RUISSEAUX SUR LES GLACIERS
DA. 32. BbUmmx mr les ^laelen. Ruisseaux sur les
Lfis ruisseaux qui coulent eu été par le beau temps sur la surface KiaiUrs.
des gladert à fiaiUes pentes et peu crevassés sont composés d'une grande quantité de très-petits filets qui leur apportent de tous^côtés le tiîbnt A leurs eaux.
Le voliune d'eau gui coule à la surface des glaciei-s dépend de ses Gonditioiis topographiques et météorologiques. — Les glaciers à fortes peDlBs et ceux très-icrevassés , même à faible pente , ont très-peu d^eau qoi coule à leur surface.
Les ruisseaux se jettent dans les crevasses, forment des moulins, des puits et gagnent le sol. Sur les rives des glaciers on voit rareoieoat des ruisseaux ; ce sont des filets d'eau qui se dirigent vers roche en place.
Les ruisseaux d'une certaine importance se trouvent au glacier inférienr de l'Aar, siur les deux rives de la grande moraine médiane. — A la hauteur de la ligne transvei*sale du Pavillon au Grunberg, le ruisseau sur rive droite , et qui est le plus volumineux de tous , tombe dans une envasse et disparait un peu en aval , après avoir coulé en ligne dioiie sans rencontrer de crevasse ou fissui*e sur une longueur de 4 kilomètres. — Ces grands ruisseaux de 2 à 3" de largeur et de 50 centimètres de hauteur eau moyenne en été, par une belle journée sereîne et chaude , ont pour affluents d'autres ruisseaux plus petits qui les rqoignent.
L*ean de ces ruisseaux augmente en raison de Tablation , fonte superficielle du glacier et des nevés qui peuvent en couvrir une partie temporairement; cette fonte atteindra son maximum dans les circonstances météorologiques suivantes : Nuit chaude et pluvieuse par un rent chaud, suivie d'une journée zénith couleur outre-mer, rayons solaires une grande vérité, température et humidité relative de l'air élevées (point de rosée rapprodié du degré de température de l'air ambiant, calme plat). — Ce sont là les circonstances où les ndsseaux qui coulent à la surface des glaciers atteindront leur maximum en été.
Par un temps froid, ciel œuvert, rayons solaires directs absents, la température au-dessous de zéro jour et nuit , (jurmente , vent venant de toutes les directions , trop connu de nous tous , auquel nous conservons la dénomination de Gttgs (nom de baptême donné i>ar nos ^11 ides), et qui dépose souvent 60 centimètr(?s de hauteur de neige fraîche sur la surface du glacier eu juillet ou aoill, suivant son caprice; alors hnis Uy» ruisseaux , |4;rand8 et petits, sont suppriuiés , mis au néant.
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Généralement en été, pendant la nuit, Tablation, la fonte de la surface du glacier est nulle ; cette ablation commence ordinairement à 9 heures du matin , atteint le maximum de midi à 2 heures , puis décroît et cesse à soleil couchant. — Par des journées de ciel couvert, Tablation est faible, et lorsque la température est basas dans les mêmes circonstances, la fonte est nulle.
Les petits ûlets d'eau commencent à couler à 9 heures , alimentent les ruisseaux qui atteignent leur maximum vers 3 heures du soir approximativement; puis ils vont en diminuant de volume. Un grand nombre n'est plus alimenté à soleil couchant, d'autres ont de Teau en petite quantité toute la nuit.
Pendant l'hiver, qui est permanent de la deuxième décade d'octobre jusqu'à la troisième décade d'avril (les premières neiges persistantes tombent ordinairement à mi- octobre et la fonte du nevé sur les glaciers commence fin avril) , les glaciers sont couverts de neige, aucune eau ne circule sur le glacier. Au printemps, en mai, lorsque la fonte des neiges changées en nevé et tassées se fait par des circx)nstances atmosphériques de vents chauds, haute température , humidité relative grande, soleil ardent, ce ne sont pas des petits ruisseaux formés de filets d'eau qui coulent à la surface du glacier : ce sont des ruisseaux qui foiment des torrents , qui entratnent des matériaux , creusent des ravins, de vrais lits de torrent , par la raison très-simple que les fissures du glacier, les crevasses , les moulins , les puits , ne pouvant pas recevoir les eaux, elles coulent à la surface; plus tard ces voies d'écoulement sont ouvertes, et les ruisseaux rentrent dans leurs dimensions normales.
En mars 1862 , au glacier supérieur du Grindelwald, nous avons foré un trou de sonde de 0'",50 de profondeur, juste au-dessus de la galerie taillée l'été précédent dans le glacier même. Nous avons rempli ce trou de sonde de liqueur colorée, et il s'est maintenu rempli; pas une goutte ne s'est infiltrée dans le glacier. En août même année, la même expérience a été faite, et l'eau colorée a traversé le toit de la galerie , qui avait h cet emplacement 5" d'épaisseur et se vidait complètement.