H ) JI
Ext rail rHinc lettre écrite [xir M. le docteur Prrrot (( }/. SédiUot^ le 7 mai 1849.
J^' pense que l'on doit rattacher à Tanli.
que Arianie, patrie de Zoroastre , l'étyniologie di mot Arinc. . . Lorsque Mahomet parle des quatn grands fleuves que Dieu fit descendre du paradi: sur la terre, le Sihoun ou l'Indus, le Djihoun 01 rOxus, TEuphratc et le Nil, il leur attribue peutêtre une origine céleste, parce que l'Oxus n'est pa. très-ëloigné des Hautes Alpes, àes Thian- Chai (monts célestes), et que l'Indus ou Sir-Daric prend réellement sa source dans ces montagnes c'est ainsi qu'il fait de la grande muraille de h Chine, cette digue cyclopéenne scellée en fer et ei plomb au mont de Kâf, qui doit arrêter l'invasioi des terribles nains Yagog et Magog. Ces tradition sont de source persane, et l'Alexandre bicorne di Coran pourrait bien n'être autre chose que la grand* figure de Zoroastre, dont les principes et les lois se seraient précipités, en quelque sorte sous un doubh coui-ant, des contrées de X Arianie placée au centre du monde, pour aller se répandre sur les climat> de l'orient et de l'occident.
Là s'élevaient les monts célestes, et, en adoptaiil l'idée d'une ligne médiale passant par le point culminant de \ 4rianie ou coupole d'Ari/ie, on ne faisait qu'accepter une donn('>e pratique consacrée pai le temps et rexpérienco.
i.,'s Aial)os oui |)»is de IVmocnU' ItMirs (!onc<'|)n.is sur la lonnr de la UMie , dont la parlic ha- ,hc a retendue cruiie demi -sphère dVcidi-nt eu ,, uMit; le mont de Kaf en est, h leurs yeux, comme , ( harpeute, et la science moderne a justifié cette dvc d'une vaste cliaîne de montagnes qui se proonoerait dans les entrailles du continent et dans les )rofondeurs des mers.
a Parmi les savants, dit Makrizi, les uns prétenjent que la terre est un globe parfait; les autres, Lju'elle na pas la forme arrondie; elle est suspendue au milieu de l'air comme le jaune de l'œuf est entouré de la masse albumineuse et de la coquille qui représente la sphère céleste; au delà de l'étendue occupée par l'air est le Korat-ez-zanihaiyr ou circonférence du froid. »
Les Arabes comptent i8o degrés de l'ouest à l'est; selon que les lieux sont en deçà ou au-delà du 90^ degré, ils distinguent les longitudes en longitudes occidentales et loni^itudes orientales; x\ résulte de cette croyance que la coupole d'Arine ou de la terre a dû servir à déterminer les longitudes orientales et les longitudes occidentales; elle touchait aux Laquedives (1), à cet immense archipel où Ptolémée place
(i) Le 90^ degré de Ptolemëe passe un peu à l'est de Socotora, et c'est là que nous plaçons Rhobbet-Arine. Sur les cartes du dix-septième et du dix- huitième siècles , on trouve figurée une petite île sans nom , à cet endroit même; c'est dans cette île sans doute qu'on supposait exister \;, montagne cVVranus <lont nous avons parle (V. plus haut, page 667, et l'Atlas de M. de San ta rem). S.
