‹ MathildeChapitre 40 sur 207 · CHAPITRE XLII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLII

Ursule à Contran.

(( Je srris très-génér'euse au moins... je vous renvoie votre lettre: elle m'a beaucoup divtirtie : il y règne un nrélange de défiance cl de laliiilé, d'aveuglement et de clairvoyance, de dévouement el d'égoisme, de tendresse et de cruauté, tres-arnusaut à observer; tout cela manque de grandeur, de charme et même d'esprit (quoique vous en ayez certainement); niais, comme tout cela est naturel, je dirai même d'une lioirible naïveté, vous m'avez persuadée. Je crois donc à voire passion, oui... je crois que vous aimez pour la première lois ; je crois que vous lercz tout au monde pour vous faire aimer de moi. Je vous crois capable des tentatives les plus insensées, des actions les plus noires, pour arriver à ce beair résultat ; je vous crois enlin suscL-plible de véritable devouemcnl pour moi : c'est à ne pas vous recounaitre, mou pauvre cousin. Sans

MATHIU)R.

avoir la iircltiition de mériter les qiialilicalioiis diaboliriucs donl vous iiio gratifiez, dans votre orgueilleux eloiiiienieiit, coiiiine s'il lallait, en vérité, avoir recours aux sciences occultes pour être di^'iie ou ca|)aljle de vous séduire, je crois avoir sur vous beaucoup d'inlliieuce : celte influence sera fatale si vous le voulez, cela dépendra de vous. Je crois encore, comme vous, que ce sont mes vilains défauts qui vous ont irrésistiblement tourné la tète.

« D abord vous ne m'avez pas du tout inspiré l'envie d'avoir de« vertus si je n'en possède pas... ou le désir d'en faire montres! j'en possède : ces i)erlcs virginales sont enfouies au fond de l'àme comme les perles au fond de la mer ; ces trésors n'appartiennent jamais à ceux (jui s'arrêtent à la surfatfe des Ilots... dont ils sont les jouets... Il est des profondi'urs solitaires et mystérieuses que les vues courtes ou débiles ne pénétreront jamais. Nous sommes donc parfaitement d'accord sur beaucoup de points, mon cher cousin, seulement nous difl'érerons toujours sur le plus important de tous : vous croyez fermement qu'à force d'amour vous m'obligerez à vous aimer, je vous déclare non moins fermement que jamais je ne vous aimerai, et qu'à force d'amour, vous liiiirez par vous faire détester, l'amour qu'on inspire étant généralement en raison inverse de l'amour qu'on ressent; vous devriez savoir au moins votre ABC, seigneur don Juan. Si la passion ne vous rendait pas aussi inintelligent qu'un écolier, vous verriez une profonde vérité dans ce passage de votre lettre qui n'a été qu'une boutade de votre vanité froissée : Jamais IMl'ÉRATMCE ROMAlIil V'k PLUS ACDACIEUSEMEM fBOUVÉ QU'UN ESCLAVE

n'Était pas es domme. J'ai souligné ces roots, ils le méritent; vous avez deviné juste cette fois : en d'autres termes, cela signifie que la vengeance n'est pas de l'amour. Eh bien ! comprenez-vous l'énigme? Uevincz-vous maintenant les motifs de ma conduite bizarre'? Non? l'as encore? Allons, vous n'êtes décidément pas en vchie de sagacité. Je reprends donc les faits d'un peu haut ; tout mon espoir est que cette confession vous donnera de moi une horrible aversion. Il est malheureusement trop tard maintenant pour que je puisse vous paraître respectable ; avec ce paraître j'aurais stlrement éteint votre folle passion.

