‹ Matériaux pour l'étude des glaciers (volume 4)Chapitre 43 sur 156 · CÔNES D£ BLOCS · texte numérisé non relu

CÔNES D£ BLOCS

formé à la suite d'une avalanche extraordinaii'e, il retarde beaucoup plus la fonte superficielle que les revêtements plus minces distribués à son pourtour, et il finit par tabler plus ou moins promptement en raison de Tépaisseui' de ces revêtements extérieurs, sous lesquels Tablation est plus ou moins accélérée ; aussitôt que le pied de cette table, composée de matériaux n'ayant entr'eux aucime liaison , a acquis une hauteur suffisante, les éboulements commencent (fig. 15)^ se succèdent conune on Ta vu (fig, 4), et la transformation de la table en un cône est bientôt accomplie (Jïg. 16). Mais à la base les matériaux les plus volumineux s'étant accumulés, forment un bouri^elet circulaire 6 b qui arrête et retient les débris de dimensions plus faibles , et leur permet de constituer jusqu'au sommet c de la proéminence un revêlement souvent assez épais , sous lequel l'ablation moins ralentie qu'à la base peut cependant être encore moins active que sous la mo- <^e Jd qui, continuant à s'afTaiblir, permet au bourrelet de s'affaisser et aux divers matériaux de constituer une nappe à peu près uniforme, et finalement au cône de s'élever de plus en plus.

H. 38. La concentration d'une masse de débris et de blocs peut Ci'»ncs de biocs. résulter, non-seulement d'ime chute extraordinaire sur la sm*face des glaciers, mais encore d'affaissements locaux ; s'il se produit im tassement et par suite une cavité profonde sous une .^loraine superficielle , les matériaux y glissent et , entraînés par leur propre poids sur les parois inclinées, ils s'accumuleront à la partie inférieure de la cavité qu'ils combleront en partie, et souvent même en totalité a (fig. 4 , pL H) ; puis les surjEaces environnantes ainsi que les bords extérieurs , sous l'influence de l'ablation, s'al&issant graduellement suivant les profils 6c de/*, ne tarderont pas à descendre au-dessous du niveau du dépôt a, qui enfin dominera la crête de la moraine , tablera et se transformera en im cône dont l'extension et le développement dépendront de la puissance de l'amas des débris. ^

H. 39. Les blocs, Jes galets et les détritus des matériaux engagés Moraines profondes, entre la glace et les parois encaissantes constituent les moraines profondes des glaciers.

Contre les parois latérales elles forment des revêtements qui pénètrent ^8 les plis , dans les anfractuosités du sol , où elles se fixent lorsque

^A. • Sur le glacier de rUntcr-Aar nous voyons plusieurs de ces cônes de blocs , P^nnj lesquels quelques-uns de forte dimension . (lui proviennent d'accumulations de mafériaux qui sont tombés dans des affaissements, et qui, par ablation, se retrouvent îi '3 surface

les plans inclinés n'ont pas de trop foiles pentes ; mais sur les pentes rapides, sur les flancs escarpés des rochers, elles ne sauraient se maintenir quand la glace vient à se retirer, et elles s'écroulent dès qu'elles cessent d'être soutenues et comprimées. Les matériaux dont elles sont formées proviennent principalement des éboulements latéraux des moraines superficielles disposées le long des rives, et en partie des débris arrachés aux rochers désagrégés que la glace peut rencontrer et démolir.

La couche des galets écrasés, broyés ou arrondis mêlés aux sables de trituration et h la boue glaciaire, détrempée pai* les eaux provenant de la fonte ou sortant des joints et des fissures de la glac«, tend à s'aHaisser et à gagner le fond des bassins; continuellement alimentée par les débris qui s'engagent supérieurement sur les rives, elle alimente à son tour les nappes sur lesquelles rei)osent et s'étalent les glaciers.

Ces nappes , composées essentiellement de matériaux élabores latéralement par la glace comblant le fond des vallées d'une riveàPauti-e, en font disparaître les inégahtés et constituent de puissants remblais dont les surfaces sont dressées transversalement et longitudinalement avec une régularité parfaite; soumis à des pressions considérables, sous des masses continuellement pressées en avant , ces remblais ne sauraient conserver ni^aspérités ni ondulations indiquant des fluctuations impossibles , puisqu'ils sont soUdement maintenus dans tous les sens. Ils ne peuvent donc que se tasser, se dresser et offrir superficiellement des surfaces planes et inclinées suivant la pente générale qu'affectent les glaciers.

Le prefil transversal d'ime moraine profonde est ime ligne droite de niveau ou à très-peu près horizontale , ofDrant des inflexions et des coupures aux points où passent les torrents et les ruisseaux sortant des glaciei-s, creusant leurs Uts siimeux et variables dans la nappe qu'ils tendent à bouleverser superficiellement; mais, malgré leur nombre et leurs continuelles érosions , des portions nivelées restent presque toujoure intactes et conservent les traces de l'action glaciaire.