1^7^ *l^^> comme s'il eut pressenti le (in(|uièii iiioiifle qui restait à découvrir dans les mers du sud, et le mot Aniw. ^ perdant son sens primitif d\'//vV////>, devait s'appliquer à la ligne méridienne qui scpai-e en deux parties égales, et par son intersection avec l'équateur, en quatre cadrans, le continent des anciens; c'était, comme l'indique Djordjani, dans son livre des définitions , le point cf^ntral des choses ( i). Un autre passage de Makrizi prouve l'existence de cette division en deux parties, Tune onentale, l'autre occidentale; il est relatif à la montagne de Kaf, qui commence à l'épaulement ou coté oriental de la célèbre digue ou Sedd de Yagog et Magog, derrière l'idole de Khatd , et se prolonge en une chaîne for mant la porte de la Chine (Pylaesinenses)... «Le Râf se dirige ensuite à l'ouest sur la Syn-syn (Cochinchine), puis se replie au sud et vers l'est du coté du grand Océan, en détachant de sa chaîne une Sierra qui s'avance entre la mer et le golfe Indien. Il coupe la ligne équinoxialeau commencement du grand Océan ; plus loin semble surgir des flots, prend alors le nom de iMoudjarrad (nu), et s'allonge derrière la coupole d*Jrine,cesi-h-dïre à l'est de la ligne méridienne Ari ne, et à i5" de distance; puis la chaîne se continue dans ladii'ision occidentale,]\\s(\udLU 65' degié du méridien extrême du Magreb ou occident (ou de l'île de Fer\ )^ Ces mots : dans la dii'ision occidentale , indiquent clairement (jue la ligne Arine partage en deux sec-
(i) Ce passage se trouve rapporté dans i'iulrod. k\\\ t. II de 1 otlit. d'Alxnil-Hliassan donnée par M. Sédillot (i 834- 1835).
( V!"» ) la siirl'aco romiiic de la Irnc liahilée; etle l^MU» forme on nuMne tomps sur rocjualcur un [ioint central où se réunissent les angles des quatre [•adrans terrestres, comme on le voit dans les tevtes trahes rapportés par M. Sédillot; elle passait, àl'oririne de la tradition, au centre même de Fantique '.Irianir; aussi je voudrais qu'au lieu de la coupole j'Arine ,on lut Khobbcl-Avian, coupole de l'Arianie. Abou'lféda, qui se montre souvent compilateur sans intelligence , nous dit qu'on est partagé sur la position réelle du Khohbet-Arine , par suite du manque d'accord siu' le point de départ du premier méridien que les uns ont placé aux îles éternelles (Fortunées), et les autres à la cote de l'Océan occidental, ce qui fait une différence de dix degrés ; mais les géographes arabes connaissaient certainement la cote occidentale de la partie supérieure de l'Afrique, et en mettant leur premier méridien à dix degrés à l'est des îles éternelles, ils auraient rejeté au-delà une grande partie de cette côte; en laissant au contraire leur premier méridien à la dernière des îles éternelles qu'ils connaissaient, ils conservaient les points les plus saillants dans la merdes réiièhres ou Océ^w, c'est-à-dire 1'^/-sinaviurn pwmontoriwn , ou Hesperii cornu, près duquel passe le méridien de l'île de Fer, et les Hesperides insidœ des cartes de d'Ânville; car enfin, d'après ces cartes , Ptolémée a décrit la cote hespéridienne ou occidentale de l'Afrique jusque vers le 11^ degré de latitude sud, et c'est vers la côte d'Or que, d'après Richard, correspondrait \ Hippodromus Elhiopiœ et le Mai^nus Sinus (golfe de Guinée).
Nous avons dit que le mont de Rafse prolongeait, d'aj)rcs Makrizi, jusqu'au 05*' (Icgrr de longitude E.j de l'île de Fer; cVst là (jue de la branche sous-marine sortent les monts de Koiinir, que les géographes] européens appellent à tort Montagnes de la [Aine (i).
Les auteurs arabes les placent entre [fi^ 3o' etj
Gi*^ 5o' long. E. de l'île de Fer, et par i i° 3o' latit,
S.; ils se terminent au-dessus du canal de Mosam-
bique, près du Sinus IJarôfincus, et présentent des
blocs pierreux d'un aimant particuher, blancs et d'un
éclat argenté, éblouissant, /c Sindjdl el BdJiel (la
castagnettede l'ébahi). De là le nom de Monts blancs
(jui doit leur être donné; car, au lieu de Ramar, la
lune ^ il faut lire Roumr, /;t//r% blanchâtre^ e\.c.\ la
même étymologie est applicable à l'île de Kournr ou
Coinore^ appelée aussi, par Makrizi, tle Malaie^ et
qui n'est autre que Madagascar; cette dénomination
d'île Mahne prouve d'un côté l'origine malaie des
Madécasses, question souvent controversée, et de
l'autre les rapports anciens des Arabes avec la race
malaie; on sait que, d'après les Annales d'Achin et
de Malaca, l'introduction du mahométisme dans 1;
grande presqu'île , dans Java et Sumatra , serait
postérieure à l'année 1204 de notre ère; mais il est
certain que, dès le neuvième siècle, les navigateurs
arabes traversaient les mers du sud et pénétraient
déjà jusqu'à la Chine
(i) V. la notice que nous avons donnée , dans le Journa asiatique de 18 '46, du Voyage an Darfniir, p. \, i3, etc. — S
Nous avons tlil (jiie los géoj^iaplies aiahes de !'()rient avaient apporté crii(Uircii.ses modifications aux longitudes et aux latitudes des piiu(ij)ales villes de l'Asie; c'est ainsi que pour Saniaicande, les modernes n'ont rien changé à la détermination (jui nous a été transmise par Alhirouni de la dislance de cette ville à Paris (i).
