la température baisse, l'ablation diminue; quand elle monte , l'ablation augmente. Il n'y a qu'un seul cas où cette réaction directe de la température n'a pas lieu : lorsque le glacier est temporairement couvert de neige. Le lendemain d'une chute de neige peut alors être très-chaud et l'ablation nulle , parce que la neige protège la glace de toute ablation , et que la chaleur des rayons solaires est employée à transformer la neige en nevé.
Influence de la situation des glaciers sur Vablation. iiiflueiir« de la si- Ablation dam les hautes régiom.
luatioii des glaciers , ^ , . » .i ..
sur l'abiaiion Influence des corps étrangers sur l ablation.
Influence descorps Diverses expériences ont été faites dès 1844 au glacier de l'Aar èirangcrs sur l'abia- pQ^p apprécier la manière dont les différents corps entravent l'ablation en protégeant la glace. —
Le tableau ci-joint indique la quantité dont la glace dépassait la surface ambiante du glacier sous chacun des objets qu'on avait placé sur la surface unie du glacier, au bout de 16 jours (10 au 26 août).
Sous la couverture de laine .... 0",20
Sous le parapluie 0"',22
Sous la planclie 0'",28
Sous le gazon 0",30
Sous la neige 0",30
Ces expériences ont été pleinement confirmées par celles de 1845. Dès le début de la campagne , M. Dollftes-AuMet avait fait couvrir de gazon un espace de 9 mètres carrés au pied du Pavillon et un autre de 6 mètres carrés au milieu du glacier. Les gazons furent soigneusement entretenus pendant toute la campagne , et lorstjue M. DèsoF quitta le glacier à la mi-seplembre (le 13) , le bout voisin du Pavillon
DA. • Fort souvent , par temps couvert et basses températures, l'ablation diurne est très-faible, (|uelquefois nulle. — Par des chutes de neige la surface du glacier, aussi longtemps qu'elle reste couverte, ne subit aucune ablation.
ABLATION DES GLAtUEIiS. 110
S éleroit û 2 inètrea en iiioyeitoe aii-dessos de la surface du glacier l",t>0 du côté du Midi et 2"\40 du €Ù\é du Nord). Le bout supérieur c;-AJlun i>eu moins exhaussé, U n'avait que l'^,80. Une moraine artilicielle avec des raches avait aussi été constmte, niais elle protégeait Ueu moins la t;l*^co, et il fut k peu près linpvssible de la maintenir <|uand elle eut atteint la hauteur d'un mùlro.
Ces obeei-vatiuns , quoique moins rigoiu-elises <|ue celles qui se MiMuifiur Ibs jiieujc^ ont prouve que la neige etlegaison rruiie certaine épfttBieur protègent la surface du i^lacior de toute ablation. Loti trente «Olunètres d'élévation sous la uei^^e correspundent exactement à la hauteur qu*un pieu placé dans un trou de sonde a surgi.
Ablation aiix (flffYraîte^ heures du jour
AiialioD pendant la journée du 21 août 1844.
Imfhucnee de l'ahiatiQU sur la forme de in surface dc4i glaciers.
BMm «t«io«iibértqttet. — Plnlet.
. . * , Les ploies sont en quelque sorte une exception dans les liantes régions des Al|)es. — Au grand Saiut-Bemard il ne pleut guère que 4êmb les mois de juin, juillet, aoî^t et une partie de septembre, soit oflm jours; on peut estimer le total de Teau d nue année commune èO*,iO de liauteur. On peut appliquer ces données du grand Saint- Bialard à la région moyenne du glacier de TÂar.
Ik la fonte des neiges annneJles. FonU; iiw neigw an-
Tûules les années il tonil*e de la neige à toutes les hauteurs dans ""^■'^*^*-
Itt Alpes. En été ces neiges se fondent complètement jusqu'à une certaioe altitude; cette limite est très-variable suivant les circonsliBcei atmfispliériques.
Dans les altitudes au-dessus de 2600 mètres la neige est plus ou moiiift persistante» malBJmiiais êkrndle; même changée en uevé elle alMl que temporaii*e.
On sait qu'il neige ipielquefois, et dans certaines années fort souvent, en été dans les Alpm.
Lm oeiges anciennes et, les neiges fraiches prott-gent de Tablation la ^aoe qu'elles recouvrent ei apîtmhsetu la surface des glneiers. — QiHUid on TÎsite Tun de nos glaciers à ftuble pente en automne, on le troitTe ordinairement très-inégal et bosselé. Si on s'y rend de nouveau te pmitenips suivant, au moment ou toute la neige vient de fondis, on
HL * Lf^lUïiges ;inck'nnt'» el les nti^et^ rrûfc-ht'»^ |irult>^(Hil ik l'abliition b ^hvv (|itVlk'?i ^reiil ei ft|»lanfi^i»enl le* Mïrf;nys : tiï>h«*r\ritiim îi«|i<tilanle H rMirr;ii terne ni t'xrlii|itrt'
le trouve parfaitement uni. — Lorsque sument la fonte du printemps, les endroits en relief se dégarnissent les premiers , parce que la neige y est moins épaisse qu'ailleurs , mais il en reste dans les creux. Cependant la fonte continue et, conune la neige grenue tassée (nevé) n'est pas plus fusible que la glace, Tablation se fait d'ime manière uniforme. Supposons que rablalion soit d'un décimètre par jour et la plus grande épaisseur de la neige tassée au-dessus des creux de huit décimètres, il en résultera qu'au bout de neuf jours, loi^sque toute la neige sera fondue , la surface du glacier sera parfaitement unie. 11 est bien entendu toutefois que ceci ne s'applique pas aux glaciei^s très-crevassés et bouleversés.