« Or donc, en venant à Maran, en pensant même à profiter de l'offre que m'avait faite autrefois Mathilde, d'occuper à Paris un appartement de votre maison, mon projet bien arrêté était de vous rendre amoureux fou de moi ; entendez-vous, amoureux fou... et de me servir de votre fol amour... je vous dirai tout à l'heure dans quel but. .le réunissais toutes les conditions nécessaires ponr vous séduire : d'abord je ne vous aimais pas, je me sentais sur vous beaucoup de supériorité : et de plus je m'étais imaginé que le moyen le plus sûr d'énamourer un homme blasé par de nombreux succès était de se moquer de lui, d'irriter ainsi vivement son orgueil, et, pour l'achever, de le convaincre que, tout en restant parfaitement indilTérenie à son mérite, on devait ne pas l'être à celui d'un autre Tout ce beau système, dévelopjié avec assez de malice, a obtenu près de vous le succès que j'attendais. A Vouvray, vous m'avez fait, le matin même de votre arrivée chez moi, une déclaration assez brusque et assez impertinente ; j'y ai répondu comme il fallait pour mes desseins.

« Ici vous avez renouvelé vos tendres protestations, je vous ai répondu et prouvé que je ne me souciais pas do vous le moins du monde ; par esprit de contradiction, vous vous êtes passionné : c'était tout simple. Pendant quel(|ues jours j'ai augmenté votre amour, non pas en le partageant, mais en le raillant, mais en me montrant à vous sous des aspects bizarres, mais en affectant un cynisme de principes, une hardiesse de pensées, qui auraient révolté tout homme d'une ànie élevée. Je ne pouvais croire moi-même aux progrès que je faisais dans voire cœur par de si misérables moyens. Si j'avais eu de vous une haute opinion, la facilité de mon succès l'eût détruite. Ilappelcz-vous encore ceci, seigneur don Juan, ordinairement les femmes de mon caractère aiment d'autant plus qu'elles ont eu plus de peine à se faire aimer. Elles dédaignent les succès (acilcs, la lutte leur agrée, les obstacles les charment, elles se passionnent pour l'impossible... En un mot, profitez de l'avis... si jamais vous retrouvez une de mes pareilles : le seul moyen de la séduire sera de lui montrer de l'éloignemenl. Pour que vous me plaisiez, mon cher cousin, sous bien des rapports nous nous ressemblons beaucoup trop (j'espère que je suis humble) ; notre nature est de subir la loi de l'attraction des contraires. Quand vous restez dans cette voie normale, comme nous disait le savant M. Bisson, vous réussissez. .. Voyez.. . peut-être Mathilde vous adore-t-elle, parce qu'elle est aussi pure (pie vous êtes perverti... Quand, au contraire, vous vous adressez à imii, qui suis peut-être théoriquement aussi avancée que vous, vous faussez votre destinée, vous perdez vos avantages, et je nie moque de vous.

(( Les augures ne pouvaient se regarder sans rire, c'est pour cela (|uo votre sérieux amour me cause une incroyable hilarité. Preuc/. gardr, un fripon qui devient dupe est mille fois plus sottement dupe qu'un honnête homme. Ceci dit, mon dur cousin, revenous au sujet de voiie étonnemeut. Un jour, brusquement, sans motif (à vos yeux du moins), vous avez été à moi sans que j'aie été à vous, selon votre expression... Dece moment vous m'avez toujours iiouvêelroide, dédaigneuse, et aussi insouciante du passé ques'il n'existait pas. ..Vous vous éloimez de cette soudaine indillérence, vous criez au d/'inon, à la fataliU', que sais-jc? Vous me ditmandez si je vous aimais, si j'avais au moins pour vous un vif caprice? Nullement; vous êtes charmant, mais j'ai le maliieur d'avoir très mauvais goût. Comment donc, diioz-vous, vous ne ressentiez

pour moi ni passion, ni amour, ni même le plus léger penchant, et... vous... Non, non, c'est impossible, répétez-vous. Vous oubliez, mon cher cousin, qu'il est des passions de toutes sortes, et que l'amour n'est pas la plus violente de tontes... Vous ignorez donc ijue, pour satislaiie sa haine et sa vengeance, une femme coinine moi ose ce qu'elle n'oserait jamais si elle éprouvait un amour passionné, ou si clic ne ressemait même qu'un tendre penchant. Dans ce dernier cas, elle obéliait à un instinct de coquetterie qui lui dirait qi^' uu triomphe trop facile éleiul ua goût passager.

