CHAPITRE III. Sj
plus aballu , et son cœur plus serré depuis qu'elle Tavaii revu, il fallait qu'elle e'prouvât encore pour lui, une affection qui aurait dû jadis prévenir en elle un aulre choix. Dans le tourbillon du monde, un bourdonnement universel d'admiration la suivait dès qu'elle faisait un mouvement; mais, dans son intérieur, ses taiens étaient inutiles, ses charmes oubliés. Rentrée chez elle , les joyeux écarts de sa vive imagination étaient arrêtés, parce qu'il n'y avait là personoequi pût les comprendre; et elle ne pouvait se livrer à la sensibilité de son tendre cœur, puisqu'elle ne trouvait autour d'elle aucune sympathie.
Tandis que, troublée par ces réflexions, elle relevait sa lé te et lais*
sait relomber ses mains , le premier objet qui fixa ses regards, fut sou brillant ëcrin , qui était ouvert, et dont tous les bijoux étaient étalés devant elle. ciYons ne pouvez pas m'entendre, s'écria-t-elle, je ne puis vous confier mes sentiraens. Cependant c'est à vous, ou à quelqu'un qui peut aussi peu me comprendre^ qui a la même froideur et un luxe aussi inutile que celui que vous déployez, que mon sort est uni à jamais ! >; L'expression méprisante de son regard changea tout à coup, lorsqu'au milieu de ces riches ornemens, elle aperçut un bijou d'une simplicité extrême : c'était un petit collier qui avait appartenu autrefois h Emilie Arlingford. Ce présent lui avait été fait par son amie, tandis