Si l'on pénètre sous un glacier, ou s'il diminue de manière à laisser à découvert une portion de sa moraine profonde , on voit que cette moraine est liée au comblement étalé en avant de la tranche terminale, suivant la môme pente, le môme prefil transvei-sal , et d'une manière tellement intime qu'il est impossible d'apercevoir ime solution de continuité , un point de contact do deux dépôts qui seraient d'origine différente, l'un glaciaire, Tautrc alliivien.

MOÎWINES PnuFUNUES. 221

araiit du glacier de TUnter-Aai^ la nappe de comblement s'étend àm la tranche terminale jusqu'au premier élrangloment de la Tallée, «ir une t*lendue de plusieurs kilomètres, et, ipioiqu'ello snit sillonuée par les canaux d'éroulement des diverses branches du torrent, elle liste dans son ensemble parfaitement re^^lée suivant une ligne de pente omTorme d*uno extrémité à Taulre et de niveau transversalement. Sa régulante n*est pas interrompue aux abords dos massifs des rochers folis ei striés qui surgissent sur deux points différents et qu'elle contemnie en dessinant a leurs bases des courbes sensiblement de nifoaii ei très -légèrement inclinées» sans renflements et sans dôpres-

Cependant, il serait peut-être encore possible, si Ton n'avait d'autres

pt^uTes, de considérer cette napi>e extérieure comme un défiôt diffé-

reot de la moraine profonde, formé à ses déi>ens, ou en grande partie

6t matériaux entraînés et déposés par les eaux de TAar et de ses

afttienls ; mais au glacier du Rhône, sur un espace de plusieurs cen-

taiomde mètres en aval de la trannbe terminale, on retrouve une série

(Ttticiennes moraines fmnlales séparées les unes des autres, reposant

SBT une nappe dont Torigine ne saurait être douteuse et qui forme

aoo-^eulement le prohingement de la moraine pn>foiide actuelle, mais

At oamlileiuent existant bien au-delà do la moraine frontale la plus

<faiicée. En effet, ou la nappe entière est uu dépôt alliivien antérieur

à la formation des moraines frontales qu'il supporte , ou une moraine

ptofoode recouverte par des accumulations de matériaux abandonnés

par te gLicier au moment où il dimiiiuait.

Hais entre les enceintes ab c d e (fig. 9, P^- ^^)^ on ne l'emarque relèvement dans le plan incbné x y tangeant a la surface de la actuelle x x\ et h celle du comblement y' y. Or, pendant que le Carrier déposait sa moraine frontale au point e, il reposait , comme aojcmrdliiij et comme loujom*s, sur une moraine profonde qui ne ponrail utre que le dépôt x x*' réglé suivant une pente uniforme à rmamnl el à Ta val des enceintes successives et en retraite d c b^ aussi hîen qne sùus la moraine actuelle a et sous le glacier g L

Si donc, entre les fioiuts t/' r/, on voulait voir un comblement alhi- Tî-!n . asïturtanent il faudrait nécessairement supposer qu'il était antêrieiir anx déjjôts glaciaires, puisqu'il n'a pu se former ultérieurement, Mrada qu'il est recouvert par ces dépôts; que sa régularité peut être «Kliîboéeâ l'action glaciaire pendant la pénode d'extension ou de dimi- ; enfin ipie le glacier a réglé la surface de ce comblement, m y

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ajoutant ou sans y ajouter sa moraine profonde. Il faudrait alors admettre à sa surface y' y, c'ost-à-dire en dehors du domaine et de la ro[^ion des glaciers actuels, une moraine profonde, sauf à rechercher plus taixi les limites du déi)ôt alluvien inférieur, ou considérer le dépôt comme exclusivement allu\ien , puisqu'on ne remarque entre les points X x" ni surélévation , ni changements dans la pente y' y réglée uniformément entre les points extrêmes x y, et dans ce dernier cas concevoir un glacier entièi'ement dépouiTu de moraine profonde, et s'égarer dans de stériles hypothèses que les faits observés permettraient de réfuter victorieusement.

Les moraines profondes sont interrompues sur les plans trop fortement inclinés, sur les flancs des i-ochere que les glaciers franchissent. On conçoit en effet qu'un revêtement de galets et de boue humide ne peut s'appliquer et se fixer sur une tranche abrupte et élevée lorsque la glace doit descendre un escirpement; ainsi , dans les conditions de la fi/f. 2, ;)/. ^2, représentant un point de la rive gauche du glacier de Zermatt, il y a toujours entre la glace et le rocher un vide dans lequel les matériaux poussés jusqu'au point a tombent et s'accumulent , et quand bien même ils y parviendraient en quantités suffisantes pour le combler entièrement, leur masse s'atlaisscrait dès que le glacier viendrait à diminuer.