« Si elle aimait au contraire passionnément, oh ! elle ne raisonnerait pas... L'amour, le véritable et profond amour lui inspirerait les plus exquises délicatesses... Si elle succombait, elle succomberait avec une sorte d'enivrement chaste et pudique. Dans son aveugle enliainemeut, elle n aurait la conscience de sa faute qu'après l'avoir commise ; elle en aurait les remords, la honte, la volupté ardente et amère. Enfin ses ressentiments seraient ceux de la plus noble des femmes, car un amour sincère élève souvent les cœurs les plus perdus à la hauteur des ( ueurs les plus purs... Quel est donc ce mystère? (Ju'êtes-vous donc pour moi? demandez-vous encore. Ecoutez... depuis que j'ai pu analyser mes impressions et me rendre compte du bien et du mal, j'ai hai votre l'emme. Je l'ai haie, parce que depui'i que je vis il n'y avait pas eu de jour, d'heure où je ne lui eusse été sacrifiée, où elle ne m'eût écrasée de ses avantages. Jamais l'envie, la jalousie ne furent exaltées à ce point... Pour la frapper plus sûrement, je voulus la frapper dans ce qu'elle avait de plus précieux au monde... Je résolus de vous enlever à elle, non parce que vous me plaisiez, il n'eu était rien, mais parce ([u'elle vous adorait. Quelques jours après cet eutretien que Mathilde entendait à mon insu, j'ai eu avec elle une longue conversation ; elle m'a accablée de reproches. Elle m'a menacée par ses mépris, et maintenant je dois dire par ses justes mépris ; elle a exaspéré mes plus mauvais sentiments. Vous m'aviez donné un rendez-vous, j'ai hâté le moinentjJ'assurer à la fois cl ma vengeance et mon enipiie sur vous ; car alors... Mais, non, non, vous ne saurez jamais quels odieux desseins je méditais... vous m'aimeriez trop, et je veux vous détacher de moi.

« Maintenant, souvenez-vous que le soir de ce jour de bonheur sans lendemain, comme vous dites, mademoiselle de Maran a reçu des lettres de Paris, et que devant moi elle vous a appris toutes les abominables calomnies dont Mathilde était victime. Malgré les méchantes exagérations de mademoiselle de Maran, j'ai bien vite compris que la réputation de Mathilde était, aux yeux du monde, horriblement compromise. Le hasard m'apprit ainsi que cette femme, dont le bonheur m'exaspérait depuis mon enfance, était la plus, mallieureuse des créatures. Jusqu'alors elle avait vécu pour vous et pour la vertu; elleavait toujoursété digne de tous les amours et de tous les respects... et sa bonne renommée était presque perdue... et vous la délaissiez pour moi, pour moi... C'était trop. Maintenant, qui m'a inspiré l'intcrêt, la pitié qui a succédé tout à coup à la haine que je portais à Slatliilde? Est-ce un noble et bon sentiment? Ne Serait-ce pas plutôt la conviction que votre femme, étant à lout jamais malheureuse, ne peut plus être pour moi un sujet d'envie .'... ol bien encore, ne serait-ce pas la connaissance parfaite que j'ai de votre caractère et dece qu'il présage à .Mathilde?... Oui, c'est plutôt cela qui m'a désarmée... Ma vengeance étant plus que satisfaite par l'aveuit que vous ménagez à votre femme, votre amour me devient parfaitement inutile. Excusez-moi, mon cousin, de vous avoir séduit pour rieu. En ce qui touche cette pauvre Mathilde, je ne puis inalheureusemeDI rien sur le passé; mais je puis pour l'avenir...

