CHAPITRE II
événemenl pour plusieurs des hôtes de lord Wakefield. Les esprits faibles, comme les estomacs dëlabre's , ont besoin d'être souvent excités; et ce morceau de littérature, fortement assaisonné, était toujours dévoré avec le plus grand appétit. Il arriva aussi que le passage , dans lequel se trouvait le n^om de M^. Arlingford , bien qu'on ne s'adressât pas directement à Lady Mathilde lorsqu'on le lisait, était toujours le sujet de la conversation , quand elle était à portée de Tentendre; et on se trouvait naturellement conduit, par là^ à se rappeler les faiblesses passées d'Auguste, dont malheureusement quelques-unes n'étaient que trop vraies , jusqu'à ce qu'enfin Mathilde commençât sérieu-
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sèment à croire qu'il était un monstre d'inconstance, et qu'il l'avait oubliée maintenant, comme il en avait autrefois oublie tant d'autres.
Lord Wakefield avait alors l'avantage d'être toujours secondé par un auxiliaire trés-ulile, par mistriss Méchlin, femme intrigante et encore galante quoiqu'elle ne fût plus jeune, et qui possédait, plus que tout le reste de son sexe , l'art de faire ressortir le plus mauvais côté des choses.
Elle était la seule des personnes que lord Wakefield recevait, avec la* quelle Mathilde vécut intimement , car 11 était impossible à ceux qui l'avaient vue long-temps de suite y de résister aux charmes de sa conversation. Son expérience, sa connais-