RÉGINE
Des personnages qui figurent dans ce récit, trois sont connus , deux restent à connaître, et c’est un soin qui ne saurait être différé. Il convient surtout de savoir à quoi s’en tenir sur madame Daniel, dont la volonté est si ferme et l’opinion si prépondérante. • - - .
MATHÎAS L’HUMORISTE.
Daniel n’était pas seulement un philosophe et un jovial garçon : son industrie ne se bornait pas à débiter des jeux de mots et des romances. C’était là une manière d’occuper ses loisirs, rien de plus : les dimanches elles jours de fête, il cultivait la philosophie et le chant; dans la semaine, il était simplement mercier, et consacrait ses plus brillantes facultés à la vente de son fil et de ses aiguilles. Dès l’adolescence, cette vocation s’était révélée chez lui. A force d’intrigues, et à l’aide de son heureuse physionomie, iî entra dans une maison de gros à titre de commis supplémentaire. 11 avait, comme on dit, le pied à l’étrier, et c’était le point essentiel pour un homme doué du génie de la mercerie. Au bout de quelques mois, cette industrie n’eut plus de secrets pour lui ; il sut, en fait de galons et d’effilés, de coton et de soie à coudre , tout ce qu’il est donné à l’intelligence humaine de connaître, força le ruban à lui dire son dernier mot, et pénétra les mystères du bouton de nacre. Aussi marcha-t-il rapidement et à la façon des gens prédestinés. Dès l’âge de vingt ans, il était commis en titre, avec le logement, l’aliment, et cent écus à titre de gratification et pour ses fantaisies de poche. C’était une fortune inouïe et que l’on cite encore dans le monde des aspirants merciers.
Cependant, ni ces talents acquis, ni cet avancement n’auraient suffi pour tirer Daniel de sa condition subalterne ; il aurait vécu et serait mort simple employé, usant son mérite au service d'autrui, si le hasard ne lui était venu en aide. Ce hasard le mit en présence de mademoiselle ltégine, et c’en fut assez pour donner à sa carrière un essor inattendu. A cette époque, mademoiselle Régine était l’âme d’un salon de rentiers où Daniel avait pénétré à titre de chanteur de romances. On n’y jurait que par elle; les maîtres du logis ne voyaient que par ses yeux, et, pour leur convenir, il fallait lui plaire. A vrai dire, cet engouement n’était pas mal placé : mademoiselle Régine semblait née pour l’empire. Elle avait des airs imposants, une taille et un port avantageux, des traits virils et un profil sévère.
MATHIAS L’iU’MORISTF. 17
Puis elle usait de mots choisis, et, en personne iniliée aux délicatesses de la langue, se prodiguait en grandes phrases et en grands sentiments, posait en parlant et visait à l'effet. Comment des rentiers auraient-ils résisté à de tels prestiges? D’autant que mademoiselle Régine savait faire de l’histoire et de la mythologie à propos, et battait tous les habitués de la maison en matière de géographie?
D’où lui venait cette érudition? De la meilleure des sources : la nécessité. Avant d’étre l’orgueil d’un salon de rentiers, mademoiselle Régine avait exercé un commerce honorable et non sans quelque profit. Elle avait été institutrice sans garantie du gouvernement, et s’était livrée sur une grande échelle à l’éducation des jeunes Anglaises. Du comté de Middlesex, au pays de Galles, on la connaissait ; elle y avait formé des sujets qui lui faisaient honneur. Les châteaux se la disputaient; c’était à qui la posséderait et jouirait des bienfaits de sa méthode. On citait ses élèves, à dix lieues à la ronde, pour la correction du langage et la pureté de l’accent; on disait que mademoiselle Régine se rattachait à la grande école du français, celle du xvn* siècle. De là une vogne qui ne nuisit point aux intérêts matériels de l’institutrice et lui permit d’élever ses tarifs; quand les Anglais désirent une chose, ils savent y mettre le prix.