Les matériciux dont se composent ces nappes proviennent, ainsi que je viens de le dire , prcsqu'cxclusivement des moraines superficielles et des éboulements latéraux. Avant de s'engager sous la face inférieure des glaciers, ils sont complètement ou imparfaitement frottés, arrondis et polis, mais ils offrent tous des traces de l'action glaciaire ; les uns ont la forme d'ovoïdes ou de sphéroïdes , d'autres ont des faces planes et polies et sont recouverts de stries. Sous la glace ils continuent à subir des pressions et des frottements considéraWes ; ils s'usent, s'écrasent et se réduisent en sables ou en détritus, éléments de la boue entraînée par les torrents.

La couche superficielle des moraines profondes étant profondément détrempée, les galets peuvent plus facilement se déplacer, rouler et s'aiTondir que ixîndant leur trajet le long des parois encaissantes ; aussi perdent- ils assez promptement et presque toujoui's leurs stries et prennent-ils un i>oli moins vif sous l'influence de la boue liquide dans laquelle ils sont en quelque sorte plongés; mais ces mouvements exclusivement superficiels cessent de se faire sentir inférieurement, et la plupart des galets enfoncés par la pression au-dessous de la première

moliile 80 consei*vent sans altération, sans modilkations, tout "tm se recouvrant iFun eorlnit bout^ux » t|u*ils perdeut aussitôt qu'ils «mi lavés et charriés par les courants , et dont la conservai ion nous aervifa à reconnaître s i^i rement les remblais exécutés par les glaciei*s, Les iDorames profondes formées et alimenlees par des additions mves de matériaiu' amenés, répandus et en quelque sorte réglés couches successives, n'ont pas cependant ima si raclure sirtUiforme ; elles seraient évidemment stratifiées si les galets, les sables et la boue f parvenaient séparément. Mais une division jiar couches dit^tinctes ne saurait s'établir dans les remblais constitués par des accumnlations de matériaux mélangés dans des proportions qui ne sauraient beaucoup varier ei qui, détrempés ot comprimés, Unissent par former des masses dâDS lesquelles on recliercherait inutilement les traces d'une véritable f$raliilcatioD.

Outre les galets arrondis et ÊroUés , on observe dans les moraines pofoDdes des débris de ro(;hes sur lesquels on n'aperrnit aucune taeede frottements, ayant des angles vifs et des surfaces raboteuses, f( âool la présence dans ces dépôts iiourrait, d*aprôs ce qui pmcMe, foraitre une inexpbcable anoniabe; mais ces débris sont fournis par les moraines superficielles qui s'étalent lï la surface des ^daciei-s et fWDent à leurs extrémités former les moraines frontales dont nous aOoDs bientôt nous occuper. Apres avoir cheminé sans être soumis A têttàm des frotiements , ils tombent sur les moraines pi-ofondes , ils y pénélrent et s'y enfouissent loi'Sip.ie les glaciers progressent et refoulent lis moraines frontales ; leur présence dans les nappes glaciaires est m fait caractéristi£|ne qu'il était iîuportaut de noter et dont on nV pas Ceseinple dans les accLminJations vériLablement alluoiennes, dans les iMiblaîs transportés et déposés par les eaux courantes,

Le& glaciers n'ont pas toujours été enfermés dans leur région actuelle; mà& ils en ont franchi les limites à une époque l'cculée , ils se sont iffudns au loin en onvaliissarU des systèmes de montagnes moins lnée$ que le& Âljies, et sur les cimes descjiielles la neige et la glace ttiaitraient plus [lei-slster indéfiniment aujourd'hui, et ils ont rccouici \m plateaux et les vidlées inférieures pendant mie longue suite étfièdes.

Cima^f^ on a pu le voir dans les chapitres précédents, iîs laissent ttr fe iol qu'ilis touchent* des traces de leur puissante action, et ils

errtamt' allitud^v

le recouvrent de dépôts qui se distinguent parfaitement des accumulations résultant de la désagrégation , de la chute des masses minérales ou des déjections ou des alluvions des torrents et des rivières ; aussi leur ancienne extension , considérée il y a quelques années comme une vague hypothèse, est-elle aujourd'hui admise et démontrée de la manière la plus formelle par des preuves incontestables : des roches moutonnées et striées , des blocs polis ou anguleux , d'immenses moraines latérales et frontales et des nappes profondes composées de galets et de boue glaciaire, formes, arrangements et produits parfaitement caractéristiques. * Nappes de comble- H. 40. J'ai cherché, le premier je crois, à démontrer l'existence des «M^ni- moraines profondes en dehors des limites de la région des glaciers en

activité, et h une époque où les nappes de comblement, au-delà des moraines frontales les plus avancées, ou des dépôts extrêmes des blocs erratiques, étaient encore considérées comme des alluvions, ou plutôt comme des dépôts diluviens formés sous l'influence de courants extraordinaires soit antérieurs aux glaciers, soit alimentés par leur fonte progressive ou subite.