Condeniation.
Si , par la condensation de l'humidité atmosphérique sur les
surfaces de glacier sous forme de rosée, gelée blanche ou verglas , il résulte quelque profit pour le glacier, il ne peut être que très -faible et ne saurait se comparer aux autres sources d'alimentation ; d'ailleurs elle est en partie contrebalancée par l'évaporation.i
lU'&unu'. Résumé.
1** L'eau qui s'échappe (sort) des glaciers et qui circule dans leur intérieur est fournie en majeure pailie par la fonte de la surface ou l'ablation (et par la fonte des nevés et des neiges qui les couvrent temporairement).
2** Dans les régions moyennes des glaciers l'ablation moyenne peut être évaluée de 3 mètres à 3'",50 par an. L'ablation diurne est en moyenne pour les mois d'été (étés de hautes régions qui ne correspondent pas aux étés de la civilisation) de trois centimètres par jour au glacier de l'Aar.^
3® Les glaciers sont d'autant plus saturés et leur débit (d'eau) d'autant plus considérable, que la chaleur (et surtout les rayons solaires) est plus intense et l'ablation plus forte.
4** Les eaux atmosphériques (pluies) contribuent poiu* une part bien faible à l'entretien du magasin d'eau intérieur. Elles ne con-
DA. ' On a iH'aucoup exagéré l'évaporation des matières gelées en hautes ri'gions. — La faible pression atmosphérique surtout devait favoriser cette évaporation ; quant k Teau de fonte (jui coule sur les roi'hes , elle disparaissait , elle s'envolait . Cette évaporation est très- normale (voyez nos observations, T. V). — La condensation non - seulement contrebalance Pévaporation , mais IVau condensée dans l'année est inlinimont plus forte t|ue celle évaporée: je maintiens l'expression mfiuiment: elle esl ct»nforme a mes obse rvat io ns très-nom Ornufes.
I>A. = Vo>. la sérii' d'ablation dr I8U U IKG'i, noI. V
TEMPÉJiATUItE DE t'jNTÊRlEUJt DU GLACIEH. 121
m un bénétlce réel pour le glacier^ attendu qu'elles sont
dTardinaire accompagnées d'une moîndi^ ablaliou- De là vient que
les Icvirents des glaciers sont toujoiii^ plus gms pendant les étés secs
it chauds (soleil dltalie) que j>endant les étés pluvieux (soleil d'An-
itTé),
S^ Ltci fanuo que les eaux atniDsphériques aflectent au moment de
ctmte n'est pas indifféi-onte. La neige en pei-sistant à la surtace
oitrave l*ablation et réduit ainsi les eaïut du glacier. Par la même
raison les neiges annuelles (et les neiges et nevés temporairement
prisj&tants^ anciens) sont un préservateur du glacier.
6* Uoe certaine (|uantité d'eau est acrpiise au glacier par la condensalioD, mais il est probable qu'elle est compensée (faiJblement) par im pertes fpi'occasiunne l'évaixïration (qni est plus failïle).
A. 15. Tempérai nre de l'tntérlear du placier. Tempénture de l'iu-
Tableaii des variations de tenipératum observées dans un trou de ^^^^^^ ^^ »'»<^icr. [e de 3 métrés à 5 mètres de pmfundeur, duraut quinze jours, 20 juillet au 3 aofit 1842. — Température de Tair ambiant et état du del. —
Dorant les quinze jours qu'embrasse ce tableau, le tliennomètro-
graphe n'a marqué que tmis lois une température inférieure à zéro ,
encore n'est-ce qu'une iVaction de degrés — 0" , I , — 0%2, — 0%4.