« Je suis une l'emme si singulière, que, du moment où je me suis sentie apitoyée sur elle, j'aurais regardé comme un crime de lui donner U moindre motif de jalousie à votre égard. Voilà le pourquoi de ma froideui subite, voilà pourquoi vousdcvezabsolumeut renoncer à l'espoir assez coquet de me changer de panthère en brebis, de partager mon ciel ou luoc enfer. Mon llien ! mon cher cousin, je ne suis ni une panthère, ni ut ange, ni un dcinon ; je ne pratique ni le ciel ni l'enfer... je suis tou? simplement une pauvre leinnie qui ne vous aime pas, el je fais d'autant plus aisément le vœu de vous rendrf à mon amie d'enfame, qiu ce sacrifice m'est fort agréable, de sorte quo mou dévouement peut passer pour de l'égoisme. Vous me |)ermetlrez donc de ne pas briser lel liens ipii m'unissent au nuilleor lionmie du monde, afin d'aller cache) notre amour dans un pays lointain : il n'est pas besoin d'aller si loic pour cacher queUpie chose qui n'existe pas... J'abdique aus^i trcs-volonlalrcmeut toute souveraineté sur votre àme; mille grâces de ce beau royaume que vous mettez si gracieusement à mes iiieds. J'aime mieux vivre esclave à l'ombre protectrice d'une fraiche oasis que de régner sur un désert aride et desséché. N'oubliez pas surtout, je vous en conjure, de m'épaiguer ces preuves de dévouement, ces saciifices inouïs dont vous me menacez et dont je suis tres-indigue... Vous me gêneiie/. iiilinimenl dans la secrète recherche que je veux faire de n;on tyran (ulur, car je me sens destinée à éprouver pour je ne sais quel mystériuix idéal une passion aussi immualrfe, aussi filiale que celle que vous éprouvez pour moi.

« Uù s'cst-il jusqu'ici caché, ce mystérieux et futur despote de tout mon être?... c'est ce cpie j'ignore... Mais, ce qui est certain, c'est que votre soiiibi c aspect l'ellaroucherait. Ne coiuplez pas, je vous en conjure, sur votre intimité avec mon mari pour venir me voir à Paris, dans le cas où vous léiiez la folie de m'y suivre. Pour expliquer à M Sèche-

riii mon brusque départ, je serai forcée de lui avouer que vous vous occui^iiez iiu peu liop de moi, et que, pour la tranquillité de Matliilde, et pour ni'épargner votre obsession, j'ai jugé à propos de quitter Maran. Vous le voyez donc bien, vous seriez très-mal venu à vouloir faire le cousin auprès de nous. Restez avec Matliilde. Vous parlez de bon et de mauvais génie; si vous avez, je ne dirai pas quelque générosité, mais seulement l'instinct de votre conservation, vous reviendrez à elle. C'est elle qui sera votre bon auge. Si, malgré ma profonde indifférence pour vous, vous vous opiniàlrez à vous faire aimer de moi, je serai, sans le vouloir, votre mauvais, démon. Vous m'aimez passionnément, je le crois ; mais ou a toujours raison d'une |)absion sans espoir... Aussi, dans l'intérêt de Matliilde et dans l'intérèl de ma Iranquillité (prenez, je vous prie, ce mot dans cette accepiion prosaïque : n'être pas importunée par un (iieheux), je m'efforce de vous convaincre de la vanité absolue de vos tentatives à venir.

