‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 16 sur 90 · CHAPITRE I. 3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. 3l

en eux rien d'exiraordinaire , si ce n'est une légère contraction dans la bouche de lady Mathilde et dans celle de lord Ormsby. Un silence prolongé eut beaucoup augmenté rembarras de leur situation 3 mais, fort heureusement, lord Georges Darford, qui était impatient de réparer les méfaits de la demi- heure précédente, s'était placé de Tautrc côté de lady Mathilde 5 et, profitant de son ancienne connaissance avec elle , il jeta au hasard une phrase indifférente , afin de tâcher d'entamer une conversation avec lord Ormsby. Ce moyen eut tout l'effet qu'il en attendait. S'il y a un moment de la journée, où la réserve d'un Anglais puisse être attaquée avec succès, c'est sans

doute lorsqu'il a une assiëtée de soupe devant lui j et lord Ormsby saisit avec joie celle occasion d*être délivré de l'extrême embarras de sa position. 11 s'ensuivit une conversation entre eux trois ; et nos anciens amans, qui s'étaient retrouvés comme s'ils avaient toujours été étrangers l'un à l'autre, se parlaient maintenant comme auraient pu le faire de simples connaissances. Mais , quoique leur embarras ne pût être remarqué par personne, ils se trouvaient tous deux mal à Taise. Dans ce moment^ on s'aperçut d'un léger mouvement près de la porte ^ et on annonça sir James Dornton et le capitaine Coulson.

Sir James n'était ni jeune ni vieux]

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