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et éclairer [jeu à peu d'une vive lumière TEurope clirétieiiiie , les nouveaux conquérants de l'Asie deviennent les disciples de ceux qu'ils ont vaincus ; la Science arabe pénètre dans l'Inde avec Albirouni vers 1016, sous les auspices de Mahmoud le Ghaznévide; chez les Seldjoukides, avec Omar-Kheiam, vers 107G; chez les Occidentaux , par les Croisades (1095-1250); chez les Mongols, avec Nassireddin-Thousi, fondateur de l'Observatoire de Méragah (i2(*)o); chez les Ottomans, vers iSSj. Elle est introduite par le Chinois Cochéou-king, élève de Genial-eddin, dans le Céleste Empire, sous le règne de Kublai-Khan, chef de la dynastie des Yuen (vers 1280); et le Tartare Oloug-Beg lui élève, à Samarcande, un nouveau et impérissable monument dans la première moitié du quinzième siècle.
Certes, c'est un grand et magnifique tableau qui se déroule ainsi sous nos yeux pendant la période qui sépare l'Ecole d'Alexandrie de l'Ecole moderne, et ini jour viendra où il nous sera possible d'en réunir tous les éléments. Dans le volume que nous offrons au public, nous nen donnons que
( xiij ) los |)rin('i[)aiix traits; l'examen des questions spéciales précède nécessairement tout travail d'ensemble; et souvent de la [)roduction d'un seul fait resté inaperçu, dépend le sort de l)ien des théories improvisées, (pii s'effacent et disparaissent devant une discussion sérieuse; ainsi M. Fietroinie, en traitant avec une méthode parfaite quelques points isolés de l'histoire de l'Ecole grecque, a rendu à cette histoire son véritable caractère, et renversé des hypothèses qu'un nom avait prématurément sauvées de l'oubli ; ce que l'illustre érudit a fait pour les zodiaques et pour le calendrier égyptien , nous l'avons tenté sur un autre terrain, nous efforçant de ressaisir les premières traces de l'astronomie indienne et chinoise, de soulever le voile qui couvre encore l'origine des Mansions lunaires, et de définir les divers systèmes géographiques qui ont eu cours chez les Orientaux.
Il ne faut point chercher à la Chine d'astronomie proprement dite; les sciences mathématiques n'y ont jamais été cultivées d'une manière suivie; elles n'y ont fait aucun progrès. On a vainement essayé de ressusciter
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\cs idées de 1^'réret, de faire jaillir de textes obscurs ou incompris, des connaissances de l'ordre le plus élevé; des emprunts mal déguisés qui révèlent une influence grecque ou arabe, constituent la meilleure partie des écrits dont s'honorent les Chiiit)is.
Les Indiens, bien supérieurs à leurs voisins, quoi qu'on ait soutenu tout récemment encore la thèse contraire, ne paraissent pas, néanmoins, avoir été doués à un degré éminent du génie scientifique. On suppose qu'ils ont eu , à certaines époques , des mathéniaticiens et des astronomes de mérite, mais rien ne prouve qu'ils n'aient pas été tributaires des Ecoles chaldéenne, grecque et arabe, comme ils l'ont été plus tard de l'École moderne.
L'idée première des Mansions de la lune n'appartient pas plus aux Chinois qu'aux Indiens; elle est commune aux peuples de l'antiquité, qui ont pris les mouvements de notre satellite pour base de leur calendrier; imaginer qu'un peuple ait pu choisir vingt-huit astérismes, liés, non pas à la révolution lunaire, mais à d'anciennes observations de