« Toute ma crainte est que vous conserviez quelque espérance. Malgré votre apparente humililé, vous avez un fond danioiu-propre intraitable, d'autant |ilus dangereux que vous a\ez de quoi le jiistiiier auprès de tous... excepté auprès de moi. C'est ce que vous ne croyez peut-être pas... On n'admet jamais les exceptions blessantes... l'iutot que de vous avouer que vous ne me plaisez pas, vous êtes capable de vous persuader que je ronqisavec vous d'une manière brusque et cynique pour échapper à un sentiment dont je redoute et dont je prévois renqjirL'... llonune trop dangereux!!! ali ! mon cousin... mon cousin... si vous vous laissiez prendre à une de ces amorces, que votre orgueil révolté vous tendra certainement, vous seriez à jamais perdu. Plus je vous témoignerais de dédain et d'aversion, plus vous vous croiriez redoutable et ledouté; selon cet axiome : Que l'on n'éloigne que les gens dangereux... comme si les enimyeux n'étaient pas de ce nombre. Prenez garde .. prenez garde... Tous vos avantages alors ne vous sauveraient pas d'un ridicule ineflaçable ; je serais impitoyable, car je prendrais en main la cause de Matliilde ; je la vengerais en vous tourmentant, et, pour la venger, je serais capable de feindre la pitié, de fi iudre d'être eniin touchée d'un si piofond et si constant amour, de vous faire quelipies fausses promesses, et de me jouer de vous de la manière ja plus sanglante... Une fois pour toutes, défiez-vous de moi, des que je vous paraîtrai éprouver à votre égaid autre chose que la plus Cdiiiplèle indifférence.

« Ainsi donc, mon cousin, oubliez-moi pour qui vaut mille fois mieux que moi. lievenez à Jlathilde : c'est un cœur d'or, c'est une àme qui n'est ni de ce temps ni de ce monde. Maintenant que, par une bizarre contradiction, elle m'intéresse autant par son malheur qu'elle me révoltait par son bonheur, je puis le dire, c'est une de ces natui es tellement excellentes, tellement riches, tellement portées à eioirc au bien et à nier le mal, parce qu'elles sont pétries de noblesse et de générosité, qu'il suffit de (pielques semblants pour les rendre conqiletement heureuses. Incapables de croire au mensonge, ces pauvres âmes ont la conlianee ingénue des enfants, il faut si peu, si peu, pour exciter leur joie naïve et candide, qu'on serait un monstre de les affliger. Vous l'avez vu... depuis huit jonis, par piudence, vous avez feint un retour à elle ; comme sa charaianle (igure rayonnait de bonheur!... et puis elle est mère!... elle est mère!... monsieur... et vous avez eu le honteux courage de m'écrire : « L'état dans lequel se trouve ma femme l'empêchera de venir à Paris...» feiK^z, monsieur do Lancry, je suis capable et coupable de bien des mauvaises actions, je ne sais pas ce que l'avenir me réserve de conimeltre encore ; mais jamais, je le jure, je n'aurai à me reprocher l'équivalent de ces odieuses paroles.

« Décidément, vous èies le plus ingrat, le plus égniste, le plus insensible des hommes, car la passion vous déprave... au lieu de vous ennoblir ! C'est d'ailleurs naturel : une passion dépravée ne peut élever le ccenr.. . Gardez-vous encore de votre vanité, (pii vous dira peut-être que Lovelace et don Juan ne valaient pas mieux que vous, et que mon reproche signilie : adorable scélérat... Vous vous tromperiez singnlielemenl : moi, qui suis un don Juan femelle, je sais ce que vaut le donjuanisme : j'ai même lionte de voir les passions (pie j'ius|iire se traduire par de si mauvais instincts : comme le sorcier du coule allemand, je recule épouvantée du monstre que j'ai produit, et ipii vient à grands cris me demander d'être sa compagne. Oubliez-moi diuic, mou cousin ; encore une fois, si vous vous opiniàtrez dans votre fol amour, je vous prédis la plus malheureuse lin du monde, et vous me ferez croire a ces léninnéralions et à ces punitions divines dont parlait toujours mon insupportable belle-mère. A un coupable tel que vous, il fallait une punition telle que moi : seulement, comme ce rôle de vengeanee divine est un peu sérieux pour mon âge, je vous saurais un gré infini de me l'éviler en vous amendant et en devenant le plus honnèle et le pins fidèle des maris, ce qui veut dire le plus beurenx et le plus adoié des hommes, puisque Malliilde est votre lèniuK,'. Adieu, adieu, et pour toujours adieu... Souvenez-vous surfont qu'il ne s'est jamais agi d'aii:our enire iu)us, mais d'une iul'ànn' li:iliison envers la pln^ noble des femmes. Vous avez été mon comiiice jamais mon a-uant. »

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