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TROUS MÉRIDIENS

«Ces petits bassins ne sont pas sans utilité pour le voyageur : ils lui permettent par exemple de s'orienter avec assez de certitude malgré le brouillard, et même de savoir Theure qu'il est, pour peu que le soleil soit visible. Il suffit pour cela qu'il place son bâton sur le trou, de manière qu'il touche d'un côté le sommet de la colline de glace et de l'autre le sommet de l'arc, et la ligne que formera son bâton sera exactement NS. La ligne perpendiculaire à cette dernière indiquera rOrieut et l'Occident. Le point de Midi étant ainsi ccmnu, il est facile de savoir approximativement l'heure qu'il est, d'après l'angle que le soleil forme avec la ligne N S. C'est à cause des facilités que ces trous ou petits bassins oSrent à cet égard que nous les avons appelés trous méridiens. En allemand nous les appelons KeHer-Lœcher, en l'honneur de notre ami UénmrJ »

■• K«Qer dit : «Les parcelles de gravier abscM'bant de la chaleur par les rayons solaires s'enfoncent peu à peu dans la glace et occasionnent un petit creux , et le gravier s'enfonce de plus en plus.

« Les physiciens sont certes tous d'accord que les parcelles de roche , surtout si elles sont de couleur foncée , comme c'est le cas des schistes et des gneiss , s'échauffent par les rayons solaires ; mais ils diront : Ces parcelles , enfoncées à une certaine profondeur dans de l'eau à zéro , en contact intime avec la glace , prendront la température des matières ambiantes (eau à zéro de glace), el cette action première de s'enfoncer, lorsque des parties de surface étaient simplement en contact avec l'air, cesse dès qu'ils se trouvent à une certaine profondeur.» — Des expériences directes faites en 1863 (dont on trouvera le détail dans nos Matériaux , dans im autre paragraphe) , confirment pleinement l'explication de M. K«iler.

Dâ.25. Parune belle journée de septembre 1 862, au Pavillon de l'Aar, acUou des rayons zénith outremer foncé, l'ami Soleil une vérité et calme plat (circon- f '"J'" '"V* ^T^*

^ ^ du thermomètre plon-

stance très-rare cette année) , j'ai vérifié le zéro du thermomètre hyp- g^ jians des matières sométiique dans du nevé exposé en plein air dans un vase en bois, gelées. Grand fut mon étonnement de trouver le zéro déplacé , la boule enfoncée dans le nevé à 3 centimètres de profondeur : je Usais 0 = + 0®,4, et le matin en vérifiant l'instrument dans la chambre du Pavillon , je trouvai 0* = 0* mathématiquement juste. — L'action du soleil sur la partie supérieure du tube est probablement la cause de cette élévation de température. — Je l'enfonce jusqu'à zéro, rien de changé : il pcr-

HA. * mê. memmr^ 1844, p. 489.

riaiiitVro ;i faire une vrau*

-'jiit les rayons solaires qui

— .10 place iint^ planchello sur

• .- ii'Uiv le nevé et le llieriiio-

rrsuùt le Iheiinonièlrc se trouve

- •v$en*ations. je transporte le iiennomètrc altemaliveinent .

. -.lHil:0 = + 0,i.

■ •:• ••«•uverte d'une couelie de cou-

- • -lîême nevé. indiquait dans la •• « li en plein air. on lisait non di*s ;•?•'» . mais des degrés.

. .>. ; ai ] iris un petit flacon en verre

'*' :•• iiauteur; j'ai fondu du suif et j'y

:•' <-tin : j'ai remi)li le» llacon de celte

. ••niumètre dont le zéro était parfai-

•> surfaces. \v. suif était comitacte .

- •. ImiuIï^ noii-e de jirandi» dinunision •:< le n(»vé. et au ImjuI d'un «-erlain

■= -f- 'r Cjc dis + i%0. et non + ()'. \ . " u ï»lein nir, ()■' = ()". — . — .1

.".•.• v^ ray()iiî> solaiivs qui travorbcnt les iiialiriv>

-ixiaii lies rails ilo la civiiisaliiui l»as liosniii

, . ^ H ..■• .ij»uiler loi à nos obscnalions ^îlariain-N ou da-

.... • ^ ofisorvations, je rei;ois île ranii Collomb uiu-

:. . : . Il* lui avais atliiSM' <lc nies ivrlu'it'hes lilariairos.