Nous en trouvons un autre exemple dans un manuscrit arabe que possède la Bibliothèque Sainte- Geneviève (A*^ 5 — 87), et qui, sous le titre d'///troducùon à Fastroiwnuc ^^.^s^\ JL^ J, J«^j|!, renferme, au milieu de beaucoup d'erreurs, quelques notions curieuses.
L'auteur, Hassan fils d'Ali, originaire de Co/n ^ ville du Djebal ou /raÂ-^djemi (Vcmcienne Parthiej, est plus connu sous le nom d'Ahou-Nasser-al-Comi
livre, composé de i-jS feuillets, est divisé en cinq parties; il traite des éléments de la science astronomique, des climats, des époques connues des Orientaux, et d'astrologie.
Jicomi, contemporain d'Aboul-Wéfa , rédigeait son traité à la fin du dixième siècle de notre ère : «Lorsque je vis, dit-il en commençant , l'émir Seid-
(1) Voyez nos Prolégomènes d'Oloiig-Beg, intr., p. cxxiii.
(2) C'est un nom de phis à ajouter à la liste des astionoines et mathématiciens arabes que nous avons donnée à la (iu de notre introduclit>n aux Prolég. dOloug-Bcg, j). cl.
Fakr-eddaulali-Srlialiinscliali l)jjj\ j^:^ ^-^-J^^-^^l 5LiJJ^'J- , Dieu lui avait iiispin;, avec le goût des connaissances astronomiques, le désir de pénétrer
les mystères des sciences Je composai poui- lui
cette collection que j'ai intitulée : Inlroduclion h F astronomie. J'y ai fait entrer les éléments les plus certains que Ton puisse souliaiter, et je l'ai divisée en cinq livres (jui contiennent soixante-quatre chapitres.» Fakr-eddaulali, prince de l'illustre famille des Bouides , régnait dans l'Irak-Âdjémi de g84 à 997; ce qui nous donne la date approximative de l'ouvrage; une table de la longitude et de la latitude des étoiles, dont nous parlerons plus loin, est rapportée à l'année 067; quant à la copie, elle paraît avoir été faite l'an 595 de riiégire (1198 de J. C), comme l'indique le Manuscrit au fol. 34-
Dans le chapitre V de la V*" paitie , ^^^L^'! J^l (1) .^tjJLJt j J^^^\ 'i^j^ ^ ij^^^ ^-^ <J' Alcomi donne la description des sept climats de la terre qui correspondent aux sept planètes, et rappelle la mesure du degré terrestre faite sous Almamoun; il conclut de cette mesure celle de la circonférence du globe; la longueur des pays habités près de l'équateur , depuis la limite orientale jusqu'au dernier point du couchant, comprend la moitié du cercle, c'est-à-dire douze heures ou 180 degrés, ^ ^ LxLw sJLt ^jlJ! la.,^ .yX^ ibU, et l'étendue de cette ligne habitable sur la terre est de 10,200 milles : kJrJI ij a> ôj-^ j J^^ ^.'-^ j .^^ '\>^^ J^j^^ ^^^-*lxJ!, de sorte que
(1) Fol. 9 el suiv.
la ( iiToiiIrronce entu r<» de T^qualeur est de uo/ioo milles, (Il ohsorvanl (|Ue le mille est de /jooo coudées, en eoiidées sowwâ !J*J! pKJ-J (0- '^^ largeur de cette partie habitée depuis Téquateur jusqu'aux pays septentrionaux, est de 66° du cercle, h raison de 5() milles ^ par dej^ré sur la terre ('i).
