‹ Mathilde, ou, La jalousieChapitre 27 sur 46 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ALFRED, TIIÉOBAID.

ALFRED, avec explosion. Monsieur, monsieur'

THÉOBALD. Fh bien, eh hicn !

ALFRED Silence, sur voire tCte, monsieur ..

Il remonte le théâtre et regarde.

THÉOBALD, Sur le detant. Hein? sur ta tête, toi-même.

ALFRED O que vous avez fait est indigne! votre bavardage a jeté le trouble chez nioi.

THÉOBALD. Je vous jrotfstc, monsieur, qu'il n'y a pas de ma faute: voire fcnmie m'a pris en traître, je vou< dunne ma parole d"honneur la plus sacrée, qu'elle m'a pris en traître.

ALFRED, le serravl forientenf. Silence!., vous avez \oulu me perdre dans son esprit, ie sais vos projets .. vos espéronocs!

THÉOBALD, d part 11 cherche à m'humilicr.

ALFRED. Mais, rav«urcz-vous , je ne vous liiis pas l'honneur de vous craindie ..

THÉOBALD P( mit tl< z, je n'ai jamais eu la prétention de me faire craindie, au contraire...

ALFRED. Silence! vousdis-je!

11 remonte ia s-ène.

THÉOBALD. Ah ! test que je ne permets pas qu'on donne des s<ju(Tlcls à mon honneur; ce n e^t pas tous les jours fête! si c'est une réparation que vous demandez, vous n'avez qu'à dire... (A part.) l ne affaire, m'y voild. je serai bles^sé, c'est sAr

ALFRED, reicnanf à lui. lue réparation!

oui, monsieur, voiism'aidcr»'z à réparer le mal que vousaAcz fait... vous allez sortir sur-le-cliamp. allendrc ma femme, ou la rejoindre.

THÉOBALD. .Mi ! bah!

ALFHED Oui, monsieur, la rejoindre à l'instant, loi i ffrir votre bras. .

THÉOBALD. Ah! bah!

ALFRED Nous lui ilircz fP qu'il vous plaira; des choîCo aimables, .spiiiiudlcâ, si

vous pouvez; contre moi même, si vou voulez: mnn Dieu, peu m'importe.

THÉOQALD, « part. Ces maris sont d'une fatu té!

ALFRED. Vous offrirez de la conduire rue de Choiseul.... elle acceptera ... mais vous, vous ferez naître des obsla-les, \ou.s retarderez sa marche; enfin, il fijut qu'elle n'arrive rue de Choiseul cjuc le plus tard possible, \ous comprenez!

THÉOBALD. Très b en... et pendant ce temps-là.. TOUS.. trc« bien... [A part.) Je vais exercer une jolie prolession.

ALFRED. Oh! moll^ieur, pas de supposition ilont mon honneur plus que le vôtre pourrait >'oirenscr, toul est faux, tout; hâtez-vous! courez... par ici, vous la rejoindrez.

THÉOBALD. Soyoztrauqtiille. .. {A pari ) Ah ' tu m as picjué, toi, tu m'as abîmé de sarcasmes, lume le paieras... [Alfred le regarde.) Je p: rs, restez... {A pari ) Tu me le paieras, mari.

Il sdri par le Fond.

cac9Scacagccso6 soosocooosccoc^opscaecseosoe

SGKNE X.

ALFRED, p«« MAD. DARBERÏ.

ALFRED, .<ietil. El moi, je ne sais où j'en suis, je perds la têt«-; s'il me trahissait... eh! vite, mailame Darbert. ce billet qu'elle vient de m'é( rire pourpresser mon départ, elle m'attend , elle e>t compromise, per-

due.

ie vais envoyer ; euvo3"er !.. non ;^

j'irai moi-même , il faut que j'arrive a\a t eUK, avant Matliible... (I l la pour sortir, vmdnmc Dm bert parait.) Ciel! vous, madame!

WAD DARBERT, s'appuyatit sur la porte.- Oui. oui, monsieur, morte d'impatience et d'eflroi.

ALFRED , O'/rrflïi^ la f nflre ci regardant en di tirs. "Ma femme...

MAD. DARBERT. Elle est ici... oh! que je ne la voie pas , que je ne voie persuunc...

ALFRED, d la fenêtre. Non, madame, non, partie ..

Il l.iUsc un côté de la fenêtre ouvert.

MAD. DARBERT, se laissant toinlier dans un fiuieiiil irèsUe laptrt' . Oh! mon Di<.-u ! je n'ai plus de forces, mon courage est épuisé, avec quelle anxiété je \ous attendais chez cette femme, riieurc était passée!

ALFRED. Impossible, j'étais retenu par une visite de votre mari.

MAD. DABERT. M. Darbert...

ALFUËD. Qui Di'amcuuit M. Lucien.

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