CHAPITRE II
promesse si incertaine de Vamour dans une chaumière , ne doivent pas paraître toul-à'fait déraisonnables :
chacun doit céder un peu de part et d'autre. Les jeunes gens pourraient se plaindre , à leur tour , de la manière dont on se conduit à leur égard , et d'être traités avec trop de rigueur^ car le témoignage favorable d'une certaine coterie étant nécessaire à la réputation d'une beauté nouvelle, qui veut être à la mode , les mères elles-mêmes apprennent à leurs filles à avoir du goût pour les Détrimentals {^J 'y
{*) Délrimentahy mot nouveau qui vient de Détriment , inventé pour désigner ceux qui veulent éclipser les autres par leur exactitude à suivre les modes les plus outrées, et le soin qu'ils prennent de se faire remarquer.
( Note du Traducteur. )
et elles leur enseignent ainsi à nietlre trop de prix à ces qualités agréables mais frivoles , qui ne seront d'aucune importance pour elles, dans toute la suite de leur vie.
hes jeunes gens vraiment disiiague's, qui sont Tobjetdes recherches habituelles de ces mères intrigantes, ont souvent un juste sujet de se plaindre 5 car telle est l'impatience et la précipitation de ces matrones, que lorsqu'ils ont dansé une demi-douzaine de fois avec une jeune personne, et ontadmiré la manière remarquable, dont elle s'est acquittée des figures de la contredanse dans une salle de bal, elles s'attendent qu'ils ne seront pas moins satisfaits , en proportion des avantages qu'elles pourront leur