CHAPITRE I
regardèrent avec un exirêine étonneinent 5 el l'étranger, ne paraissant pas faire atlenlion à eux, alla s'asseoir sur un sopha à rextrëmité du salon , ei se mit tranquillement à lire un journal ; tandis que les deux jeunes ^ens restaient dans l'embrasure de la fenêtre, où ils s'étaient réfugiés, pour se distraire de leur solitude.
Dans tous les autres pnys civilisés du monde, des hommes bien élevés, qui se seraient ainsi rencontrés par hasard, s'ils ne se fussent pas juré une éternelle amitié à la première vue, auraient eu soin du moins, en se trouvant dans la maison d'un ami commun, de se traiter comme des connaissances , et auraient échangé quelques sourires, ou quelques signes
de lêle. Mais chez nous, nous craignons plus d'élre obliges de faire une salutation, que de faire un mauvais pari 3 d'être forces de prendre un air de connaissance, que de payer un mémoire 5 et le créancier le plus tourmentant ne nous cause pas autant d'embarras, que le visage d''un homme auquel nous ne pouvons contester des droits à un signe de téta de notre pari 5 parce que nous avons été assez imprudens pour nous condamner à faire connaissance avec lui.
Les plus indifférens n'auraient pu s*empêcher de remarquer qu'il y avait quelque chose de particulièrement distingué dans la tournure et les manières de Tétranger^et le tact,