Comme on le devine, dans le cours de celte existence nomade et au milieu de ce monde varié, mademoiselle Régine acquit une expérience qu’elle eût vainement demandée à la vie sédentaire. On ne se promène pas impunément de château en château; on ne traverse pas, sans égratignure, les broussailles des éducations à domicile. Le cœur y saigne plus d’une fois; l’orgueil y soutient de rudes assauts. C’est un état mixte, sans caractère défini; on n’est ni de la famille, ni de la domesticité; on ne semble agréé à aucun titre. Puis il n’est pas de situation au monde où les susceptibilités soient plus éveillées que dans celle-là. Un mot révolte, un regard blesse; des deux parts on s’observe; point
de confiance ni d’abandon ; de la contrainte, au contraire, de l'embarras et de la gêne. Sans compter les épisodes imprévus, auxquels expose la vie en commun, et qui, pour n’étre pas compris dans les programmes d’édueation, n’en sont pas moins leur chapitre le plus ordinaire et le plus inévitable.
Que mademoiselle Régine eût ou non passé par cette épreuve, elle n’en portait pas le front moins haut. Rien n’en transpirait, ni dans son langage, ni dans sa physionomie. Seulement, lorsqu’elle revint de ce pèlerinage prolongé, on put reconnaître, dès le premier abord, que c’était là une personne sûre d’elle-méme, guérie des illusions de la vie, sachant se conduire, sachant se régler, et agissant désormais en pleine connaissance de cause. Toutes les fois que l’occasion s’en présentait, elle faisait sonner bien haut sa vertu, et évitait avec un art consommé les pièges qu’on lui tendait à propos de son âge. C’était par de tels procédés et une foule d’autres combinaisons ingénieuses, qu’elle était parvenue à maintenir son influence et à commander le respect.
Si l’on eût dit à Daniel que cette femme l’admettrait aux honneurs de sa couche, il n’eût ressenti qu’une incrédulité môlée d’effroi. Aspirer à sa main lui eût semblé une prétention au moins déplacée : ses grands airs, ses grands mots lui imposaient. Pour lui donner un peu de courage, il fallut que mademoiselle Régine fît les trois quarts du chemin. Du premier coup d’œil elle avait jugé Daniel; ce jovial garçon lui revenait: elle ahmait sa gaieté, elle s’amusait de ses saillies. Avec sa prudence et sa discrétion ordinaires , elle s’informa de ce qu’il était, de ce qu’il faisait; connut, dans les moindres détails, sa vie et ses habitudes, et n’apprit rien qui fût de nature à la décourager. C’était un garçon honnête, laborieux, bien vu de ses patrons, et qui avait l’étoffe d’un bon chef d’établissement. Que lui manquait-il pour le devenir? Le petit capital nécessaire à l’acquisition d’un fonds de commerce. Or, ce capital, Régine l’apporterait; c’était l’emploi légitime et
naturel desguinées anglaises. Ce qui venait de l’éducation s’en irait à la mercerie, et Daniel n’était pas homme à laisser cet argent improductif dans ses mains.
Tels étaient les calculs de l’institutrice, et, plus elle voyait Daniel, plus elle s’y affermissait. Elle sentait qu’elle pourrait le manier à son gré et le façonner à sa guise ; c’était une éducation à entreprendre, et elle avait fait ses preuves dans cet art. Il courait sur ses vingt et un ans ; à cet âge, que de ressources ! Puis, le goût s’en mêlait et devenait de plus en plus vif. Où trouver un garçon mieux découplé, d’une figure plus avenante, plus blond, plus fleuri, plus prospère, avec des -dents plus blanches et un teint plus frais? Quel mari cela promettait sous tous les rapports et à tous les points de vue ! Régine s’y arrêtait avec complaisance et y puisait de nouveaux motifs de détermination.