Jusqu'au 63^ de«^ré, on a divisé la terre en sept
climats (3); au-delà, dit Fauteur, sont les limites
du pays de ladjoudj (de Gog et Magog) -.j^^b 2%, du Tegharghar (4) .s jUJ! jî^L, de la terre des Turcs oJyJI j-^A, et en continuant sur le même parallèle, du pays d'Alan (Alains) .^bU! ^^j , et de Sekhaliali (l'Esclavonie) iJU^JI^ (5), jusqu'à la mer occidentale ; la largeur de ces pays habités au-delà du septième climat est de i4o milles, et la longueur peu considérable à cause du l'étrécissement du globe n'est que de 4o8o milles. L'auteur trace ensuite la figure de la terre et des climats, et à la fin du chap. VII (6), il donne une table de longit. et latit. «les principales
(i) Et non pas sowad , qui signifie noires, comme on le voit dans Abou'lféda.
(2) Effectivement, si l'on divise 10200 par 180, ou a 56 m. 2/3, ce qui peut fixer l'incertitude où paraît avoir été laissé Montucla (t. I, p. 358), par la différence qui se trouve entre les assertions d'Abou'Iféda et celles de Masoudi.
(3) On peut comparer la description qu'Alcomi donne des sept climats avec celle d'Alfragan , éd. Golius.
(4) M. Jaubert, dans sa traduction d'Édrisi , t. I, p. 490, écrit Bagharghar jcyïJ.
(5) Id., t. II, p. 286, aJLï^I ^%. Voy. aussi Abou'lféda, p. \X du texte.
(6) Fol. 23.
( 756 ) villes des 2^j y, /|^ et f)*" diinats, en degi'és seulement pour les uns, en degrés et minutes pour quelques autres, et il fait précéder celte tahle d'une définition de la longitude et de la latitude.
Or, pour cette table, il compte les longitudes non pas à partir des îles Fortunées, ou de Tliorizon occidental de la coupole (.V.^n'/ie, mais bien de l'extrémité orientale du monde babité; voila donc un exemple de ce mode d'énonc iation des longitudes qui semblait n'avoir jamais été appliqué. La table est dressée pour un premier méridien oriental , et c'est là un fait intéressant pour l'iiistoii-ede la géograpbie. L'auteur place la ville de Com J, sa patrie, à 10/4" 4^' de longit. du point orient ^K.i-4l l/* ? ^^ ^' ajoute : c'est la distance de la limite des terres habitées du
côté de l'est : ^J^i\ ^-^ ^l^"^^ '^^ c^"" ^^^' ^-5' Com se trouve donc a ^5° i 5' du premier méridien occidental, et à i4° 4^' ouest de la coupole de la terre vs.^l O , placée à 90" de chacune des deux extrémités de notre hémisphère.
Nous ne reproduisons pas ici la table dressée par l'auteur; il y a des fautes de copie évidentes, et il faudrait y joindre un commentaire que nous nous réservons de donner ailleurs. Il est facile toutefois de reconnaître qu'Abou'lféda s'est plusieurs fois servi de cette table, où l'on ne rencontre point de ces erreurs inexplicables que nous avons eu Toccasion de signaler dans Aboul-Hassan pour les longitudes orientales (i).
(i) Aboul-H Hassan, t. I, p. '^j;; notamment pour le Tabarestan.
Ce n'est pas là , du resle , le seul passaj^e curieux tlu niaïuisc ril , et nous allons entrer clans (juel({ues détails sur d'autres parties du livre. Le chapitre premier, (jui traite des cer( les de la sphère et des planètes, est l'exposé clair et succinct du systèir.e de Ptolénièe sur les mouvements des corps célestes; on y trouve les noms des 48 constellations (les anciens, et le nombre des étoiles qu'elles renferment, savoir :
dans le zudiiique 'i^6
dans les 2 i constellations boréales 36o dans les 1 5 constellations australes 3i6
total 1022
L'auteur nous fait connaître dans le second chapitre (i) le volume des planètes et des étoiles, celui de la terre étant i .
Le soleil 166 |
Étoiles de première grandeur 94 ^
Jupiter 82 I
Saturne 69 i
Les plus petites étoiles 16 i
Mars I ^
La lune -ffë
Vénus ^
Mercure .' j^
1^'orbite de la lune est, d'après Ptolémée , de I 16840 milles de 3ooo coudées ç-l.i ^àJ! 'ii^ Sy^^^-> celle de Mercure, de 388, 8.10? celle de Vénus, de 3,4957000? etc.
