CHAPITRE II
sance du monde el son goût parfait lui donnèrent beaucoup d'influence sur sa jeune amie , qui n'avait aucune expérience. Tous ces moyens furent employés à la faire consentir au mariage projeté entre elle et sir James ; car celte union devant procurer à lady Matliilde unegrande existence, elle se flattait qu'elle s'assurait ainsi à elle-même, l'asile le plus charmant et le plus désirable pour ses vieux jours.
Toutes ces causes réunies eurent sur lady Mathildeun effet insensible mais inévitable , et elle fut enfin amenée à penser qu'elle aurait tort de rejelter «i dédaigneusement ce qui paraissait si convenable à tous ceux qui Tenlouraieni. On doit se rappeler qu'on lui
avait toujours appris à considérer le mariage uniquement comme une espèce de dénouement, comme un établissement pour la vie , dont les devoirs étaient faciles et les avantages certains.. 11 est vrai qu'elle avait aimé Auguste Arlingford avec toute Tardeur de la jeunesse , mais aussi avec toute rétourderie et toute Tinconséquence de son âge. Elle admirait alors sa belle et noble figure, riait de ses bons mois , pleurait quand il la quittait, et était ravie de son retour 5 mais ils s'étaient séparés au moment même où le projet de leur union future avait été positivement discuté entre eux , et elle voyait maintenant qu'il était impossible.
On ne doit donc pas s'étonner que ,