Une fois décidée, elle conduisit militairement les choses; s’il restait à Daniel quelques scrupules, elle sut l’en délivrer et rendit sa poursuite si évidente, que, bon gré mal gré, il tomba à ses genoux. C’était prévu. On s’expliqua, on s’entendit, l’aflaire alla de soi; les sentiments et les intérêts étaient à l’unisson. Quelle bonne fortune pour Daniel ! Une femme, l’orgueil des salons, et un fonds de commerce ! Aussi était-il radieux. Quant à mademoiselle Régine, ses réflexions n’étaient plus à faire, et elle était contente de son lot. Après les formalités d’usage, un contrat en règle, et les publications de rigueur, elle conduisit Daniel à l’autel, fière et triomphante avec son bouquet d’oranger.
Le destin ne trahit aucune des espérances qu’elle avait conçues; jamais choix ne fut plus heureux. Devenu chef d’un établissement, Daniel y fit merveille ; il ouvrit à la mercerie des horizons nouveaux et la poussa vers les conquêtes. Sa maison fut bientôt citée comme l’une des mieux assorties du quartier studieux et il en était l’âme. Régine avait le çœur trop haut placé pour paraître dans le magasin ; elle en laissait le soin et la responsabilité à son mari. A vrai dire, les affaires n’en
souffraient pas, chacun était à sa place : Daniel à son comptoir, madame Daniel dans son salon, où elle rêvait sans doute aux dangers des éducations anglaises et aux incidents de la vie de château. Le soir, après l’heure de la vente, on recevait quelques amis, et entre autres les époux Mathias.
Cette lune de miel se prolongea pendant plusieurs années. Avec Daniel, point d’orage possible ; sa figure joviale eût fait tomber la foudre des mains de Jupiter. Aussi, faudrait-il en rester là, si les choses avaient toujours marché avec cette tranquillité uniforme. Il en est des maisons comme des nations : le bonheur y porte préjudice à l’histoire. Mais un événement inattendu allait changer les destinées de cet intérieur et y introduire un élément nouveau.
L’iLE SAINT-DENIS
Suivant leur coutume, les Mathias et les Daniel avaient, par un beau dimanche de juin, pris leur volée vers les champs. C’était un ou deux ans après leur mariage et quinze ans avant l’époque où commence ce récit. Ils étaient jeunes alors, vifs, lestes et pimpants, et ne manquaient pas leurs parties, faute d’un peu de condescendance. Le ciel était pur, le soleil éclatant, la terre parée comme pour une fête.
Après avoir hésité entre la Seine et la Marne, les deux couples avaient fini par se décider pour l’île Saint-Denis ; dès l’aube, ils se mettaient en chemin.
Jamais Daniel n’avait été en meilleures dispositions ni plus magnifique de tenue. Il s’était levé en chantant et se coucha au bruit des chansons; tout son répertoire y passa. Il était vêtu exclusivement de nankin : redingote, gilet, pantalon de nankin, guêtres de nânkin,
casquette de nankin ; on eût dit un loriot. Sous ce costume léger, il ne se sentait pas d’aise, donnait à tous les mendiants, battait des entrechats à se briser les jarrets et au grand effroi du reste de la caravane. Non pas qu’on eût des craintes sur la solidité de ses membres : Daniel était trop bien constitué pour cela. Mais il était porteur du panier aux vivres, et ces excès de gymnastique pouvaient compromettre l’intégrité des approvisionnements et l’économie du dîner.
— Tu vas briser la vaisselle! lui disait Mathias.
— Pas de risque, répondit Daniel ; dans mon jeune âge, je dansais sur des œufs. J’ai étudié l’équilibre.
A cette époque, la civilisation n’avait pas multiplié autour de Paris les instruments d’une locomotion perfectionnée. Les chemins de fer étaient en projet, les omnibus n’existaient qu’à l’état d’embryon et comme institution urbaine. Quant aux fiacres, sortir de l’enceinte de l’octroi était pour eux une affaire capitale, et, quand on les y contraignait, ils se croyaient en droit de rançonner abominablement les gens et de se comporter en Lombards du moyen âge.