(,) Fol. 4 :^^,^L w.aiî^ ^'bU>!!^;^^. 3,
La suite des évaluai ions dont l'autcuir ne donne pas les éléments est remplie d'erreurs qui ne permettent pas d'y faire attention.
Nous trouvons un peu plus loin (i) la durée de la révolution des planètes :
La lime tn 27 jours, tj heures |.
Mars en i an, 10 mois, 22 jours.
Jupiter, II ans, 10 mois, 1 5 jours.
Saturne, 29 ans , 5 mois , 6 jours.
Le soleil termine la sienne en 365 j. i/zj, et la révolution des étoiles se fait en 36ooo ans, 1 degré par siècle. Sur ces divers points Alcomi se montre compilateur peu intelligent. Il ajoute que les orbites planétaires s'étendent moitié au midi, moitié au nord, coupant le cercle des signes ^^y^\ ^jCli (l'écliptique) en deux points nommés Djouzaher ^\^ (2); le premier point d'intersection par l'orbite lunaire, celui où commence le nord, se nomme la tête /^Ui (nœud ascendant); et l'autre oii commence le midi, se nomme la queue v^JJI (nœud descendant) ; tous deux réunis portent le nom de Djouzaher; c'est en ces deux points qu'ont lieu les éclipses de soleil et de lune (3^; le Djouzdher ou la ligne des nœuds a un mouvement du levant au couchant contre l'ordre:
(1) Fol. 6 :j^^^ ^"^HS ^^j^ J ^JLjJi J.^! v^^^Ux)^. Voyez aussi le chapitre xiv, du livre II, fol. 52.
(2) Voy. notre mémoire sur les Instruments ostronomif/urs (les Arabes, pa^. 208; nos Prolégomènes d'Oloug-Beg, introd.,
p. CXLVIII.
(y) Voy. sur les phases de la lu ne et sur les éclipses les figures tracées par AlctMui, fol. 5o et 52.
( 7.'^0 ' dos signes, cl parcourt le ciel cm i8 ans vl lo mois (i).
On voit clans le chap. IV (2) que le grand cercle, dont tous les points sont également éloignés des deux pôles, se nomme cercle équinoxial ou éfjuateur; il est coupé par récliptique en deux endroits qui limitent les divisions boréales et australes; la première commence au signe du Bélier et finit à la Vierge; la seconde s'étend du premier degré de la Balance au dernier degré des Poissons ; les deux points d'intersection sont les équinoxes^L^JÎ^ J..D1 ^y**o U^^j ; l'angle formé par Téquateur et l'écliptique fut observé au temps d'Almamoun de 23° 33' .^j ^ j.^. l^ le
c'est ce qu'on appelle la déclinaison boréale J^^î JjL^-dJl ; la déclinaison australe est la même.
JjC point boi'éal de i'éciiptique le plus éloigné de l'équateur, est le premier degré del'Ecrevisse; c'est à ce point qu'ont lieu les plus longs jours JJ^AjU jL^Jl. Du coté du midi^ c'est le premier degré du Capricorne, et lorsque le soleil y paraît, les jours éprouvent leur plus grande diminution ^é X.Ai
L'auteur continue par l'explication du passage du soleil aux équinoxes et aux solstices, et il en donne la figure au fol. 9.
Le chapitre VI (3) contient la description des
(1) Suivant Lalande, t. I, p. 253, ce serait 18 ans, 228 j. Aboyez plus haut, pag. 282.
(2) Fol. 7 : ^^^tj] ^jx^ 'ièjxfi ^, etc. fT, Fol. 14 v" : lxi^\ 'ixA'^\ ^':> J, etc.
saisons ( «-j. l'ubii' ^ le printemps; »^a^ syj\ Tito; ^jj.:^ hlwnf\ l'automne; bii:, scfiutd ^ Tliiver), et (les signes que le soleil occupe dans chacune des saisons; on y trouve aussi (juelques dénominations particnlièies données aux signes, comme i*^^, ri \, 3*' de chaqucî saison.
