‹ Mathilde, ou, Les anglais en Italie (volume 2)Chapitre 40 sur 90 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

nouvelle manière d'envisager les choses lui fit voir, d'un œil beaucoup moins prévenu , tous les avantages dont elle était environnée. Comme il continuait à errer ainsi sans but, ridée que sa tristesse pouvait venir de ce qu'elle l'avait revu ce soir même, se présenta souvent à son imagination j mais il la rejeta aussitôt , comme une pensée que la vanité la moins fondée pouvait seule lui avoir inspirée, et que la conduite passée de Mathilde ne pouvait autoriser en aucune manière. Le résultat de toute* ces rêveries contradictoires fut que, lorsqu'au fin il se retrouva chez lui, il donna des ordres pour que sa voilure de voyage, fût prête le lendemain matin , et le conduisît à Ormsby-Castle.

8o MATHILDE.

Quand Maihilde eut congédié ses gens, elle monta dans son boudoir* Parmi les nombreux raffinemens inventés par le luxe, et qui ont été le. produit de tant de siècles successifs de civilisation, rien^sans doute, n*est comparable au boudoir d'une jolie femme. L'ostentationextérieure d'une superbe habitation, et la magnificence de la table la plus recherchée ne sont rien , lorsqu'on les compare à cette réunion de choses charmantes qu'on y trouve rassemblées , et qui semblent participer de la délicatesse et des agrémens de la divinité qui l'habite^ la retraite et la solitude ajoutent encore à la valeur des objets de luxe dont il est rempli. Celui de Maihilde était le plus parfait modèle en

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