Pour voyager dans la banlieue, ü n’y avait qu’une ressource à la portée des bourses modestes : e’étaient ces voitures en forme de cages à poulets, attelées d’une bête poussive et que l’on nommait des coucous. Aujourd’hui, à peine en reste-t-il quelques échantillons, débris d’une race perdue ; mais alors ils déployaient orgueilleusementleurs files aux abords des portes Saint- Denis et Saint-Martin, et sur les autres stations où ils espéraient trouver de l’emploi. Là ils faisaient aux passants des appels tumultueux, s’arrachaient les clients à la force du poignet, les entassaient dans l’intérieur ou par derrière, sur l’impériale et sur les brancards, comme du bétail que l’on mène en foire ou des ballots que l’on met en magasin.
Ce fut à ce genre d’équipage que les quatre amis eurent recours, et l’arrangement n’eut pas lieu sans débat. Il fallut contester sur le prix, puis sur les conditions. Mathias n’aimait pas à sentir les coudes de ses
22 MATHIAS fc’HUMORISTE.
■voisins, et Régine voulait préserver de tout affront une robe en mousseline de couleur qu’elle mettait pour la première fois. En coucou, c’était de grandes prétentions. La voiture était pleine, que le conducteur parlait d’y faire entrer encore quatre personnes et continuait, sous toutes les formes et sur tous les tons, ses invitatioRS aux passants. Mathias maugréait; Régine menaçait de recourir à la police : la journée commençait sous des auspices fôcheux. Enfin, on transigea. Daniel recueillit sur ses genoux, en fait d’enfants et d’adultes, tout ce qui put y prendre un point d’appui ; Thérèse se blottit dans un coin afin d’occuper le moins d’espace possible: moyennant quoi le conducteur atteignit le chiffre dont il ne voulait point démordre, tandis que Mathias et Régine conservaient leurs aises et mettaient leurs toilettes à l’abri des événements. Cet accord terminé, le fouet claqua, la voiture s’ébranla, on se mit en route. . , . - - >
Pour une loeomotive, qu’est-ce que le trajet de Paris à Saint-Denis? l’affaire d’un clin d’œil. Pour un coucou, chargé au complet, c’était une entreprise. L’animal sur qui en retombait le soin sentait plus* d’une fois, dans le cours de l’opération, ses jambes fléchir et le cœur lui manquer. Aux montées il éprouvait des défaillances et des découragements; aux descentes, lu voiture le gagnait et le jetait dans des piétinements convulsifs, en plaine, il cédait au sommeil et exécutait' sur lui-même un petit trot qui n’avait que les apparences du mouvement. Tout cela indiquait un grand fonds de mauvaise volonté. Sans la lanière qui lui cinglait les flancs et d’énergiques jurons à l’appui, il eût infailliblement renoncé à la poursuite. Que de motifs pour rester en chemin ! et cependant on arrivait.
Cette fois on arriva plus vite que de coutume. A la voix du conducteur, Daniel avait joint la sienne, et s’eu servait comme d’un aiguillon. Point de trêve, point de repos ; quand l’un cessait, l’autre commençait, si bien que le cheval, ahuri et ne sachant à qui entendre, s’abandonna à des allures désordonnées. L’excès en tout
MATHIAS i/HDMORISTE. 33
est fatal, et on l’éprouva. Peu accoutumée à ce régime, la voiture gémit et bondit sur ses ressorts ; on eût dit qu’elle allait voler en éclats. Les cahots se succédaient en s’aggravant, les roues semblaient courir après les cailloux et les ornières. Qu’on juge de l’état des voyageurs ! Les têtes se heurtaient, les bras cherchaient des points d’appui ; toute la compagnie était en révolution. Mathias s’en prenait au cocher; Régine poussait des cris de paon; elle parlait de mettre pied à terre et de faire dresser un procès-verbal. Vaine menace! Le cheval, excité par ces bruits, ne s’en montrait que plus emporté; il brûlait le terrain et dévorait l’espace; en moins d’une heure, il fut rendu à sa destination : de la part d’un coucou c’était inouï.