L'auteur considère ensuite (i) le mouvement d(i soleil entre les deux tropicjues, et ses effets relativement à la longueur du jour dans les différents pays; il remarque qu'en approchant i\w pôle à GG" le soleil paraît tourner autour de l'horizon , puis il détaille fort au long les levers des signes dans les différents climats, donnant le nombre de degrés, de minutes, et quel([uefois même de secondes pour ces levers, et il expose le tout de nouveau dans une table; on ne conçoit j^as très-bien ce (ju'il entend par les levers des signes, lorsqu'il dit que les Gémeaux se lèvent à ?ii^ i3' 2G" à l'équateur, tandis que le Bélier s\ lève à i'~j^ 53' 5" suivant ce qui a été observe, dit-il, au temps d'Almamoun ; il continue de même pour tons les climats; veut-il parler des constellations qui portent le nom de signes, c'est ce qu'il n'indifjue aucunement ; voici les propres termes dont il se sert (fol. i -7 ;, par rapport à l'équateur:
^i \^\ 1^ ^ ^.^\ JLix^ U-'^ll U ^^ X"A^ oJOi ^ L:-Nil ^Cli ^^U^M Jji.. ^CJU
i^ Fol. 16 : ^j^Jl J.k- ^1 «ju^< J-^À-K etc.
^j ^i— £. j wx^ ^ ^T^-^ ^^-^ sJ:^ j ^j-^ (j^n*-^ j lJz^^
.y<^'^\ .».-; 3, ^t ainsi do suite pour les sept diiiials.
[/auteur donne après cela deux tables du lever des signes à l'équateur et au 3(?" degré; elles ne sont pas toujours d'accord avec les explications dont il les a fait précéder. Il termine, comme on Ta vu plus haut, par une table des longitudes el latitudes des villes principales des 2'', 3^, /j^ et 5^' climats.
ÏAi chapitre VIII (i) traite de quelques piopriétés astrologiques des la signes et des divisions qu'on en a faites sous ce rapport : le IX^ (2) est consacré aux 28 Mansions lunaires placées à 12° 5i' id" les unes des autres, avec l'indication des constellations auxquelles elles répondent ; chaque signe contient deux Mansions 1/3 ; la nature astrologique de ces Mansions est exposée dans le chapitre X (3); le Xl^ (4), le plus précieux sans contredit de l'ouvrage, donne la longitude et la latitude de 3o étoiles , dont i 5 sont de première grandeur, pour l'année 336 d'Yezdedjerd, fils de Schahriar y j :>j,^^yJ JL-jL^iU ^ .^r:^ j C^^ A-;-*J
(1) Fol. 2/|.
(2) Fol. 26.
(3) Fol. 28. — {/»' Fol. 29.
j'bj^ (^l'aii 3j7 environ de l'hégire , ou 967 de J. C.)i Ta^s fcMiilIels qui composent le chapitre sont extrême ment eiidoinmagc's; on y supplée cependant pai- un( tahle que l'auteur y a jointe, mais qui n'est paj conforme au discours. Le copiste a nialheureusemenl altéré les chiffres, interverti Torch'e des colonnes mal placé les noms de certaines étoiles, de sort( qu'on ne peut être assuré d'avoir le résultat positif des observations originales; nous donnons toutefois la table, avec les corrections indiquées dans le texte, et elle pourra toujours servir de terme de comparaison.
signrs. lon^it. lalil C(Mt-.
j./^;J \ ^ ,ç-^^ Acarnar 0 12" 37' 53" 30' s.
J^o-iJI ^Ij Alghol 1 2 13 2f.? 0 l).
»1^^1 Aldébaran l 25 12 5 10 s.
^jj^^ S-^J Rigel 2 4 22 3 1 30 s.
^^j-^l Capella 2 0 15 22 30 ii.
fc*4*j^| ij^^:*'' ^ ^SJ^y" L'épaule gauclied'Oi ion. 2 6 36 17 0 s.
|j^-=s-i i fi ixJ-^ La ceinture d'Oriou 2 9 52 25 13 s.
^^"^1 ^jj^^ v.^xX;.>» L'épaule droite d'Orion. 2 14 32 10 0 s.
.L*)! ^jX*»*-y->» (i) Le Cocher (p) 2 15 21 20 0 n.
^ l— »~ ^ v3-r-V*- Canope (2) 3 0 0 0 o s.