Sans m'arrôter aux différents détails dans lesquels j'ai dû entrer à cet égard , et qu'on pourra retrouver dans une série de Mémoires sur les formations erratiques des Vosges , des vallées du Rhin , do l'Aar, du bassin du Pô, etc. 2, je vais indiquer aussi sommairement que je le pourrai les caractères de ces comblements que j'ai rapi)ortés et que je continue à attribuer à l'action des anciens glaciers.

L'étendue des terrains envahis par la glace dès le commencement de la période quaternaire , puis successivement abandonnés et mis à découvert, est certainement loin d'être connue, même dans les contrées voisines des Alpes et arrosées par les cours d'eau sortant de ces montagnes. Ainsi , d'après les travaux de MM. «nyot et Bseker ém laliiath 9 le grand glacier du Rhin se serait arrêté dans les environs de Schaffhouse ; ceux du versant oriental n'auraient pas dépassé Ivrée et Rivoli , et le glacier du Rhône n'aurait occupé que les i)ortions su-

DA. « Toutes ces preuves incontestables prouvent Textcnsion des glaciers d'une certaine époque , qui n'était pas le maximum de leur extension.

H. * H. Hocard. Coup-d'œil sur le terrain erratique des Vosges, 1848; ûi Mémoires sur les comblements de la vallée du Rhin, de Bâte à Bingen; — de la vallée du Rhin postérieur; — du bassin du Pd; — de la vallée de VAar; — iw le diluvium indiqué à la base des dépdts erratiques; — sur le comblement de la vallée de la Meuse, etc. — Voyez Phénomènes erratiques, T. 111.

MORAINES PROFONDES. '22h

péneore et moyeime de cette grande vaUée ; enfin quelques auteurs ont pensé que dans la Forêt-Noire et dans les Vosges les glaciers étaient restes enfermés dans les hautes vallées de ces deux chaînes, tandis que j'ai considéré toutes les nappes de comblement du Rhin , da Rhône et du Pô connue des moraines profondes indiquant une extension hîen autrement considérable des anciens glaciers.^

A fappui de mon opinion, j'ai cherché à réunir des faits et des jneu^es contre lesquels je n'ai entrevu jusqu'ici aucune objection sélirase de la part des partisans de la théorie diluvienne qui certainement (mt exposé avec beaucoup d'art et de talent des hypothèses trèsingénieuses sans doute, mais qui toutes viennent inévitablement se heurter contre de grandes improbabiUtés physiques. Pour le comblement du Rhin, par exemple, lorsqu'on voit des galets roulés à 222 mètres au-dessus du niveau de la plaine, sur les coteaux de Mulhouse, et lonqu^en même temps on retrouve çà et là des accumulations de Lehm déposé dans des eaux calmes et profondes, si l'on admet un courant assez puissant poiur charrier ces galets, on arrive à des résultats vraiment incroTahles ; ainsi on trouve que le Rhin touchant à la côte 445 et gonflé de 222 mètres aurait eu 15 mètres de vitesse par seconde, et qnH aurait débité une quantité de 4,121,280,000,000 mètres cubes d'eau par jour, suffisante pour recouvrir d'ime lame d'eau de 10 mètres de hauteur, 41 millions d'hectares par 24 heures; tandis que le Rhône H le Pô et les diverses rivières sortant des Alpes, plus fortement gonfles encore, à en juger d'après le reUef du sol et l'étendue des terrains superficiels, auraient fourni des masses d'eau bien autrement prodi-

Aussi , en attendant qu'on parvienne à retrouver les sources incon- ^yja de œs grands courants diluviens, de ces dëbAcles imaginaires ^icxir transporter dans les plaines dt la boue et des 77ienus galets, je CL ali^tîendrai de reproduire les considérations que j'ai présentées ailtuis à iXt égard, et je reviens immédiatement à l'étude des comble- ZèîiiE erratiques ou des moraines profondes anciennes. En avant de la plupart des glaciers en activité , les moraines i^ro-

l»l - La iîmile des rocbes moutonnées, polies et striées en hautes régions, et la ■ilmaax erratiques dispersés sur le sol, sont des pnMives d*une grnndo dr<> fâariers d*autrefois ; mais ce ne S4)nt pas les limites des glaciers monstre.s . t.i3TiiBl tuâtes les crêtes et tous les pics des Alpes, ne pouvaient transintrter des rwi icr leur dos, et certes ne pouvaient déposer que des moraines profondes.

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