••i'> ..n ivsM'iiibli a V iipinr-riuh iW Loiulivs. Je re-

.... .t\er «lueliiuos membres de ee rlub, je leur auinis

V.V. 1- w^v nations. Nous n'a\ons \\n> iri de y Itid tristes, de

.V y ^nu'-sui}4. Les Anj:lais oui le ^land avantage >ur noii.s

.^ Hu »^ %,>\aiies, les expéditions dillieiles, iH'rilleuses; eela

.i ..i.si'.oH; V \tphir-('iuh publie des relations d'ascensions

X ,... •: Ivaueoup do faxeur en Anylelenv et qui ne truuve-

,M. :•.'.'.»• .uuil'e. pendant que vous expbiriez les bautes rèjiionv

.. , c M i»ïembre. par un très-mauvais temps, je me liwivais dans

X '^ '. »VN par un temps maHiiilique; j*ai suivi les eoui> de la

\ u'^ .noir e\plore les eonlre- forts de^ pvri'uées. innw

■••<. '.» •li.Mor. lUMi^ :i\inis pnussr iirii' riTonuaissaïue .ri)

Ces observations ont été faites dans du neirê (neige grenue) et dans de la glace pilée, en enfonçant la boule des thermomètres sans serrer les matières gelées contre les parois de la boule. — Si on serre fortement le nevé ou la glace pilée contre la boule, les rayons solaires n'ont pas d'influence; mais au bout de très -peu de temps il se formera un petit vide espacé entre la boule du thermomètre et la matière gelée, et l'action des rayons solaires sera très-forte, surtout sur la boule noircie.

DA. 26. I-c de. «rlmeler. (R). ^^ ,^ ^^^^^^^

Amas d'eau d'une certaine étendue , généralement sur les rives du glacier, accidentellement sur le glacier même.

Les glaciers, dans leur parcours, ne remplissent pas toutes les sinuosités des rives de roche en place ; de certains espaces sont privés de glace et se remplissent d'eau.

Des moraines latérales ou frontales peuvent , par suite de la diminution des glaciei*s restés en place, fermer les issues d'eau et donner lieu à des formations de lacs. Des éboulements de matériaux , avalanches de pierres, barrent souvent les eaux. Les avalanches de glace, de nevé ou de neige produisent le môme effet en hautes régions : ils obstruent, barrent comme le ferait ime digue maçonnée, l'espace qui les sépare du glacier.

11 y a quelques années , mon guide en chef HamJaun, en revenant fin avril du glacier de TAar, où il avait fait quelques observations, en passant du Grimsel à la Handeck , trouva le Rœderichsboden complètement sous l'eau : c'était un vrai lac. Les glaces et la neige que charriait TAar s'étaient accumulées et serrées à l'issue de ce Boden (vallée haute) ; ces matériaux ont formé digue, et le volume d'eau du torrent était beaucoup plus faible en aval.

•^poit de Vénasque et au port de la Piquade, en face des beaux glaciers de la Mala-

• delta (Mont-Maudit) et du Nethou : Ik, sur le terrain, j'ai eu le plaisir d'expliquer à

• quelques-uns de ces Messieurs les principaux phénomènes des glaciers, leur mouve- ' œnt, les moraines, les crerasses et autres accidents; mais je crois en conscience que

• na voix s*est perdue dans la solitude de ces déserts, parce que mes auditeurs, qui- < voyaient pour la première fois un glacier, avaient de la peine a comprendre toute la

« complication de ces phénomènes.

«Je vous dirai en outre que sur toute la longueur de la vallée de Luchon, depuis le

• port de Vénasque jusqu'à son débouché dans la plaine près de la station du chemin

• de fer de Montrejean , j'ai vu des traces nombreuses du passage d'un ancien glacier, ' des roches striées en place près de Saint-Déat , des blocs eiratiques perchés et des

• noraincs raractéristiques . •

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