CLASSIFICATION DES ÉTOILES
sphère céleste, s'abandonnant à leur imagination, la supposèrent solide. Pour expliquer les apparences de son mouvement, ils imaginèrent des cieux de cristal tournant sur deux pivots matériels autour desquels se trouvaient de petits moyeux.
3. Classification des étoiles. — Les étoiles ne sont pas toutes également brillantes. Quelques-unes sont douées d'un éclat très vif, mais il y en a beaucoup plus que Ton peut à peine voir à Tœil nu.
Pour faciliter Tindication de Téclat d'une étoile, on a classé tous ces astres par ordre de grandeur. Ces mots: grandeur d'une étoile^ se rapportent uniquement à Téclat apparent de Tastre, de sorte qu'une étoile de première grandeur peut être beaucoup plus petite qu'une étoile de quatrième grandeur ; il suffit qu'elle soit notablement plus rapprochée de nous pour que son éclat paraisse plus grand.
Un observateur doué d'une vue moyenne aperçoit à l'œil nu les étoiles des six premières grandeurs.
4. Principales constellations. — La description du ciel étoile se réduit aujourd'hui, pour chaque étoile, à la détermination de deux nombres, qu'on appelle l'ascension droite et la déclinaison. Ces deux nombres sont inscrits dans un catalogue. Les globes et les cartes célestes ne sont que les auxiliaires du catalogue. Nous verrons aux n*»» 17 et suivants comment on définit et on mesure l'ascension droite et la déclinaison d'une étoile.
La confection des catalogues n'a été possible qu'après l'invention des instruments de mesure. Auparavant, les anciens avaient imaginé pour reconnaître et désigner les différentes étoiles un système descriptif assez compliqué, le système des constellations. Us avaient remarqué que certaines étoiles sont disposées d'une façon assez régulière dans le ciel, formant des groupes faciles à distinguer. En s'attachant à former de pareils groupes, et en indiquant leurs positions relatives, on avait un système de repères dans le ciel. Ces groupes sont Jes constellations.
Les constellations portent différents noms qui tirent leur ^^rigine de ce que les anciens s'attachaient à enfermer chaque ^:5onstellation dans un dessin, tel qu'une oupse, un chien, un x^jhasseur avec son baudrier et sa massue, etc.
La connaissance de la constellation dont une étoile fait
partie, entraîne la connaissance de la région du ciel où elle est placée. Pour la désigner complètement, il n'y a plus qu'à la distinguer des autres étoiles qui entrent dans la même constellation. On se sert pour cela des lettres de l'alphabet grec ; on désigne par a l'étoile la plus brillante d'une constellation, celle qui vient après est appelée p, et ainsi de suite. Si l'alphabet grec ne suffit pas, on lui adjoint l'alphabet romain. Enfin, si c'est nécessaire, on se sert ensuite de numéros d'ordre.
Cependant quelques étoiles occupant des positions remarquables dans les figures qui ont seryi à définir les constellations, ont reçu des noms qui rappellent ces positions spéciales. C'est ainsi qu'il y a TOEil du Taureau, l'Epi de la Vierge, le Cœur du Scorpion, etc.
Les astronomes comptent ordinairement 117 constellations. Le ^meilleur moyen de les connaître consiste à prendre un globe céleste ou une carte céleste, à en faire attentivement la lecture, et ensuite à s'attacher à reconnaître dans le ciel les constellations qu'on a étudiées .
Nous indiquons ici quelques belles constellations, faciles à retrouver.
La Grande-Ourse ou le Chariot est facilement reconnais-
sable à la disposition des sept étoiles
Qar»' a brillantes qui la composent. Elles
la Gr**^^^ 9 ^-'^» s^"* toutes de deuxième grandeur, à
^.'-"ç^^* — *'" ^^> l'exception de 6 qui est de troisième
n '*'' ^ grandeur. Les quatre étoiles a, p, v, g
forment un trapèze (le corps de
l'Ourse ou les quatre roues du Chariot) ; les trois autres,
£, Ç, Tj, forment un arc qu'on appelle la queue de l'Ourse,
Les étoiles a et p s'appellent les gardes de la Grande-Ourse.
Cette constellation s'aperçoit de la France en tout temps dans
la région du Nord, et la queue de FOurse tourne sa convexité
vers le pôle.
La ligne des gardes de la Grande-Ourse prolongée au -défit de a d'une longueur égale à cinq fois la distance ap passe très près d'une étoile secondaire qui brille dans cette régiot du ciel : c'est la Polaire^ dont nous avons déjà parlé. Elle « trouve à lo28' du pôle boréal.
Quand on veut suivre une description du ciel étoile, il faal^ avant tout, distinguer la Grande-Ourse et reconnaître Tétdto Polaire.