‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 4 sur 90 · CHAPITRE ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE ï

bruyante annonce de leur arrivée eût produit son effet, sembla augmenter les craintes qu'ils avaient conçues sur leur trop grande exactitude. L'apparition tardive d'un seul laquais à livrée, en haLit rouge et avec une serviette sous le bras, confirma leurs justes appréhensions; plusieurs criminels ont monté la fatale échelle avec moins de signes de honte et de contrition^ que n'en exprimait la physionomie de ces malheureux jeunes gens à la mode, qui montaient les escaliers couverts de tapis, en pensant à la manière dont ils s'y prendraient, pour expier l'affront d'une arrivée si prématurée. Les déserts de l'Arabie auraient à peine paru plus redoutables à leurs yeux,

() MATHTLDE.

que la solilude du salon où ils se trouvèrent littéralement les prcjniers. Quand on eut fermé la porte, ils gardèrent un profond silence, qui fut enfin rompu par lord Georges , landis qu'à Taide de la Psyché , il arrangeait, d'une main, les boucles de ses cheveux, et que , de Tautre, il réparait le désordre de sa cravate. La porte fut ouverte alors , non par celui qui aurait dû naturellement remplir cet emploi, par un valet de chamLre, car il dédaignait de prêter ses secours à des gensqui arrivaient si tôt, maispar lui laquais de mauvaise humeur, qui murmura tout bas quelque chose qui ressemblait à un nom , et disparut , après avoirintroduit un jeune homme en grand deuil. Nos deux amis le

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