— Conducteur, dit Daniel, qui se dégagea le pre^ mier, sans vous flatter vous avez là une fameuse bique.
— Faites honneur, répondit le cocher en avançant la main et attendant la sanction de ce compliment; on vous a traité en prince. ••
— Une robe fripée, un chapeau en loques I dit Ré-
gine, descendant à son tour, et le prenant sur un autre ton. Vous payerez le dommage, conducteur ; il y a des tribunaux. ^
— De quoi ? répliqua celui-ci, étonné de l’attaque, et
faisant face à l’ennemi. ~
*— Madame a raison, ajouta Mathias, débarqué le dernier; on ne traite pas ainsi le monde; c’est un guetapens!
Le conducteur soutint le choc sans faiblir; il n’était pas payé, et comptait sur un pourboire. Laissé à ses impressions, Daniel ne lui eût pas refusé ce dédommagement; mais, surveillé comme il l’était, et dominé par l’humeur des siens, il s’en tint aux conditions les plus strictes; seulement il y ajouta ce que l’on nomme, ea termes familiers, un peu de monnaie de singe.
— N’empêche, dit-il, que vous avez là une fameuse bique, mon garçon. C’est à l’empailler quand elle mourra.
Le mot eut un médiocre succès. La main tendue,
24 MATHIAS L’HUMOIUSTE.
l’œil fixé sur la monnaie, le conducteur attendait toujours un supplément au tarif, et quand il vit la compagnie s’éloigner sans lui donner cette satisfaction, il éclata à son tour :
— Eh bien! dit-il ; plus que ça d’émolument? Voilà des généreux, et qui ont le cœur à la poche. Rie à rac, et encore en monacos. Et allez donc, mauvaise troupe !
Daniel fut le seul auquel parvint ce propos lancé à la manière des Parthes, et volontiers il eût châtié l’insolent; une considération le retint : il était chargé du panier aux vivres; grave responsabilité! D’ailleurs, le soleil était haut déjà, la chaleur ardente, et il fallait se hâter ; toutes ces circonstances conseillaient l’oubli des injures. Daniel s’y résigna : à peine couvrit-il sa retraite par un dernier trait :
— Maraud ! dit-il.
— Serin ! répliqua le cocher, par une allusion évidente à son costume.
L’affaire se termina ainsi et sans effusion de sang.
On touchait au but : Pile Saint-Denis était là, à portée du regard ; on apercevait la rivière et ses nappes étincelantes, les peupliers dont la brise inclinait les cimes, les oseraies du rivage et le bateau du passeur. Mille barques, pavoisées capricieusement, animaient la scène ; celles-ci remontaient le courant à la voile, celles-là fuyaient sous les avirons; on se hélait entre canotiers et flambards d’eau douce; les guinguettes étaient pleines de clients, et les berges de promeneurs. Tout souriait : la terre, le ciel, les eaux, la verdure; partout du mouvement et de joyeuses clameurs. Quoi qu’on en eût, il fallait s’associer à cette activité et à cette émotion universelles.
Daniel n’était pas homme à s’en défendre; il se trouvait dans son élément. Ce fut au moyen de deux entrechats qu’il entra dans l’embarcation destinée au passage; ce fut à l’aide d’un flic-flac qu’il sauta sur le rivage opposé. Le panier aux vivres en tressaillit ; heureusement, on arrivait. A deux pas de là se trouvait le restaurant où l’on devait en faire le dépôt, moyennant
MATUIAS L’HUMORISTE. 28
un petit droit de garde. La compagnie s’y dirigea pendant que Daniel entonnait sa chanson favorite :
Amis, faisons tous une pause,
J’aperçois l’ombre d’un bouchon .
— Et avant tout, ajouta-t-il dans un intermède, les bouteilles au frais ! Boire à la glace, c’est l'âme d’un dîner!