CHAPITRE III
ce genre. Il est vrai qu'il est quelquefois difficile de pénétrer jusqu'au fond de cet asile vraiment magique qu'on peut comparer à celui de la belle Rosamonde 5 mais les chemins qui y conduisent, ne sont encombrés que par une multitude de charmantes inutilités , et par une espèce de confusion organisée , qui règne de tous côtés. La toilette était couverte d'un grand nombre de cassettes , dans lesquelles les mines de Golconde semblaient entassées^ et de boîtes brillantes qui renfermaient les parfums de l'Arabie 5 on voyait , épars çà et là, toutes les choses nécessaires à la musique et au dessin , les articles de mode encore plus nombreux, appelés objets de fantaisie, et
Sz MATHIlDE.
qui sont les fruits des inventions fri* Voles de tous les pays , depuis la Chine jusqu'à la Tamise^ les (places qui séparaient les murs avaient le mérite de multiplier , pendant un moment, une figure qui, sans cela ^ aurait été unique; et le choix judicieux des livres, qui remplissaient quelques tablettes, prouvait que la culture de l'esprit était là un objet au moins aussi important que Tornement de la personne.
Quand Maihilde entra dans ce charmant asile , on aurait cru voir en elle le génie du goût venant visiter son temple favori. Son retour avait été attendu avec impatience par sa jeune femme -de- chambre française, mademoiselle Félicie.