Or, U esl à remarquer que cet abaissement de la température est
mnFiBim chaque fois à la suite de nuits froides ou dans des conditions
qui semblent de nature à lavoriseï" rintroduction du froid dans Tiuté-
rieur du glacier , comme par exemple à la suite de la touimente
Ae^ 21 ei 22 juillet; d'ofi il faut œnclure que ce n'est pas la masse du
flaciert mais seulemeut la cavilé qni s'est refixjidie, malgré le soin
ifoeraci prenait de fermer les irons en y introduisant rinstrumentJ
Des observations qui se faisaient siimiltauémeul dans des trous plus
i. * Cet alMitfieioent ik Ifnipt'raturt* nu-dessous ûv ^éro rapporté [yAt h* llu-rmunk- €ftt trè$-pniliat>li'iinii1 M k une (îiutsc h latiiielk- mi ne jHvk fini MUivenl puij : tfWeniSon. La hmle se mouilhnit. menu* souk'mi'nt particlk-nii'iit , funelionnerj m h bottic mouillte do psyi tirunirtrt' ; pnr réviiporalion ile Toau la (empi^riiturL* ( »«ra plus basse que l'air apihiant 11 en est de mrme dfs nilnlm:js e\piisès en r, dont la boule n'ist pas iitintêe; par des nuits seivines et «■uliue plat, par m, ta ti*uipeniture tîe rinslruiiii'iit wira au-ik*5sûus du puliit dé rusée de Tair t;îl y aura rosée, *:undensitiou sur la surfatT tk hi lioule, et le IliiTUiuniètre vfi 1 nnr température de plusieurs dl'h'rts plus basse ipie Tair aiiibiaul; el sans viHtf, nrflie par >imp!«* ra\inmeiuenl. ta bon le serhi" se rerroidira plus eu plein ;iir
122 ULACIEH8 EN ACTIVITÉ.
profonds, Tua dd 60 mètres et Tautre de 30 mètres, n'ont accusé aucmie variation. Les instruments dans ces deux trous ont toujours marqué invctriabkment zéro , et cela pendant quinze jours consécutifs, en sorte que l'on peut admettre comme démontré que l'intérieur du glacier, à l'exception des couches voisines de la surface, jouit en été d'une température invariable qui est zéro A
En 1842 j'introduisis deux tbermomètrographes dans l'un des trous de sondage, l'mi à 2°*,70 et l'autre à 4°*,50. La grande quantité de neige dont le glacier était recouvert en 1843 ne me permit pas de les retirer cette année, et ce ne fut qu'en 1844 , deux ans plus tai-d, que M. Desor parvint avec beaucoup de peine à dégager le premier, celui qui était à 2",50. L'ayant retiré soigneusement de sa gaine, mon ami trouva que la base du flotteur marquait — 2®,2; il eut soin de vérifier immédiatement le zéro et le trouva ti'op haut d'un dixième de degré (0 = + 0,1) , ce qui i-édmt par conséquent le chiffre à — 2*,1 . Il est donc démontré par là que la glace de glacier n'est pas continuellement à la température de zéro, mais qu'elle peut tomber sensiblement (beaucoup) plus bas.^ Le glacier est-il ad- ^ gi^^i^ ^^^^ adhérent ? 3
liércniy ^
Résumé.
1^ La température du glacier (des grands glaciers dans la i*égion moyenne) est à peu près invariable pendant la belle saison. Les oscillations de la température extérieure ne se font sentir que dans les couches les plus (tout-à-fait) superficielles; elles coïncident avec les fluctuations du magasin d'eau intérieur.
2® A mesure que le glacier s'égoutte en hiver, le froid pénètre plus profondément (ce froid pénètre d'autant plus que la hauteur des neiges qui le couvrent est moins considérable). Lorsque la fonte du printemps vient de nouveau les imbiber, leur température remonte ;i 0®.
3» L'adhérence des glaciers avec le sol est un fait exceplionnel et passajîor dans no.s climats. II est probable que le fond des glaciers est dégagé toute Tannée.*
DA. ' Voy. dans nos Matériaux, vol. V, chapitre Température de rintéricur du glacier, qui confirme qu'en été IMnlérieur du glacier est à zéro.
l)A. > Le froid en hiver pénètre dans les neiges, les nevés et les glaces k une grande profondeur. Par le rayonnement nocturne la surface des matières gelées, et même jusqu*2i une c^îrtaine profondeur, prennent des températures beaucoup plus basses que l'air ambiant.
DA. • Voy. nos Observations positives, T. V.
DA. * Le fond des glaciers en général est dégagé toute l'année jusqu'à une certaine altitude, altitude des poli«; au-dessus il est généralement adhérent et ne saurait ni moutonner^ ni user, ni potir, ni strier tes roches (Observations positives).
Résolue.
A. 16. FfogFgMto» des iplaeleiv*^
A. 17. BBTahlMemente et oaclUmitons des iplaelers.^
A. 18. ITarlmtloB du nlTeaii des glmeivn»^
A. 19. ActioB des iplaelers ««r leur fond.^
Roches moutonnées. — Roches polies et striées. — Galets rayés.
DA. * Ces quatre chapitres importants (page 436 à 573 — 137 pages) sont reprodulU (taK nos Matériaux pour Vétude des glaciers en activité et complétés par nos obseï"- Tatiuosde 1846 k 1862» ainsi qu'un grand nombre de chapitres qui sont simplement indiqués. Ces chapitres A de Textrait de la publication ne portent pas le môme chiffre qQe ceux de Touvrage publié par H. asamIb.