‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 30 sur 90 · CHAPITRE II. 5gf · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. 5gf

théâtre , une expression grossière de Shakspeare , mettaient entre leurs mains un journal rempli des allusions les plus indécentes , et des souS' entendus les plus légèrement voilés 5 croyant les préparer à remplir les devoirs de cette religion , qui doit nous éloigner de Tenvie , de la malice et de la haine, en leur procurant la jouissance de voir répandre, sur leurs voisins, les calomnies les plus outrageantes, détournant leurs pensées des choses du monde , mais leur permettant de violer Tasile sacré des tombeaux par de perfides insinuations. Ce fut dans ce registre des événemens passés, qui parut alors écrit du style le plus commun et le plus licencieux , qu'on lut

6o ÂIATlilLDE.

le rëclt mensonger d'une intrigue galante entre Auguste Arlingford et une femme très-distinguée, qui habitait Rome, et qu'il suffisait de voir pour Tad mirer. Ces calomnies pouvaient rester sans effet , car il était bien connu que les rédacteurs du journal en question cherchaient, de gaieté de cœur, à diffamer et à ridiculiser tous ceux contre lesquels ils conservaient quelques préventions soit pour une raison, soit pour une autre 5 mais l'effet que ces paragraphes produisirent à Delaval-Park, prouva qu'ils n'avaient pas été écrits sans dessein. L'arrivée de ce journal favori , que la dislance empêchait de parvenir exactement le dimanche, comme à Londres, était toujours un

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