Position d'un point à la surface du globe
Pour faire connaître la position d'un point à la surface du globe, il suffit d'indiquer sur quel méridien et sur quel parallèle il se trouve. Cela se traduit par deux nombres qu'on appelle les coordonnées géographiques du point Nous conviendrons de prendre pour origine le méridien de Paris, et nous l'appellerons le premier méridien,
27. Longitude. — On appelle longitude d'un point de la Terre Vangle dièdre que fait le plan du méridien de ce point avec le plan du premier méridien.
Cet angle dièdre est mesuré par l'arc que les deux méridiens interceptent sur Téquateur terrestre.
Les longitudes se comptent de 0° à 360o sur Téquateur, en allant vers l'est, et par conséquent, en sens inverse des angles horaires.
Toutes les nations ne prennent pas pour origine le méridien de Paris; ainsi le premier méridien des Anglais passe par Oreenwich ; il est à 2o20'9",4 à l'ouest du méridien de Paris.
28. Latitude. — On appelle latitude d'un point Vangle que la verticale du point fait avec le plan de Véquateur. Cet angle se compte à partir de l'équateur de 0° à ± 90o, les points situés sur l'hémisphère boréal ayant des latitudes positives et les points situés sur l'hémisphère austral ayant de s latitudes négatives. La latitude d'un point est mesurée par l'arc de méridien compris entre ce point et Téquateur.
Tous les points d'un même parallèle ont même latitude. Tous les points d'un même méridien ont même longitude. Il ne faut pas oublier qu'un méridien n'est pas un cercle entier de la sphère, mais seulement un demi-cercle. L'autre moitié répond à une longitude qui diffère de ISO©. La position d'un point sur le globe est évidemment déterminée quand on connaît sa longitude et sa latitude.
On voit d'après cela, qu'il y a la plus grande analogie entre les coordonnées géographiques que nous venons de déûnir, et l'ascension droite et la déclinaison.
29. Détermination de la latitude. — Nous nous appuierons sur le théorème suivant :
Théorème. — La latitude d'un point est égale à la hauteur du pôle au-dessus de Vhorizon de ce point. Prenons pour plan de la figure le plan du méridien du point donné A; soit PEP'E' ce méridien.
La latitude du point A est égale à l'angle E'TA ; menons par le point A la droite AH, tangente au cercle T. C'est la trace sur le plan de la figure de l'horizon du point A. Menons AR parallèle à TP et de même sens que TP.
Les angles aigus E'TA et HAR ont leurs côtés perpendiculaires chacun à chacun; ils sont donc égaux. D'ailleurs l'horizon est perpendiculaire au plan de la figure; par conséquent l'angle HAR est la hauteur du pôle au-dessus de l'horizon, la droite AH n'étant autre que la projection de AR sur l'horizon. Le théorème est donc démontré.
On a vu comment on pouvait obtenir la hauteur du pôle. On sait donc trouver la latitude d'un lieu partout où on a un théodoUte et un sol fixe pour le placer.
30. Détermination de la longitude. — En chaque point de la Terre on fait partir l'heure sidérale du moment où Torigine des ascensions droites passe au méridien du lieu. Comme le point y fait le tour de l'équateur céleste en 24 heures sidérales, les heures sidérales des dilQférents points de la Terre ne sont pas toutes les mêmes.
Le point y mettant 24 heures à décrire un arc de 360o, il décrit un arc de 15° en une heure, et en t heures un arc de 150 X t.
Par conséquent, si on connaît la différence des heures de deux points de la Terre, en multipliant ce nombre par 15, on aura en degrés Tangle dont a tourné le point r pour aller d'un méridien à l'autre, ou, ce qui revient au même, l'angle des deux méridiens.