‹ Mathilde (volume 3)Chapitre 34 sur 107 · M»'^- BLONDEAU · texte numérisé non relu

M»'^- BLONDEAU

LA LHTTUK liio

ment, — jY'lais si lieureuse! i'aut-il (iii'avec nos ridicules xisioiis nous veniez me distraire de ce bonlieur!

Puis , ne voulant laisser à personne le soin de touclicr à la |)récieuse (îorbeille de Heurs que Contran m'avait envoyée , je la |)ris et je remportai dans ma chambre. De ce jour je m'habituai à avoir des lleurs près de moi sans rien en ressentir qu'une sorte de légèie torpeur qui n'est pas sans charme. Peu à peu Timpatience que m'avait causée Blondeau se dissipa devant la douceur de mes souvenirs de la journée. Mes préoccupations avaient été si puissantes que je n'avais pas encore .ouvert la lettre d'Ursule qui m'annonçait son mariage. J'ai gardé cette lettre, ainsi que plusieurs autres... la voici... On remaïquera en la lisant que le style en est un peu prétentieux et romaiicsque. Je querellais quelquefois ma cousine sur cette manière d'écrire sans pouvoir

en corriger.

En me rappelant maintenant toutes les phases de nion amitié pour Ursule et les suites de son mariage , je ne puis retenir un sourire de douloureuse amertume , je ne juiis plus dire de haine... en lisant ces lignes éplorées, gémissantes, où elle se pose si lugubrement en victime.

Mais alors les teTnps n étaient ji a s changés , alors j''avais toutes mes illusions, et je fus cruellement navrée du malheur d'Ursule. Poui' tout diie , celte lettre, d\me écriture |)arfailement correcte et [)osée, était cacheîée de noir avec une pieri'e gravée représentant une tète de mort; cachet biz u^re (ju'Ursule alléctionnait beaucoup.

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