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les idées de Fréret, de faire jaillir de textes obscurs ou incompris, des connaissances de l’ordre le plus élevé ; des emprunts mal déguisés qui révèlent une influence grecque ou arabe, constituent la meilleure partie des écrits dont s’honorent les Chinois.
Les Indiens, bien supérieurs à leurs voisins, quoi qu'on ait soutenu tout récemment encore la thèse contraire, ne paraissent pas, néanmoins, avoir été doués à un degré éminent du génie scientifique. On suppose qu'ils ont eu, à certaines époques, des mathématiciens et des astronomes de mérite, mais rien ne prouve qu'ils n'aient pas été tributaires des Écoles chaldéenne, grecque et arabe , comme ils l'ont été plus tard de l'École moderne.
L'idée première des Mansions de la lune n'appartient pas plus aux Chinois qu'aux Indiens; elle est commune aux peuples de l’antiquité, qui ont pris les mouvements de notre satellite pour base de leur calendrier; imaginer qu'un peuple ait pu choisir vingt-bhuit astérismes, liés, non pas à la révolution lu-
naire, mais à d'anciennes observations de
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solstices et d'équinoxes, et s'appuyer, dans cette singulière théorie, sur les formules de la Mécanique Céleste, c'est poursuivre un rève digne de figurer à côté de la démonstration d’un problème historique par le Calcul des probabilités. Mais il est certain que le ZODIAQUE LUNAIRE DES ARABES a été adopté au moyen âge dans tout l'Orient, et qu'il a été le point de départ d’une nouvelle classification plus régulière.
Quant à la Géographie Mathématique, qui forme aujourd'hui une des branches les plus intéressantes des sciences exactes, elle n’a jamais reçu d'application raisonnée à la Chine ou chez les Indiens , et c'est aux Grecs qu’elle doit ses premiers développements. Les Arabes seuls songèrent à la perfectionner; ils inventèrent un nouveau système pour l’énonciation des longitudes, et firent de l’occident de la Coupole de la terre ou d’ÆArine, un premier méridien qui leur permettait d'apporter d'heureuses modifications aux Tables de Ptolémée, particulièrement sur l'étendue de la Méditerranée ; on a bien à tort attribué au géographe grec la pensée d'un
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méridien central autour duquel il aurait distribué, dans un ordre symétrique, toutes les parties du monde habité; et l’on n’a pas été mieux inspiré en fixant la position de la coupole d’Arine par une moyenne entre des résultats évidemment défectueux. C'est avec de semblables procédés qu'on parvient à écrire quarante pages sur une question, qu'on laisse, comme l'a dit un savant illustre, au point même où on l'a prise; 1l est inutile de courir, avec de si grands écarts, vers une solution placée devant nos yeux ; les travaux des Arabes nous fournissent l'explication trèscomplète des divers passages que nous avons signalés, et qui se rattachent à la Géographie Mathématique, et les Indiens, non plus que les Chinois, n’ont rien à revendiquer, que nous sachions, jusqu'à présent du moins, dans l’histoire des progrès de cette science.
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