‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 17 sur 90 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

ei, d'après sa tournure et ses manières, il aurait pu s'asseoir à toutes les tables, et paraître dans toutes les sociétés, sans être remarqué. Mais ce n'était pas là l'idée qu'il se faisait de Texistence que doit avoir, dans le monde, un homme dont les revenus annuels se montent à cinquante mille livres sterling. Lady Mathilde éprouva un extrême embarras, lorsqu'elle remarqua avec quelle ostentation il parcourut la salle à manger dans toute sa longueur, avec une importance empressée, pour faire ses excuses à lady Eatington. Mathilde ne se rappelait que trop bien le talent de lord Ormsby pour saisir les ridicules : car , malgré l'affection mutuelle qu'ils avaient eue l'un pour

l'autre , ils n'avaient jamais élë ensemble dans une assez grande intiniilë , pour s'entretenir d'autre chose que de réflexions gaies et plaisantes sur la sociélé 5 et Tesprit prompt et la vive imagination de tous deux les portaient naturellement à en faire sur ce qui les entourait.

Lady Malhilde savait que lord Ormsby n'avait jamais vu sir James auparavant 5 et ce ne fut pas sans un grand embarras qu'elle s'aperçut du regard étonné qu'il jeta sur le Baronnet, tandis qu'il s'appuyait sur la chaise de lady Ealingion. La légère rotondité de ses formes se trouvait fort en harmonie avec l'extrême lourdeur de ses traits. Mais lorsqu'il fit

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