CHAPITRE lU
pour lui permettre de plaider sa propre cause; mais, quand sa seigneurie elle-même , prenant Tair le plus important, commença à faire cette pro»
position à sa nièce , la manière dont elle la reçut ne lui fut rien moins que favorable , bien qu'il évitât soigneusement de faire aucune allusion à son premier attachement pour M^. Arlingford, dont il avait caché aussi , avec non moins de soin , la connaissance à sir James; cependant, il fut évident qu'à moins que quelque changement marquant n'arjrivât dans les sentimens de Mathilde pour lui , il était impossible que son plan réussît. Le premier pas, qui conduisit à ce changement ^ se fit peu après , quoique d'une manière dé-
tournée et assez extraordinaire. Le lecteur jugera lui-même si ce fut accidentellement, ou à Tinstigation de lord Wakefield.
A cette époque , une partie de la communauté , surnommée ultraloyale, ou ultra-religieuse , décida qu'elle établirait mieux les titres qu'elle s'était créés à elle-même, en souillant les matinées du dimanche, par la plus infâme publication (*) qui ail jamais déshonoré la presse.
Des pères de famille, qui auraient cru l'esprit de leurs filles perverti , si elles avaient entendu , par hasard au
(*) L'auteur veut parler ici d'une feuille périodique, qui paraît k Londres tous les Dimanches. {Note du Traducteur.)